Pacte mondial pour la migration régulière : Les vérités du ministre Yaya Sangaré

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Candidature interne à l'Adema PASJ
Le ministre Yaya Sangaré

C’est durant un échange sans langue de bois que le ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine s’est prononcé sur la portée du «Pacte mondial pour la migration régulière, sûre et ordonnée», adopté au Maroc en décembre 2018. Dans la foulée, l’ancien emblématique député du Wassoulou a situé sur sa nouvelle mission au sein du gouvernement. 

Après plus de 5 mois aux affaires, le ministre en charge des questions portant sur la diaspora a bien voulu faire le bilan de ses activités. L’ancien député de la CEDEAO avoue avoir un sentiment de devoir accompli tout en admettant que la mission n’est pas facile. Continuer à promouvoir un apport responsable de la diaspora au développement socio- économique du pays reste le maître-mot de Yaya Sangaré, qui indique s’être doté pour ce faire d’une équipe où chacun compte dès son arrivée au département.

Après 100 jours à la tête du département des Maliens de l’Extérieur, il peut avouer avoir fait du chemin même si beaucoup reste à faire. Dans les semaines à venir son ministère ira dans la logique d’organiser des journées d’évaluation des actions de 2018 autour de la diaspora et de planning des perspectives de 2019. Au sujet de la brûlante équation des migrants, il estime que « Le migrant en tant que tel ne doit pas être un danger dans son pays d’accueil et doit pas être laissé pour compte».

Le ministre prévient toutefois que la migration irrégulière ne saurait bénéficier de sa caution, sans que cela soit interprétable comme une hostilité à la liberté de ses concitoyens de circuler. En des termes clairs Yaya Sangaré déplore par ailleurs l’existence «de réseaux pour exploiter la frustration des jeunes afin de les emballer dans des aventures périlleuses ». C’est justement ce qu’il entend combattre avec tous ses partenaires et acteurs concernés. « Le Mali est bien un eldorado et nous mènerons des actions pour que ces jeunes soient dissuadés de risquer leur vie et faire en sorte que ceux qui rentrent jouissent des conditions favorisant leur insertion dans le tissu économique du pays », a martelé l’ancien député de la CEDEAO.

Si le « Pacte Mondial pour une migration régulière, sûre et ordonnée » n’est pas contraignant juridiquement, il ne doit pas être pris à la légère, a-t-il tenu à rappeler en ces termes : « Les engagements ont été pris aux sommets des Etats donc c’est très fort. Les centres de détention seront dans les semaines à venir les derniers recours des pays d’accueil. Il ne faut pas que les migrants y soient détenus d’office : on doit les considérer en s’occupant d’eux voire les rapatrier  avec dignité ». Des mises au point qui montrent bien que le Mali n’entend pas se rater sur la question des migrations. L’homologue Marocain du ministre Yaya Sangaré est attendu à Bamako dans le cadre de l’élaboration d’une politique commune.  Il a confié que le visa Marocain émis par Air Maroc à l’endroit du Mali sera à l’ordre du jour !

Idrissa KEÏTA 

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