Le Député Ould Mataly et consorts sur la liste noire de la communauté internationale : Ce que l’ONU reproche aux acteurs de la Plateforme

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Le député élu à Bourem,  Mohamed Ould Mattali, le commandant du MOC de Gao, Yoro Ould Daha, Houka Houka Ag Alhousseïni, un acteur rendu célèbre par l’occupation du Nord, ou encore Mohamed Ben Ahmed Mahri et Mohamed Ag Albachar.  

Tels sont les noms voués à la sanction par le Conseil de sécurité de l’ONU, dans le cadre de sa résolution 2374 sur le Mali. Ils viennent ainsi rallonger une précédente liste de personnes fichées dont l’ancien leader du groupe armé CPA, Mohamed Ousmane Ag Mouhamedoune. Et, à l’instar de ce dernier, l’Honorable Ould Mattali et consorts risquent de se retrouver au ban des acteurs de l’Accord avec des interdictions de déplacement à l’extérieur et d’accès aux services de la mission onusienne au Mali (Minusma).

Leur désignation repose sur des motifs divers qui, selon les actes attribués aux différents accusés, vont du trafic d’armes à leur collusion antérieure avec le terrorisme en passant par le détournement de l’aide humanitaire. Pour ce qui est du député élu à Bourem, son inscription sur la liste noire de l’ONU a essentiellement trait à la partition politique qu’il a jouée dans le processus de  l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation et de ses actes subsidiaires.

Il lui est tacitement reproché d’avoir trempé, en novembre 2018, dans le blocage des consultations régionales de Gao par la Plateforme des mouvements d’autodéfense, au détriment du calendrier d’exécution de la feuille de route de l’Accord. Il ressort par ailleurs des détails publiés sur le site du Conseil de sécurité que le député Ould Mattaly a cordonné ledit blocage depuis Bamako en ayant recours aux services de son supposé proche associé et non moins commandant du MOC de Gao pour le compte de la Plateforme, Yoro Ould Daha,  pour le blocus du site desdites consultations régionales. Selon l’ONU, les entraves du parlementaire  de l’Accord  ne résolve transparaît également dans son rôle d’instigateur de manifestations hostiles à sa mise en œuvre. Qui plus est, le Conseil de sécurité estime que les manœuvres contre l’application l’Accord pourraient se justifier par l’implication de l’intéressé à la criminalité organisée et ses liens avec les groupes terrorisées. Il en veut pour preuve de nombreuses manœuvres pour obtenir la libération de membres de sa communauté capturés dans le cadre de la lutte antiterroriste.

Approché par nos soins au téléphone, le député Ould Mattaly a laissé entendre pour sa part que les mesures de l’ONU à l’encontre d’éléments de la Plateforme ne sont que le prolongement logique d’une vieille tentative d’étouffer toute expression différente des composantes séparatistes du Nord-Mali et susceptibles de contrarier leur puissance. «Depuis le départ, on nous répétait sans cesse que nous allons regretter notre loyauté au Mali», a-t-il relevé, allusion faite aux précédentes interpellations de combattants loyalistes par les forces étrangères et les efforts qu’ils ont déployés pour changer. Au nombre desquels figure justement Yoro Ould Daha dont le devenir à la tête du MOC de Gao est forcément compromise avec les sanctions de l’ONU.

 

A KEÏTA 

 

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