Censé en partance sur Paris pour des raisons médicales lundi après-midi : Comment le PM Cheick Modibo Diarra a été contraint à la démission ?

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” … Moi, Cheick Modibo Diarra démissionne avec tout mon gouvernement, ce mardi 11 décembre 2012. Je m’excuse auprès de l’ensemble des populations du Mali qui souffrent de cette crise sous plusieurs formes, et cela, à tous les niveaux. Je remercie les membres du gouvernement, tous leurs collaborateurs pour les efforts dont ils n’ont pas fait économie… “. C’est par ces mots que le désormais ex-chef du Gouvernement, Dr Cheick Modibo Diarra s’est exprimé au petit matin du mardi 11 décembre 2012. Il avait, vers 23 heures, ce lundi 10 décembre été arrêté par des militaires se réclamant du Capitaine Sanogo. Ceux-ci l’auraient conduit à Kati où il aurait eu de chaudes explications avec l’ex-putschiste.

Cheick Modibo Diarra

Le film de la chute du Premier ministre de pleins pouvoirs a commencé dans l’après-midi du lundi avant de s’accélérer dans la soirée pour connaître son épilogue au petit matin du mardi 11 décembre. Dans la mi-journée du lundi, des informations, sous le sceau de la confidentialité, faisaient état du projet de voyage du Premier ministre sur Paris pour des raisons de santé. Il souffre de malaises dont des problèmes d’origine pulmonaire. Dr Cheick Modibo Diarra (CMD) devait subir un check up avec un professeur spécialiste du système respiratoire à Paris. Sa propension au tabagisme et son volume de travail sous pression intense par ces temps de crise ont mis à rude épreuve son organisme.

Vers seize heures, les valises du Chef du Gouvernement arrivent à l’aéroport pour être embarquées à bord de l’appareil  qui doit faire le voyage. La présence des militaires, raconte un employé de l’aéroport, est anormalement renforcée. L’ordre aurait été donné de ne pas laisser le chef du  gouvernement embarquer. L’ORTM avait déjà reçu, depuis le samedi 8 décembre, des instructions de ne diffuser aucun communiqué ni aucune image du Premier ministre. Informé de l’ordre visant à l’empêcher de faire son voyage, Cheick Modibo Diarra aurait piqué une colère noire demandant de qui l’ordre vient.

Il doit s’imaginer que l’ordre ne peut venir que de Kati. Entre 19 heures et vingt heures, l’astrophysicien malien aurait reçu un coup de fil lui demandant de se rendre au Qg de l’ex-junte, la ville garnison de Kati. Il se serait montré réticent, arguant qu’il est souffrant. Des échanges, des discussions houleuses au téléphone, affirment nos sources, auraient eu lieu durant  deux  heures, entre le PM et les autorités sécuritaires.

Aux alentours de 23h30, des hommes en armes, une vingtaine de militaires bien armés, se présentent au portail du domicile du chef du gouvernement. Un témoin, joint par RFI, raconte qu’ils forcent la porte, et expliquent au Premier ministre qu’ils sont venus sur ordre du capitaine Sanogo, pour le faire venir, de gré ou de force, à Kati. Quelques minutes après, cinq militaires armés jusqu’aux dents forcent l’entrée de la résidence du PM par la porte de secours. Ils lui demandent de les suivre à Kati pour aller voir l’homme fort, le capitaine Sanogo. Quelques éléments de sa garde rapprochée tentent de résister. Ils ont été déconseillés par les visiteurs inattendus. Malgré tout, un d’entre eux s’engouffre avec lui dans la voiture : direction Kati.

M. Diarra est emmené, entouré des hommes en armes, dans un 4×4, direction le camp de Kati, le quartier général du capitaine Sanogo. Et, c’est après un entretien qualifié de vif avec lui qu’il enregistre une déclaration diffusée à la télévision. Il annonce sa démission, il s’excuse auprès des populations pour la crise qui secoue le pays et il souhaite bonne chance à son successeur. L’ex-navigateur interplanétaire serait actuellement en résidence surveillée à son domicile ?

Rappelons que le Premier ministre Cheick Modibo Diarra a été nommé le 17 avril 2012 à la suite de la signature de l’accord-cadre du 6 avril 2012, signé par la junte (qui a renversé le pouvoir du président Amadou Toumani Touré) et la CEDEAO. Depuis, le pays n’arrive pas à sortir ni de la crise institutionnelle encore moins de la crise sécuritaire dans lesquelles le pays a sombré. Pire, une cacophonie se fait sentir au sommet de l’Etat, dirigée finalement par un triumvirat : président intérimaire-Premier ministre et chef de l’ex-junte.

Le président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré devrait  s’adresser à la nation pour probablement  condamner cette intervention des militaires pour contraindre le PM à la démission.

Il se résoudra tout de même à prendre acte de cette démission avant de nommer, dans les prochaines quarante huit heures, un nouveau chef du gouvernement capable de relancer le processus de reconquête de l’intégrité du territoire et d’organiser dans les meilleurs délais les élections. En attendant, le gouvernement démissionnaire va expédier les affaires courantes. Ce qui pourrait conduire à un nouveau report des concertations nationales, dont l’ouverture des travaux  a été reportée à cet après-midi. Que Dieu bénisse le Mali !

Bruno D SEGBEDJI

Les raisons d’une démission

Ce n’est plus un secret pour personne que le torchon  brûle depuis des mois entre le chef du Gouvernement et différents pôles politiques du pays. Des «actes d’insoumission caractérisés» du lundi 10 décembre ont fini par sceller le sort d’un Premier ministre de pleins pouvoirs qui aura passé seulement huit mois tumultueux à la primature. Lundi 10 décembre vers 20 heures, le président de la République appelle au  téléphone en  vain  le Premier ministre Cheick Modibo Diarra. Il aurait refusé de décrocher.  Le capitaine Sanogo pour lui dire que le chef du Gouvernement refuse de le prendre au téléphone, alors qu’il est informé qu’il s’apprête à voyager sur Paris. Le chef de l’ex-junte pris son téléphone et appelle l’astrophysicien qui n’a pas décroché. La Sécurité d’Etat entre dans la danse pour informer le président intérimaire et l’homme fort de Kati du projet de voyage  du Premier ministre sur Paris. Kati a alors décidé d’agir en envoyant une équipe cuiellir l’ex-navigateur interplanétaire.

On signale que le divorce était consommé depuis belle lurette entre Kati et le désormais ex-Premier ministre. Son agenda caché d’être candidat à la prochaine élection présidentielle dérange les militaires qui l’ont nommé de concert avec la CEDEAO. L’ambition de présidentiable de Cheick Modibo Diarra a suscité récemment une levée de boucliers (en conseil des ministres) entre lui et deux ministres très proches du capitaine Sanogo : le Colonel Moussa Sinko Coulibaly de l’Administration territoriale et le Colonel-major Yamoussa Camara de la Défense.

Aux yeux de Kati, le bateau Cheick Modibo Diarra a sérieusement commencé à prendre de l’eau quand il a été soupçonné de vouloir nommer Doua Abraham Sissoko dit Ramos (beau-frère du Général Moussa Traoré) comme PDG de PMU-Mali. Le ressentiment des militaires pour le Premier ministre s’est exacerbé lorsque celui-ci a convoqué récemment à son domicile les chefs d’Etats-majors de l’Armée pour leur demander  de ne se rallier qu’à son autorité. Cette réunion avec la crème de l’Armée s’est faite en toute discrétion en l’absence au pays du président de la République intérimaire, Pr Dioncounda Traoré (en déplacement au Niger) et à l’insu du Capitaine. Informé à Kati, le capitaine Sanogo aurait piqué une colère pour conclure que Cheick Modibo Diarra a franchi le seuil du tolérable, dans son…émancipation.

Tous ces faits sont venus s’ajouter aux incompréhensions entre le Premier ministre et plusieurs de ses ministres, sa rébellion à peine dissimulée contre le président intérimaire. A titre d’exemple, le Premier ministre tient un autre discours (au Tchad) que le chef de l’Etat (au Niger) sur la crise sécuritaire au Nord. Il fait platement abstraction du nom du président de la République et du chef du Comité militaire de la réforme de l’armée dans ses sorties. Il fait dire à son Directeur de cabinet à travers la presse que la délégation malienne (mandatée par le président de la République pour un début de dialogue) à Ouaga  n’est pas mandatée par le Gouvernement . Sans oublier les actions de soutiens ou de protestation de ses partisans sur ses instructions.

C’est, en définitive, Diango  Sissoko qui a été nommé hier dans la soirée au poste de nouveau Premier ministre pour succéder au Dr Cheick Modibo Diarra .

     Bruno D S

Réactions de quelques acteurs politiques

Ousmane Sy :  «J’avais plaidé pour son départ mais pas de cette manière»

“Personnellement j’avais plaidé depuis un moment pour le départ du Premier ministre. Il n’était pas à la hauteur de la mission. Comme notre parti et le FDR aussi l’avaient demandé sans être entendus. Mais, en tant que républicains  et démocrates, nous condamnons cette manière avec laquelle les militaires interviennent dans son départ. Il devrait remettre sa démission au président de la République. Cette façon de faire n’honore pas notre pays. C’est dommage dans le processus de résolution de la crise que le pays traverse. Je précise que cette analyse est mon point de vue personnel. Le CE de l’Adéma va se réunir aujourd’hui pour faire connaître sa position officielle”

Housseini Amion Guindo, président de la CODEM: «Le plus important c’est la stabilité du pays»

J’ai appris comme tout le monde à la télévision la démission du Premier ministre. La CODEM prend acte de cette démission. Si cela peut contribuer à la stabilité du pays, comme il l’a laissé entendre, nous ne pouvons qu’en prendre acte. Maintenant, certains médias disent qu’il s’agit d’une démission forcée. Nous, nous pensons qu’il faut prendre le Premier ministre au mot. Pour la CODEM, il ne s’agit pas d’une question de personne ; mais l’essentiel, c’est la stabilité du pays”

Dr Modibo Soumaré, président de l’URP et de la FRDP-Mali Kô:

«Nous prenons acte de cette démission»

Nous prenons acte de cette démission du Premier ministre avec l’ensemble de son Gouvernement. Nous invitons le président de la République par intérim à mettre en place un véritable Gouvernement d’union nationale composé de l’ensemble des forces vives de la nation, à travers les différents regroupements reflétant la légitimité populaire.

Nous invitons l’ensemble des forces vives de la nation à la cohésion sociale et à une plus grande solidarité. En appelons au sens élevé de la responsabilité des acteurs du Mali”

 Ibrahima N’Diaye, vice-président du FDR : «Nous sommes très préoccupés et appelons  à la nomination d’un nouveau PM consensuel»

«Le FDR a appris avec surprise sur les antennes de l’ORTM la démission du  premier Ministre Cheick Modibo Diarra. Le FDR exprime sa vive préoccupation face à cette gestion de l’Etat qui rompt avec les règles du bon fonctionnement des institutions de la République. Le FDR est grandement  préoccupé par les menaces pressantes qui pèsent sur le retour effectif à l’ordre constitutionnel. Le FDR invite le Président de la République par intérim à mesurer la gravité de la situation et à consulter dans les meilleurs délais les forces vives de la nation en vue de la nomination d’un Premier Ministre consensuel au fait des affaires de l’Etat et former un gouvernement d’union national inclusif. Le FDR invite les populations à la vigilance et au sens des responsabilités. Le FDR invite la communauté internationale à continuer à accompagner le Mali dans ces moments extrêmement difficiles que traverse notre pays…».

IBK après la démission de Cheick Modibo : “Le prochain gouvernement devra être dirigé par un Premier ministre consensuel, un homme compétent “

Le Premier ministre Cheick Modibo Diarra a annoncé, brutalement, le  mardi 11 décembre 2012, sur les antennes de l’ORTM, sa démission et celle de son Gouvernement.   Les conditions dans lesquelles cette décision est intervenue sont regrettables. Cette démission intervient après huit mois d’errements et de cacophonie au sommet de l’Etat. Aujourd’hui, il est impératif que les Autorités de l’État prennent les décisions appropriées pour redresser le cours de la Transition qui doit s’achever dans le temps quatre mois, c’est-à-dire en avril 2013.

Le prochain gouvernement devra être dirigé par un Premier ministre consensuel, un homme compétent qui  doit s’atteler, sans tarder, à la réalisation de deux missions essentielles.

Premièrement, la reconquête de l’intégrité territoriale à travers, d’une part, le déclenchement d’un dialogue politique avec les groupes armés se démarquant clairement du terrorisme et d’autre part, la préparation active de l’intervention militaire pour chasser hors du territoire national les organisations terroristes et criminelles.

Deuxièmement, il s’agira de préparer les conditions matérielles, financières, et techniques, en vue de la tenue des élections générales en 2013 afin de doter le pays de dirigeants légitimes capables de prendre les décisions engageant l’avenir du pays.

Enfin, j’exhorte les Autorités de l’État à organiser, dans les meilleurs délais, les Concertations nationales qui doivent avoir pour objectif principal de renforcer la cohésion nationale autour d’une feuille de route consensuelle visant à terminer la Transition dans les délais requis.

J’appelle tous les Maliens et toutes les Maliennes, sans exclusive, à s’unir autour de l’essentiel : le Mali, afin de faire face avec détermination aux défis gigantesques qui s’imposent à nous.

C’est dans l’unité et la cohésion de la Nation que le Mali retrouvera sa place en Afrique et dans le Monde.

              Ibrahim Boubacar Kéïta

                                                                   Ancien Premier ministre

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25 COMMENTAIRES

  1. A qui le tour pour le FDR et ses journalistes payés.

    CMD restez calme, moi à ta place je ne parlerai pas.
    Laisser au temps de faire son boulot.
    Un de tes admirateurs

  2. En tout si Dioncouda n’est pas complice de cette situation ce qui me surprendrais, il doit faire aussi sa valise. Mais entre le mathématicien et l’astrophysicien, il n’y pas eu match. L’un est politique l’autre un bamabara pur et dur sans calcul, pas trop arrogant mais c’est normal. La CEDEAO a mélangé les pédales aux maliens depuis le départ en donnant tout pouvoir au premier ministre et en imposant un président intérimaire, du moins c’est lui même qui s’est fait inviter ou fait imposé par la CEDEAo. Le Mali n’avait pas besoin de tout cela, les militaires ont pris le pouvoir, ils devraient le garder et le transférer purement en donnant un calendrier précis à la population malienne pas à la communauté internationale qui pattoge et fait armer les rebelles contre les dirigeants légitimes et les renverse ou les tue.Qui de Dioncouda et de Haya va avoir le dessus? Une chose, Haya si tu aime le Mali comme tu le dits, cesse de parler comme fait après ce coup de forte, la parole c’est l’eau versée, elle se retient et agit mille ans après. Les maliens t’aimait car tu as renversé un ordre corrompu. Mais les communautés dites internationales veut ta peau cesse de l’agresser pour permettre à notre pays d’être libre en paix en libérant le nord. Tu ne peux pas le faire sans eux car tu n’auras pas les armes. Dioncouda cesse les x+y=z car le pays veut la liberté et la paix. Direz-vous nous n’avons pas besoin de tes conseils, oui c’est vrai mais Dieu veut que notre pays soit en paix nous l’avons demandé et nous l’obtiendront mais de grâce cessez vos calculs et Dieu agira pour laver l’affront sur la tête de tous les maliens. Bon entendeur salut. Dieu aime le Mali, il va le sauver.

  3. Le lièvre et la tortue

    Lancé sur orbite le 17 avril 2012 après signature d’un accord cadre entre la junte militaire de Kati et la Cedeao devant permettre le retour à l’ordre constitutionnel normal au Mali après le coup d’état du 22 mars, l’ancien premier ministre Cheick Modibo Diarra, a été forcé de démissionner dans la nuit du 11 au 12 décembre 2012.

    Cette malheureuse et rocambolesque épisode du feuilleton malien est l’épilogue d’un bras de fer inutile et inopportun au sommet d’un état malade, souvent polissé mais réel et permanent entre un premier ministre “pleins pouvoirs” anticonstitutionnellement nommé, et un président par intérim particulièrement impopulaire d’un retour difficile à l’ordre constitutionnel dans un pays très pauvre, illettré, attaqué de partout et presque sans défense.

    Dur dur d’être le Mali!

    “Libérer les régions nord du pays et organiser les élections générales” voilà les deux missions assignées à CMD et à son gouvernement, mais ni l’une ni l’autre n’a jamais eu le début de solution, pourquoi?

    Tout d’abord le couple exécutif malien (Dioncounda, CMD) n’a jamais reçu à danser le Tango malien de sortie de crise.

    CMD, au début, très proche de la junte dont il s’accommodait parfaitement les agissements d’empiètements sur sa transition “pleins pouvoirs”, n’a pas été assez ferme non seulement lors du passage à tabac du Président Dioncounda, mais aussi pendant les multiples arrestations extrajudiciaires voire des agressions injustifiées et intolérables de la Gestapo de Kati sur les politiques, les journalistes et d’autres citoyens ordinaires.

    Cette stratégie d’endossement de ses “pleins pouvoirs” aux caprices d’une junte militaire avide de pouvoir, dans le but de les voir consolider, a permis, à CMD, d’être aux petits soins de Kati (loi d’amnistie, loi de transformation du Cnrdre et non sa dissolution comme réclamée par la communauté internationale et la Cedeao, confiance renouvelée à l’armée malienne quand cette même Cedeao veut sécuriser les institutions à Bamako par les troupes étrangères ).

    Ce rapprochement avec la junte, destiné, à court terme, à consolider son pouvoir dans la transition face à un Dioncounda affaibli à l’extrême, va par contre fragiliser CMD sur le plan international, au fil des mois, où il est désormais vu dans les chancelleries occidentales comme un problème et un blocage aux efforts de la Cedeao pour la restauration de la démocratie et pour une éventuelle intervention militaire étrangère.
    CMD était tellement perçu comme l’homme de Kati à tel point il était carrément ignoré dans les sommets à répétition de la Cedeao qui lui préférerait Dioncounda.

    Flanqué des ministres régaliens Cnrdre (défense, sécurité, administration territoriale), CMD était constamment à porte à faux avec Dioncounda (durée de transition, intervention militaire étrangère, négociation, concertations nationales…) à point que le Tango malien faisait plutôt “coupé décalé”.

    Les prémisses de la fragilisation internationale, amènent au contraire CMD à s’accrocher et à s’affirmer davantage (son gouvernement travaille à mettre le Mali à l’abris de la cessation des paiements malgré la suspension de la coopération internationale, il envisage de faire l’audit des services publics, traque les faux diplômes de la fonction publique, multiplie les voyages hors du Mali, les nominations, les communiqués de condamnation…)

    La politique d’affirmation va jusqu’à planer le doute sur sa participation personnelle comme candidat aux futures élections que son gouvernement peine plutôt à organiser.

    Le ministre Cnrdre de l’administration territoriale, le Colonelissime Moussa Sinko Coulibaly, a du mal à cacher son embarras quand à la candidature de CMD aux futures élections.
    Ça sent la fissure avec la junte, auparavant prise au dépourvu parce que CMD ne sait pas à qui “donner sa démission”, Kati se sent de plus en plus petit face l’astrophysicien.
    De l’autre côté Dioncounda, qui a bien réfléchi au Pullman Montparnasse Hôtel à Paris pendant sa convalescence, sait qu’il n’a pas été trop aidé par le mouvement démocratique et son FDR, alors de retour au bercail, il tend la main à l’armée et à la junte, et lui réitère sa confiance au grand dam de la Cedeao qui ne comprend pas pourquoi quelqu’un avec une sécurité quasi nulle ne veut pas de troupes Cedeao à Bamako pour “sécuriser la transition”.

    Mais face à un CMD quelque peu agité, affirmé et rapide, Dionconda joue la tortue et assure ses arrières.
    Il n’hésite pas à proposer un haut conseil d’état pour bien intégrer la junte à un moment où son alliance avec CMD se fissure.

    Il n’hésite pas à proposer une négociation triple choix pour rester proche de la médiation Cedeao menée de main de fer par le très controversé president burkinabé, Blaise Compaoré.

    Il n’hésite pas à adhérer aux concertations nationales du Copam et du Mp22 à conditions qu’elles soient inclusives et constitutionnelles pour rester équidistant avec la classe politique et la société civile.

    Au même moment CMD n’hésite même pas à Paris de proposer une consultation de l’assemblée nationale sur l’approbation d’une feuille de route de la transition (réclamée par la communauté internationale) apparemment sans en avoir parlé avec le président.

    Et quand CMD va à Djamena pour parler intervention militaire avec fermeté et contrer Dioncounda parti à Niamey et qui adhère aux pourparlers de Ouaga, son directeur de cabinet ne reconnaît même pas Tieman Coulibaly, pourtant ministre des affaires étrangères du Mali, comme représentant du gouvernement malien, il représente plutôt Bamako.

    Le “coupé décalé” bamakois bat donc son plein: “Calmement, calmement, on va s’envolement”.

    Et en aucun moment CMD n’a pu croire que ces anciens alliés de la junte militaire qu’il a aidé à se légaliser dans un comité militaire de réforme…, vont aider son partenaire de Tango (Dioncounda) à gagner cette première course de la transition malienne contre lui, lui le lièvre interplanétaire.

    Rien ne sert de courir, il faut partir à point disait le poète!

  4. Bissimilahi Rahamani Rahimi
    Que Dieu bénisse le MALI éternel. Je suis surpris de voir encore cet opportuniste d’Ibk se mêler de cette affaire. Pourtant, il était de jour et de nuit avec CMD afin de pouvoir bénéficier de ses faveurs. Il vient de se discréditer encore en faisant une déclaration non sensée. Lui et ce farfelu de Sanogo ne sont que des siroteurs de whisky c’est pourquoi ils sont toujours ensemble pour détruire ce pays. Mais qu’ils sachent que le MALI est béni, s’ils ne font pas attention ils finiront à la CPI ou ils seront assassinés par des non gradés. Alors, qu’ils nous foutent la paix!

  5. bravo sanogo e son equipe felicitation att. a ses hommes du vieux regime leur temp est fini je conte sur votre surveillanse le mali a besoin de vous .

  6. Comme un “bon roman policier” ou ce film les “Evangers” ou le “Skyfall” de James Bond (007) à la difference qu’on fait face à un cas très serieux qui n’est pas du tout amusant.

  7. Avançons!!!!!!!!!!!!Comme le dit l’adage “le PM est mort, vive le PM”. La vie continue. 9 autres l’ont précédé à cette place. Espérons que le 11ème fera mieux pour le Mali. Si non, oust!!!! Tolérance 0.

  8. Les militaires de Kati ne peuvent pas continuer à faire la pluie et le beau temps à Bamako alors que le nord est tjours okupé. Ca suffit commen ca.

  9. L’interview de sanogo d’hier soir était plein d’arguments contradictoires. ” Cheick Modibo Diarra ne nous fournis aucun armes” Franchement tu veux quoi Sanogo, qu’on vous donne des armes pour tuer vos propres populations
    a Bamako. Au lieu d’attendre des pourparlers en vu de vous fournir des armes pour aller combattre le Nord, tu veux qu’ont vous donne des armes pour effrayer les innocent population bamakoise.

    • Il a même donné la composition du nouveau gouvernement en disant que ce serai formé des membre de l’ancienne équipe donc c’est lui qui forme le gouvernement sans être ni président ni premier ministre voyons voir ?! quel arrogant mal élevé qui s’attaque à tous les pères du Mali qui ont l’âge de CMD …donc c,est lui qui a agressé Diounkouda aussi parce qu’il pouvait assuré sa sécurité si on s’en tient a ce qu’il dit pour la sécurité de CMD qu’il détient actuellement quel ignorant?

  10. Au lieu de forcer CMD avec les armes à la démission pourquoi ils ne vont pas avec ces armes au Nord bandes de lâche vous êtes des militaire digne payés par l,argent du peuple vous fuyez le champ d’honneur pour venir emmerder les civils à Bamako. Sanogo est-il un politique ou un militaire la seule mission de sa cellule est la libération du Nord…l’accord cadre qu’il a signé lui retire tout le pouvoir civil, il ne veut pas s,en tenir à cela? Diounkouda selon l,accord cadre est un président à titre honorifique il n,a aucun pouvoir de décision sur le premier ministre qui est chargé de la gestion des affaires de l’État, mais Diounkounda ne l’entend pas de cette oreille, c’est ça le problème ce pays…tout le monde connait la vérité mais on l’occulte…le seule problème de CMD est la nomination tout azimut des anciens de Moussa, mais aussi sont des maliens ils ne viennent pas de la planète mars si on les reproche rien on ne peut pas les écarter comme ça !? Et Django alors le mal de ce pays est qu’il ne peut pas se renouveler avec une nouvelle germination toujours la vermine est la ?

  11. Que ca soit des raisons medicales ou autres, le bon sens ne permet a personne de quitter ses collaborateurs au milieu de cette crise sans preavis.De grace il faudra se dire la verite, sans quoi nos ennemis le ferront et encore dans la pire des occasion.

  12. CMD n’a eu que ce qu’il mérite…. il n’y a pas lieu de s’attarder sur son cas…qui réleve desormais du passé… Regardons devant avec le nouveau premier ministre…. un dinosaure de l’administration malienne qui a été de tous les regimes depuis GMT… Ce qui est sûr Dioncounda ne s’est pas cassé la tete a chercher….

    Esperons qu’il ne sera pas contaminé par le virus de la cité administrative de…… Kadhafi…

  13. question à IBK ,c’est quoi pour vous un homme compétent ??? un homme qui vole moins l’etat que les autres ?? :mrgreen: :mrgreen:

  14. CMD partait pour Paris pour des examens medicaux .Pourquoi ,il n’a pas confiance dans les medecins maliens ??? 😉 😉 et c’est certainement le contribuable malien qui paie le billet d’avion en première classe 🙄 🙄 ……alors que le malien qui n’a pas un sous en poche reste à la porte de l’hopital sans etre soigné 👿 👿 là aussi il faudrait que les maliens refusent ce genre de choses !!!

  15. Sans Cheick Modibo Diarra le Maliba va mal que dieu nous benisse pas le voyous Sanogo

    le présent de republic du Kati Amadou Aya Sanogo il vous les pas la paix de notre maliba pas Sanago

  16. On veut plus les fausse arrestation de Sanogo! qu’ils aillent conquerir le Nord.

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