Réformes politiques et institutionnelles : Une des priorités de la transition

16 Août 2021 - 01:25
Mis à jour: 5 ans
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Réformes politiques et institutionnelles :  Une des priorités de la transition
Dans le plan d’actions de son Gouvernement qu’il a soumis, fin juillet, aux membres du Conseil National de la Transition pour adoption, le Premier Ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a projeté quatre Axes prioritaires pour redresser ce pays qu’il qualifie d’un grand malade. Au nombre de ces Axes, figure en deuxième position le chapitre ‘‘ Réformes politiques et institutionnelles’’. Principale recette et vertus ! A l’issue des échanges marathon, les membres du Conseil National de la Transition (CNT) ont procédé à la validation du Plan d’Actions du Gouvernement, soumis à leur appréciation par le Premier Ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, début août dernier. C’est un document tenant lieu d’une Politique générale du Gouvernement de la transition dont la finalité est de réussir à redresser la situation du pays, asseoir les bases de la Refondation, prendre en charge les aspirations profondes du Peuple malien au changement escompté, au développement socioéconomique et culturel et à la restauration du climat de paix et de souveraineté d’antan. En substance, le Plan d’Actions gouvernemental en question qui s’articule autour de quatre volets essentiels mise beaucoup sur les réformes politiques et institutionnelles qui est une des priorités de la transition. Dans sa teneur, ce Plan d’Actions est évalué à neuf (09) objectifs assortis d’un chronogramme détaillé spécial pour son exécution, avec un coût budgétaire de Deux Mille Cinquante Milliards Soixante Trois Millions de Francs (2050.063.000.000) FCFA. Le délai d’exécution des travaux s’étend sur la période restante de la Transition. Les actions à mener portent sur trois piliers (Sécurité, Politique et Social). C’est dans ce cadre que s’inscrit l’Axe Réformes politiques et institutionnelles. En effet, cet Axe s’est invité sur la liste des priorités des priorités du Gouvernement puisque les réformes en profondeur de la chose politique et institutionnelle se posent aujourd’hui en passage obligé. C’est la thérapie face aux crises cycliques ayant conduit le Mali dans l’instabilité politique et sécuritaire. Vu jusqu’où le précèdent Régime avait enfoncé ce pays, l’Etat ne rassure plus personne et n’inspire plus confiance. À l’avis de la majorité écrasante des Maliens, l’insatisfaction est générale. D’où, selon le Premier Ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, ces Réformes se posent en une impérieuse nécessité. Pour rénover non seulement le cadre politique et adapter les textes fondamentaux de la République, il faudra doter ce pays des Institutions fortes et légitimes permettant d’avoir une stabilité politique et une paix sociale durables à l’échelle nationale. Dans cette perspective, le Gouvernement va s’atteler à l’organisation des Assises Nationales de la Refondation (ANR). « Sans être une assise de plus, ce cadre de dialogue s’appuiera sur les Résolutions et Recommandations des différents fora tenus ces dernières années (Dialogue national Inclusif, Conférence d’Entente Nationale, Etats Généraux de la Décentralisation, Assises des différents secteurs, Commission d’Appui à la Réforme institutionnelle) », a précisé Dr Choguel Kokalla Maïga. En fait, le but initial aura été d’offrir la libre expression d’opinions avec, à l’appui, des propositions de sortie de cette crise sociopolitique en passe de devenue gangreneuse. L’approche consistera à donner la parole, sans censure, à l’ensemble des citoyens dans toutes les localités et au niveau national. C’est, du moins, la promesse faite par le PM avant de rassurer que les recommandations issues de ces assises seront exécutoires. « Elles seront applicables aussi bien pour la période de Transition que pour les pouvoirs à venir », a-t-il expliqué. Certes, ces réformes sont, comme leur nom indique, d’ordre politique et institutionnel. Mais, force est d’admettre qu’elles demeurent une obligation pour la réussite escomptée de la transition en cours dans les autres secteurs (Elections, Paix et Sécurité, Défense et protection nationale, Economie, Société, Justice, Education, Santé, Diplomatie, etc.). Ce, en ce sens qu’à l’instant le Mali est au carrefour des chemins voire à « un tournant décisif de son Histoire ». Dans ce contexte, toujours selon Dr Choguel, il n’y a pas d’autre choix que de mobiliser les Maliens dans l’unité de convergence et d’actions, de les engager pour ses reformes devant permettre à une véritable politique nationale de Redressement, de Refondation et de Renouveau démocratique de la Nation. Et d’ajouter : « Nous devons être à hauteur de mission et de responsabilité pour sortir la Patrie de la crise qui affecte son présent et compromet dangereusement son avenir ». Selon un Analyste de la scène politique malienne, ces Réformes politiques et institutionnelles prônée par le Gouvernement de la transition s’inscrivent dans la droite ligne du processus de sortie de crise multidimensionnelle. Et notre interlocuteur paraphrase Dr Choguel en ces termes et nous le citons : « Ces réformes politiques et institutionnelles sont la condition sine qua non pour accomplir le devoir de génération auquel invite le Chef du Gouvernement de la transition afin de réaliser le sursaut patriotique pour la réémergence du Mali ». Bref, pour la réussite du processus rectificatif dans tous les domaines ou secteurs vitaux de la Nation, il faudra au Mali une gouvernance de rupture fondée sur le dialogue, la paix effective et la réconciliation nationale. Non pas pour faire table rase, mais juste revoir tous les comportements fondés sur la corruption, le népotisme, l’incivisme, l’injustice sociale, l’arbitraire, le vol et le pillage des deniers publics érigés en système sous l’ancien Régime et préserver en même temps les acquis. Pour réinstaurer une Gouvernance escomptée, réinventer la Démocratie malienne, il faut faire repartir ce pays sur des nouvelles bases politiques conséquente. Et c’est là l’objectif visé dans les Réformes politiques et institutionnelles envisagées par le Gouvernement de la transition. Djankourou  

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Commentaires (2)

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Lamine
Lamine 5 ans
LES TALIBANS ONT VIOLE L ACCORD SIGNE AVEC LES USA SOUS TRUMP ET ON REFUSE DE PARTAGER LE POUVOIR SANS ARMEE BIEN FORMEE ET BIEN DIRIGEE VOUS N ETES RIEN ET VOTRE PAYS N EXISSTE PAS VOILA LA LECON A TIRER POUR LE MALI !!!! assimi et choguel il faut foncez ! et nettoyer le pays des corrupteurs voleurs de deniers publics et en plus negres de salons
KANOUTE
KANOUTE 5 ans
IL FAUT EN EFFET RESTAURER LES FONDATIONS DE NOTRE ETAT FRAGILE POUR QU IL PUISSE FONCTIONNER SUR SES PROPRES JAMBES ON PEUT PAS MARCHER AVEC LES JAMBES D UN AUTRE CAR SI IL LA RETIRE VOUS TOMBEZ !!!!! BIDEN A RETIRER LES SOUS TRAITANT LOGISTIQUE DE L ARMEE AFGHANE TRANSFERER SAVOIR FAIRE ET L ARMEE EST TOMBEE COMME UNE FEUILLE MORTE nger Infos Sports Culture Vie quotidienne Le direct Stations locales Recherche AccueilInfosInternationalCARTES - Afghanistan : ce qu'il faut savoir de la progression éclair des talibans International CARTES - Afghanistan : ce qu'il faut savoir de la progression éclair des talibans Jeudi 12 août 2021 à 11:35 - Mis à jour le vendredi 13 août 2021 à 15:53 - Par Sixtine Lys, France Bleu Les talibans se sont emparés ce vendredi de la ville de Pul-e-Alam, à 50km au sud de Kaboul, et contrôlent désormais la moitié des capitales provinciales afghanes, alors que le départ des forces internationales doit s'achever d'ici le 31 août. Les États-Unis procèdent à l'évacuation de diplomates. Les talibans ont lancé cette offensive en mai (photo d'illustration). Les talibans ont lancé cette offensive en mai (photo d'illustration). © Maxppp - Sayed Mominzadah Les talibans ont lancé cette offensive en mai, au début du retrait final des forces américaines et étrangères, mais leur avancée s'est accélérée ces derniers jours avec la prise de plusieurs centres urbains. Le gouvernement afghan et son président, Ashraf Ghani, sont proches de perdre tout contrôle. Le départ des forces internationales doit être achevé d'ici le 31 août, vingt ans après leur intervention dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Le pays est-il en passe de tomber aux mains de talibans ? France Bleu vous explique. Dix capitales provinciales conquises en une semaine Les talibans détenaient ce vendredi matin la moitié des 34 capitales provinciales de l'Afghanistan, après avoir conquis la ville de Pul-e-Alam, à 50km au sud de Kaboul. Les insurgés ont lancé leur offensive en mai, à la faveur du début du retrait des forces étrangères, qui doit être achevé d'ici la fin août, mais les prises s'accélèrent depuis huit jours. L'essentiel de l'ouest, du sud, et même du nord, une région qui leur avait pourtant toujours résisté par le passé, est maintenant sous leur coupe. Carte de l'Afghanistan localisant les villes prises par les talibans, au 13 août Carte de l'Afghanistan localisant les villes prises par les talibans, au 13 août © AFP - Carte de l'évolution des zones de contrôle du territoire afghan par le gouvernement ou les talibans, d'avril à août 2021 Carte de l'évolution des zones de contrôle du territoire afghan par le gouvernement ou les talibans, d'avril à août 2021 © AFP - Atrocités Quelque 400.000 personnes ont été déplacées en Afghanistan, dont 80% de femmes et d'enfants, à cause des combats depuis le début de l'année, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Au moins 183 civils ont été tués et 1.181 blessés, dont des enfants, en un mois à Lashkar Gah, Kandahar, Hérat et Kunduz, selon l'ONU. Nombre de civils ont ainsi afflué ces dernières semaines à Kaboul, où une grave crise humanitaire menace. Les talibans sont accusés de nombreuses atrocités dans les endroits passés sous leur coupe. Abdulmanan, un déplacé de Kunduz, a confié à l'Agence France Presse avoir vu les talibans décapiter un de ses fils, sans savoir "si son corps a été mangé par les chiens ou enterré". Nasser a fui l'Afghanistan, en 2008, à l'âge de 13 ans. Il vit désormais dans une petite commune de l'Yonne, mais sa ville natale, Baghlan, a été prise par les talibans ce mardi. Sa tante, ses cousines et ses cousins y vivent toujours. "En ce moment, j'appelle plusieurs fois par jour pour avoir des nouvelles, mais c'est parfois un peu compliqué, car ils coupent tout", explique le jeune boulanger à France Bleu Auxerre. "Les talibans sont en train de gagner du terrain et ils font du mal aux gens. Quand les talibans arrivent dans une ville ou un village, ils tuent les gens, les enfants, ils violent les femmes, ils font des choses inimaginables !" Nasser Moradi, le boulanger de Carisey, s'inquiète pour sa famille en Afghanistan "Les informations qui filtrent depuis les districts qu'ils ont pris récemment ne sont pas bonnes concernant les femmes", rapporte à franceinfo Solène Chalvon-Fioriti, grand reporter, nommée pour le prix Bayeux des correspondants de guerre pour un reportage Afghanistan. "On voit bien qu'ils demandent à nouveau aux femmes de rester chez elles, de porter la burqa, de sortir uniquement avec un homme de leur famille, une sorte de chaperon qui vous suit partout." Joe Biden sans regrets "Je ne regrette pas ma décision" de quitter l'Afghanistan, a assuré mardi le président américain Joe Biden, même si la rapidité avec laquelle l'armée afghane s'est désintégrée devant l'avancée des talibans a surpris et déçu les Américains, qui ont dépensé plus
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