Résolution des préjudices de la crise du Nord Mali : Le Fohamu et l’ARGA optent pour la justice transitionnelle

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Concevoir et confectionner un projet de gouvernance taillé sur mesure pour l’Afrique et l’ enraciner profondément dans les réalités africaines, brossé l’état des lieux de la justice transitionnelle et droits de l’homme tout en éclaircissant la lanterne des jeunes maliens sur les concepts sont entre autres les objectifs de cet atelier de deux jours d’atelier organisé par l’organisation panafricaine (FOHAMU) et l’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique (ARGA) qui a ouvert ses portes, le Vendredi 12 Décembre 2014, à l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye. C’était sous la houlette de Saloum Traoré d’Amnesty International et en presence d’Ambroise Dakouo d’ARGA, de Me Seydou Doumbia et d’une belle brochette des jeunes participants.

La résolution de la crise du septentrion malien passe impérativement par la mise en place des tribunaux transitionnels afin de cicatriser les béantes plaies causées par les djihadistes et autres narcotrafiquants qui ont semé la terreur et la zizanie  dans les régions jadis occupées, a lancé Saloum Traoré d’Amnesty International. Il a annoncé que des juridictions traditionnelles implantées un peu partout dans le septentrion malien permettront de recenser les griefs des victimes et d’inculper les auteurs des crimes abominables à hauteur des souhaits. « Il est nécessaire et primordial pour la gestion durable de cette crise d’activer rapidement le processus de justice transitionnelle, car vu le nombre important des victimes et des violations, l’Etat malien n’a ni les moyens financiers indispensables, ni le temps suffisant pour traduire tous les présumés coupables devant les tribunaux afin de satisfaire toutes les victimes », envisage-t-il. Il a dénoncé la libération récente par le gouvernement malien des présumés terroristes dont Mohamed Aly Ag Wadoussène en échange de l’otage français Serge Lazarevic. Un acte ignoble et indigne d’un Etat qui se dit démocratique alors qu’il foule aux pieds à longueur des journées  les essences des Etats démocratiques, déplore-t-il. Me Seydou Doumbia a exprimé qu’il n’aura jamais de paix sans que les auteurs des crimes ne passent point par la case des tribunaux. Ambroise Dakouo d’ARGA a fait savoir que l’objectif du présent atelier qui s’étendra du 12 au 13 Décembre 2014 est de contribuer à l’information et à la sensibilisation de la jeunesse malienne sur l’importance de la mise en œuvre du processus de justice transitionnelle au Mali d’une part et d’autre part, de faire connaitre les mécanismes juridictionnels et non-juridictionnels de protection des droits humains.

Moussa Samba Diallo

 

 

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