Défilé du 22 septembre : L’Armée malienne sous la LOPM

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De la renaissance ! On peut bien le dire au regard du défilé militaire du 22 septembre dernier. L’armée malienne splendide dans ses tenues et bien lotie en équipements. L’impact de la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) n’est plus à démontrer.

Les faits sont têtus, sous IBK, l’armée malienne retrouve sa grandeur et la parade de samedi dernier confirme sa montée en puissance. Pilier important de la gouvernance IBK, l’armée n’a jamais été aussi une préoccupation que ces dernières années. Le chef de l’Etat a fait de la mise en condition de notre outil de défense sa priorité.

Entre équipements, formation et augmentation de salaire, IBK croit en la vitalité des FAMa. Un plan d’investissement de 1230,565 milliards de F CFA 2015-2019 financé par le budget national du Mali. Nous sommes tentés de dire que c’est pour la première fois depuis au moins 15 ans, dans le ciel, l’armée malienne a de quoi se défendre ! Dans le cadre de la réforme et de reconstruction de la nouvelle armée nationale, d’importants efforts étaient fournis.

“En prêtant serment le 4 septembre 2013, j’ai pris l’engagement de redonner à notre outil de défense son lustre d’antan, l’objectif visé étant de restructurer nos forces armées et de sécurité pour en faire une armée véritablement professionnelle, entièrement dédiée à la protection du territoire et des citoyens et respectueuse des droits de l’Homme”, a laissé entendre Ibrahim Boubacar Kéita. Le quinquennat finissant, le constat était clair à l’arrivée du président IBK au pouvoir.

L’armée malienne était en lambeau : absence totale d’avions militaires, grand déficit en équipements militaires et de transport, tenues militaires insuffisantes, morale des troupes au plus bas, niveau de formation de compétences et de formation des militaires très bas. Le Mali était plongé dans un conflit de nature asymétrique caractérisé par le terrorisme, le radicalisme religieux, le narcotrafic et la criminalité transfrontalière.

En raison de ce contexte inédit, il s’imposait de mener deux réformes majeures : l’adoption d’un nouveau concept de sécurité et la redéfinition du rôle et des missions des forces armées. Face à toutes ces difficultés et afin de concrétiser sa volonté de doter le Mali d’un outil de défense capable de relever les nombreux défis sécuritaires du moment, le président Ibrahim Boubacar Kéita a initié la toute première LOPM de l’histoire du Mali en 2015.

Cette Loi met en œuvre un immense investissement pour l’armée, d’un montant de 1230,563 milliards F CFA sur la période 2015-2019 répartis comme suit : 427,6 milliards de F CFA pour les investissements (34,75 %), 443 milliards de F CFA pour le fonctionnement (35,97 %) et 360,4 milliards de F CFA pour le personnel (29,29 %).

La LOPM a permis notamment : l’amélioration du cadre de vie et de travail des militaires : revalorisation salariale, 10 000 nouveaux recrutements, indemnité compensatrice de logement, GPA… L’amélioration de la capacité opérationnelle des unités combattantes : l’acquisition d’aéronefs, de véhicules de combat et de transport de troupes modernes…

A ces actions, il faut ajouter la construction des centres d’entraînement et centres de maintenances des équipements (réparation des anciens engins comme l’avion de transport Basler), la réalisation de matériels spécifiques pour les forces de sécurité (le renseignement et les transmissions), notamment pour la garde nationale et la gendarmerie nationale. En plus, il y a l’amélioration des unités opérationnelles de soutien logistique et l’appui à la mobilité et contre-mobilité.

Dans ce tableau figure l’acquisition des équipements militaires de transports terrestres, aériens, de transmissions tactiques et moyennes de manœuvre.“Désormais, cela ne sera plus lié aux caprices de tel ou tel partenaire. Nos FAMa pourront aller ou que ce soit sur le territoire national pour faire la relève des hommes qui auront servi et qui doivent eux aussi se reposer”, peut-on se réjouir du côté de la hiérarchie.

Un vecteur aérien imposant  

L’achat de quatre avions de chasse Super Tucano. Au-delà de leur mission régalienne, ce sont les aéronefs de l’armée malienne qui ravitaillent les zones jadis inaccessibles du Mali, notamment les régions du Nord (transport civil et militaire). Avec le cargo tactique et militaire Casa-295 Airbus, dorénavant le Mali n’est plus tributaire des partenaires pour les vols intérieurs, surtout les régions du Nord dont une demande d’autorisation de 72 h était obligatoire.

Les deux hélicoptères Super Puma, au-delà de leur mission régalienne, sont les aéronefs de l’armée malienne qui ravitaillent les zones jadis inaccessibles du Mali, notamment les régions du Nord (transport civil et militaire). S’y ajoutent quatre hélicoptères de combat Ml-35 ; des missions de reconnaissance d’opération spéciales chaque semaine et appui aux troupes au sol.

Les 2 avions de transports Y-12 ravitaillent les zones jadis inaccessibles du Mali, notamment les régions du Nord (transport civil et militaire). 650 véhicules de combat d’infanterie (Vira, Kia KM 450, ALTV, Toyota pick-up) sont acquis.

En 2017, les tenues ont été renouvelées : chaque militaire a reçu ses 5 tenues supplémentaires. Pour ce qui est du matériel militaire, on est passé d’une arme pour 8 militaires à presque 1 arme pour un militaire.

S’agissant de la réforme de la gestion des ressources humaines dans l’armée, sur un besoin réel en ressources humaines estimé à près de 20 000 hommes, 10 000 hommes ont été recrutés depuis 2013.

Des efforts ont été consentis dans l’amélioration des conditions de vie des troupes. Par exemple le doublement des droits perçus par les soldats suite à l’instauration du taux plein ICL, l’augmentation de l’allocation familiale, l’augmentation de la valeur indiciaire et la diminution de l’ITS.

Le défilé militaire du 22 septembre était une autre façon de démontrer toute la place de l’armée dans la gouvernance actuelle.

Abdoul Latif

 

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