Bousculade meurtrière du 26 septembre à Mina : Le Comité de crise envisage des tests ADN pour retrouver les 64 disparus

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Au moins 310 morts dans un mouvement de foule à La Mecque
Des secouristes saoudiens viennent en aide aux blessés, après le mouvement de foule meurtrier de ce jeudi 24 septembre à La Mecque.
REUTERS/Directorate of the Saudi Civil Defense/Handout

Le bilan des victimes maliennes de la bousculade meurtrière du 26 septembre à la Mecque  n’a toujours pas évolué depuis le 28 octobre dernier date du retour de la délégation malienne à la Mecque. Les responsables du comité de crise des agences des agences ont décidé  de retourner à la Mecque le 20 novembre prochain pour poursuivre les recherches les 64 disparus à l’aide des tests ADN.

 

Après la bousculade meurtrière du 26 septembre à la Mecque, le comité de crise des agences de voyage a quotidiennement fait le tour des hôpitaux et des morgues de la ville pour recenser les victimes et des blessés. Mais ses responsables ont du rentrer au Mali  à cause des contraintes administratives. Depuis lors, aucune nouvelle n’a été communiquée sur le sort des pèlerins maliens disparus au nombre de 64 alors que celui des morts s’élève à 308. Hier, le comité a annoncé son retour à la Mecque le 20 novembre prochain pour continuer les recherches.

 

Parallèlement à ce comité, la cellule d’écoute et d’orientation qui s’était créée spontanément, a annoncé cette semaine qu’elle s’apprête à mettre un terme à ses activités. Cette initiative a permis de soutenir les familles dans la recherche de leurs proches disparus.

 

Pour l’heure le gouvernement, demeure silencieux. Les dizaines de familles sans nouvelle attendent toujours des informations sur la situation de leurs parents.

 

Le comité de crise des agences de voyage a organisé une conférence de presse hier matin pour faire le point de la bousculade. La commission identification des corps va pour poursuivre ses recherches. Le comité souhaite aussi avoir la permission des parents des disparus d’effectuer des tests ADN afin d’identifier les corps. Au micro de Studio Tamani, Amadou Maiga président du comité de crise des agences de voyage, a expliqué : “Nous avons fait un travail plus d’un mois à la Mecque. Maintenant que nous sommes de retour, nous avons jugé opportun d’informer le résultat provisoire que nous avons pu obtenir de nos recherches. Ce résultat provisoire à la date du 28 octobre se présente comme suit : 308 décès, 64 disparu, et 3 blessés encore hospitalisés. Donc il y a une mission qui doit retourner vers le 20 novembre pour poursuivre les recherches de ce qui reste des disparus. Nous allons procéder par les mêmes méthodes. Bon sauf que maintenant on a souhaité quand même que les parents de ces disparus puissent nous donner des éléments pour pouvoir faire des tests ADN soit une prise de sang ou des cheveux des parents qu’on pourra donner à l’administration Saoudienne qui a des possibilités de faire des tests ADN là-bas. Bon nous avons des pistes parce qu’après nous, il y a des gens qu’on a retrouvé. Mais nous ne savons pas exactement quel nombre. Nos anciennes pistes, on peut les améliorer et puisque maintenant le volume diminue, il y a moins de papier, nous pensons que les recherches seront encore plus faciles”.

Suite à cette bousculade de Mina, une cellule d’écoute et d’orientation a été mise en place par des jeunes bénévoles. Après un peu plus d’un mois d’activité, elle est sur le point d’arrêter. Selon ses responsables, l’équipe attend le dernier bilan de la bousculade pour boucler sa mission. Toujours au micro de Studio Tamani, Nabou Traoré membre de la cellule d’écoute et d’orientation de Mina, a ajouté qu’« on a pu aider, soulager beaucoup de familles. On a vraiment été là pour les écouter, les aider à contacter les hôpitaux sur place, relier les informations, centraliser surtout les informations à travers le groupe sur Facebook. Le rôle principal de la cellule était d’écouter les familles, les orienter vers les informations qu’on pouvait retrouver sur les réseaux sociaux et les informations qu’on pouvait avoir de part et d’autre avec des personnes qui étaient plus informées. On a eu quelques difficultés, notamment au début de la mission. Contacter les hôpitaux à Mina était assez compliqué parce que très peu d’hôpitaux répondaient. Et on s’est très vite rendu compte que malheureusement ils étaient plus dans l’identification des morts qu’autre chose. Et je pense que c’est pour ça qu’on avait du mal à les contacter. On attend ce dernier bilan pour vraiment clôturer la mission».

Maliki avec Tamani

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