Assemblée nationale : La hantise !

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Les manifestations du M5 font beaucoup de mal aux élus de la nation à tel enseigne qu’ils ne parlent plus le même langage. Rien ne va plus pour Moussa Timbiné et ses camarades. Chacun cherche à sauver sa tête. Résisteront-ils  à la détermination du mouvement de contestation ? Pourquoi il n’y a plus de cohésion entre les élus eux mêmes ?

Décidément, le guide spirituel Mohamoud Dicko et ses partisans sont en passe de créer la panique dans le temple de Bagadadji. Au cours d’une session où des groupes parlementaires devraient se prononcer sur la dissolution ou non de l’assemblée, les intérêts se sont divergés. De la dissolution ou non à la démission des députés contestée, chacun a essayé de défendre son point de vu. Mais le hic est qu’en voulant défendre son intérêt, on touche souvent à celui de l’autre. C’est pourquoi, certains n’ont pas hésitéà se jeter des flèches.

Si certains députés ne voient pas d’inconvénients à la dissolution du parlement dans le cadre de la recherche de la cohésion nationale, d’autres s’y opposent catégoriquement. Par contre, il y’a ceux qui proposent la démission des députés contestés et l’organisation des législatives partielles dans ces localités. Cette troisième proposition ne fait pas l’affaire du fils adoptif du président de la république qui se voit visé par cette frange de députés. C’est pourquoi les débats ont été houleux et les uns et les autres se sont attaqués mutuellement. Ce qui a fait dire à certains observateurs que l’assemblée nationale elle-même va s’autodétruire. Le président d’ADP Maliba Aliou Boubacar Diallo exclut toute idée de dissolution de l’assemblée car pour lui, beaucoup de députés ont été élus sans aucune contestation. Alors qui a été mal élu s’interroge certainement Moussa Timbiné. Le président de l’assembléenationale exclut toute organisation d’élections partielles qui va sans nul doute lui concerner personnellement. Les arguments n’ont pas manqué.

Quand on sait que les uns et les autres n’ont pas les mêmes intérêts, on comprendra aisément les divergences de vu. C’est donc la panique générale car c’est devenu le sauve qui peut. On imagine alors le jour que le président de la république prendra la responsabilité de dissoudre souverainement cette institution.Que deviendront ces élus qui ont déjà commencé à trembler à cause du spectre de la dissolution ? En tous les cas, les pros et les contres doivent mettre de l’eau dans leur vin et savoir que c’est au président de la république et à lui seul de prendre la lourde responsabilité s’il juge que c’est cela qui peut sauver son pays.Que les députés qui pensent que le président de la république ne peut pas dissoudre l’institution se détrompent. L’article 42 de la Constitution malienne lui donne ce pouvoir.

Contrairement aux autres élus, le duo Moussa Mara – Hassane Sidibé ne voit pas d’inconvénients à la dissolution et trouve cela logique. Selon l’élu de la commune IV du district de Bamako ‘’ l’assemblée nationale dans sa configuration actuelle constitue un problème pour la démocratie malienne et pour le pays. Si elle doit être dissoute pour avancer vers une sortie de crise, qu’elle le soit ! Aucun sacrifice n’est au-dessus du Mali’’. Voilà qui est bien pensé par un honorable patriote qui se soucie de la stabilité du pays.

Bakara Diallo

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