Bah N’Daw : « J’ai trouvé opportun le sommet de Paris sur le financement des économies africaines »

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Le président de la Transition, Bah N’Daw, a séjourné du 17 au 20 mai, à Paris, en France, où il a participé, au Sommet sur le financement des économies africaines qui s’est tenu mardi 18 mai 2021. Dans une brève interview, le président de la transition a accepté de répondre à quelques questions sur son séjour français.

AMAP : Qu’avez vous retenu de ce sommet sur le financement des économies africaines ?
Président Bah N’Daw :
C’est l’occasion pour moi de remercier la partie française, notamment le président Emmanuel Macron pour l’accueil qui a été réservé à ma délégation et à moi-même. Et, aussi, signaler combien opportune a été l’organisation de ce Sommet qui, pour moi, a été une façon d’explorer les pistes de solution pour un changement de paradigme sur le service de la dette, car le modèle dans lequel nous avons vécu, jusqu’ici, est hérité de la fin de la deuxième Guerre mondiale.

Aujourd’hui, le service de la dette est lourd à supporter au point que nos économies fragiles n’arrivent plus à faire des investissements. Sans investissements, les problèmes sont colossaux dont celui de la sécurité sans laquelle il n’y a pas de paix et encore moins de développement.

AMAP : Qu’est-ce qui va se passer concrètement au Mali par rapport à ce qui a été décidée ici à Paris ?
Président Bah N’Daw :
Les différents ministres des Finances sont à pied d’œuvre par rapport aux grandes décisions. Je ne voudrais pas rentrer dans les détails techniques relativement aux Droits de tirage spéciaux. Le mécanisme est tel que la démarche est fondée sur cela.

AMAP : Qu’avez-vous appris des échanges avec les Maliens de France ?
Président Bah N’Daw :
J’avoue que mon message est compris, à savoir qu’il faut qu’on se respecte. Je ne peux que les (Ndrl, Maliens de France) en féliciter. Qu’à cela ne tienne, j’ai entendu leur cri du cœur. Il m’appartient de le prendre en compte et, rapidement, essayer de réagir dans le sens qu’ils souhaitent, notamment sur le problème de documents administratifs. Sans documents, on n’est pas citoyen.

Propos recueillis
Par Moussa DIARRA
Envoyé spécial

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5 COMMENTAIRES

  1. Le Président s’est montré incapable à expliquer clairement ce que cet énième déplacement à Paris pourrait apporter à l’économie Malienne. Le seul bon cote de ce déplacement
    C’est une illusion de penser que les pays comme la France, l’Espagne, l’Italie, le Portugal,…pourraient relancer les économies Africaines. Mais concrètement, comment pourriront-ils le faire? Demander d’abord aux ressortissants de ces dits pays si leurs dirigeants respectifs avaient déjà réussi à relancer leurs propres économies.
    Honnêtement, je ne fais pas confiance au quotient intellectuel du vieux Bah N’Daw, étant donné qu’il est militaire de formation, je préfère qu’il se focalise sur des questions de sécurité/défense de notre pays plutôt que de tenter d’embarquer notre pays dans des choses que lui-même n’arrive pas à expliquer clairement.

    • Vous avez aimé les plans d’ajustements structurels des années 1980 qui ont conduit le continent dans la situation où il se trouve, vous allez adorer les partenariats publics-privés !

      Abdou Soumaguel Maiga écrit :
      “Une fois encore, une autre farce.
      la france qui n’a pas les moyens veut faire croire aux aveugles de dirigeants africains qu’elle est la seule à entendre leur drame.
      les droits de tirages spéciaux (dts) sont conféré à chaque pays par des règles; je ne vois au nom de quel volontarisme la france prend le devant.
      chaque pays doit en bénéficier suivant les regles, s’il y a désequilibre, eh bien, changer les règles pour tenir compte des besoins.
      comment les pays, soi-disant riches, peuvent faire tournent la planche à billets pour faire tourner leur économie, en créant une masse de liquidité importante, alors que les pays comme la zone cfa n’ont pas droit.
      pendant le même temps leurs reserves sont stockées à la banque de france.
      libérer nos reserves pour nous permettre de faire face à la crise au lieu de nous pousser à l’endettement.
      si la france a donné, en cette crise, la voie à l’accès à nos reserves, nous pouvons penser qu’elle a pris une bonne voie, mais, non!
      elle garde soigneusement nos reserves chez elle et nous pousser à nous endetter davantage.
      quelle comedie et quelle farce.”

      ……..

      Le président français a également plaidé pour les partenariats publics privés, ces fameux PPP dénoncés en France depuis des années par la Cour des Comptes de France « pour leur coût supérieur aux investissements publics directs, l’aggravation de la pauvreté et les inégalités d’accès. »

      Qu’à cela ne tienne, dans le compte rendu final du sommet du Champ de Mars, pour “sauver” l’Afrique et l’aider à « financer des politiques publiques clés pour une croissance inclusive et durable, telles que l’éducation, la santé, la protection sociale et les infrastructures », rien de mieux qu’un PPP.

      Selon deux économistes publiés par le Grand Continent, la doctrine Macron en Afrique est « une bombe à retardement budgétaire » !

      Vous avez aimé les plans d’ajustements structurels des années 1980 qui ont conduit le continent dans la situation où il se trouve, vous allez adorer les partenariats publics-privés !

      Merci encore á Abdou Soumaguel Maiga, pour son post….!

      QUE DIRE DE BAH N’DAW, SANS L’ INSULTER GROSSIEREMENT ??? PLUS RIEN..!
      —–
      Le sommet sur les économies africaines à Paris: un fiasco total
      https://mondafrique.com/economies-africaines-un-sommet-ephemere/

  2. Le piège : Bah Daou apprécie la proposition de Macron sans connaissance approfondie puisque les économistes français sont des diplômés en mathématiques supérieures , il faut avoir leur niveau sinon tu n’ as qu’ une vision superficielle et les conséquences viendront après telle que l’ éternelle dépendance !

    • Tu as raison car “le plan Marshall” de Macron n’est que de la fumee aux yeux des dirigeants Africains! La France ni aucun autre pays Europeen n’a aucune capacite de financer les economies Africaines, c’est aux Africains de compter sur eux-meme pour financer leur economie!

    • Les présidents africains accourent dans les réunions internationales pour signer des accords économiques sans l’avis des économistes et des oppositions politiques africains pour qui ils n’ont appris qu’avoir du mépris. c’est pourquoi ils se trompent toujours.
      Les plans de développement qui sortiront l’Afrique du sous ce seront ceux pensés et exécutés par les africains eux mêmes.
      Il faut croire en soi même et prendre ses décisions de façon souveraine comme le monde entier le fait et on va s’en sortir.

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