Présidence de la transition: Qui pour diriger le Mali ?

27 Avr 2012 - 11:29
Mis à jour: 15 ans
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Les institutions de la transition se mettent progressivement en place avec la nomination du Premier ministre et des membres du gouvernement de transition. Mais à 26 jours de la fin de la transition intérimaire, le choix du président de la transition ne fait toujours pas l’unanimité entre les acteurs de la classe politique. Contrairement au vœu de certains agitateurs, le capitaine Sanogo ne pourra plus diriger cette transition. Les raisons.   Le président dela  Républiquepar intérim a été officiellement investi  dans ses fonctions pour diriger une transition constitutionnelle de 40 jours. En se mettant au-dessus de la mêlée, Dioncounda Traoré est en train de tracer la voie au retour à une normalisation. Des arrestations arbitraires, aux multiples provocations des membres du Cnrdre, en passant par les déclarations calomnieuses d’une certaine classe politique, le président par intérim semble être celui de tous les Maliens. Malgré tout, les Maliens se posent beaucoup de questions au sujet de Dioncounda. A savoir : Est-il dans la logique de préparer l’après quarante jours ou serait-il lié par le souci du respect de la constitution ? En tous les cas, nos compatriotes s’interrogent sur son silence lors des premières arrestations (arbitraires) d’hommes politiques et d’officiers. Des arrestations perçues dans les milieux politiques de la capitale comme étant une défiance à son autorité. Mais dans toutes ces agitations, ce qui intéresse les Maliens, c’est de savoir de quoi demain sera fait. Nos compatriotes veulent qu’on prouve par des actes quela Républiquen’est pas en danger. Que les hommes et les femmes qui sont choisis, mettront le Mali au-dessus de tout.  Que le Mali ne sera à la merci d’aucun groupe de personnes. C’est pourquoi, les agitateurs doivent baisser le ton et essayer d’aller avec les autres pour le bonheur du peuple malien. Ce peuple meurtri et inquiet. Le débat télévisé sur l’ORTM, le dimanche dernier, a révélé les dissensions entre les acteurs de la classe politique. Pendant que les uns cherchent à avancer sur le fond, d’autres, d’un ton très amer, tentent de prendre en otage le peuple, au nom d’un soi-disant changement,  qui ne pourrait profiter qu’à eux. Dénoncer le président sortant et tous ceux qui ont collaboré avec lui, ouvre la voie à une aventure…« Des hommes nouveaux pour un Mali nouveau » semble un slogan vide. Dans sa situation actuelle, le Mali a besoin de tous ses fils. En plus, qui est homme nouveau ? Les agitateurs qui croient être la solution, sont probablement le problème du Mali. Ce débat ne mène nulle part. Il faut faire face à la réalité. Les défis sont immenses, les urgences nombreuses. La rébellion au nord consolide chaque jour ses positions et menace gravement la stabilité du pays. D’où la nécessité de mettre entre parenthèse les querelles d’intérêt et de positionnement en cours à Bamako. Il faut le dire, certains se trompent lourdement, s’ils pensent que le capitaine Sanogo serait en mesure de les installer au pouvoir. Le Mali sera sans doute diriger par celle ou celui que le peuple aura choisi. A moins qu’on nous dise tout de suite que le Premier ministre désigné est « une marionnette » à la solde d’un groupe de gens. Tout le monde semble unanime sur le fait que le règlement de la crise au nord est la priorité des priorités. Si tel est le cas, les tergiversations et les intimidations doivent cesser pour faciliter la mise en place des organes de transition et leur démarrage effectif.   Eviter le blocage institutionnel Après la nomination du Premier ministre et les membres du gouvernement, les acteurs doivent se mettre, dans les prochains jours, autour d’une table pour discuter de la position à adopter pour la présidence de la transition. Cela pour deux raisons : éviter le blocage institutionnel et rassurer les Maliens qui veulent que cette question soit tranchée rapidement pour la stabilité même des institutions dela République. Pour une certaine opinion, le sujet ne doit même pas faire l’objet d’un débat. L’accord-cadre du 6 avril 2012, règle en partie le problème. Il est dit dans cet accord que le rôle et la place des membres du Cnrdre seront définis. Ce qui suppose que les membres du Cnrdre auront un statut particulier. Que le Capitaine Sanogo ne pourra en aucune manière prétendre à la présidence de la transition. Il est donc d’office disqualifié pour ce poste. Le vœu dela CEDEAOet d’ailleurs de la communauté internationale, c’est de voir les militaires s’éloigner le plus loin possible du pouvoir politique. Ceci étant un fait, l’autre est la volonté manifeste d’un groupe d’individus qui veulent maintenir le pays dans le chaos pour leurs seuls intérêts. Ceux-ci ne veulent pas entendre parler d’une continuité, même si elle fait le bonheur du Mali. Dioncounda Traoré a fait cas de son intention de sacrifier sa candidature à la présidentielle pour le Mali. On ne peut l’exiger plus d’engagement pour le pays.   Dioncounda : le choix de la junte ? Aussi, le président dela Républiquepar intérim est bien parti pour assurer la présidence de la transition. Le capitaine Sanogo l’aurait bien compris en rendant deux visites de courtoisie en l’espace de deux semaines au président par intérim. Une façon (peut être) de se racheter après ses gaffes et de rappeler aux troupes que le président par intérim demeure le chef suprême des armées. Dioncounda Traoré a su montrer ses qualités de chef en résistant au sabotage de la junte et de ses acolytes. En tous cas, si l’on se réfère au parcours de l’homme, il est le plus probable à faire l’unanimité au sein de la classe politique. Les seuls qui se plaignent aujourd’hui de sa présidence sont les agitateurs dela Copam(Coordination des organisations patriotiques du Mali). De plus en plus, les membres de la junte seraient dans la logique de ne pas s’opposer au choix du Pr Dioncounda Traoré à la présidence de la transition. Mieux, il a le soutien total du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et dela République(FDR), une coalition regroupant les partis les plus représentatifs du paysage politique national et même de l’Assemblée nationale. Si cette dernière reste un des organes de la transition, comme prévu par l’accord-cadre. L’homme qui a dirigé cette institution pendant cinq ans, doit être en mesure de bénéficier de la confiance de ses anciens collègues de l’hémicycle pour mener à bon port la transition. Il faut noter que l’accord cadre prévoit la prolongation du mandat des députés jusqu’à la fin de la transition.   Idrissa Maïga

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Commentaires (21)

User
BADRA
BADRA 15 ans
Cher TOUS, Avant de se réclamer défenseur ou contre les putschistes du 22/03/2012, quel est le malien, à ce jour, pouvant nous indiquer les informations ci-après sur CNDRE : • Son acte de création ; • Son statut ; • Ses missions ; • Sa composition ; • Son organisation etc… Ainsi, ces différentes précisions pourraient nous permettre d’apprécier sa légalité, légitimité d’engager, à travers un « accord cadre », le peuple malien auprès d’instances internationales d’une part et d’autre part sa capacité technique et opérationnelle à jouer un rôle majeur pendant la prochaine convention des forces vives et la transition qui s’annonce inexorablement. Salutations à tous. Aliou TRAORE
toure
toure 15 ans
Monsieur Toure je me permet de vous poser quelques questions 1 es ce que la junte a ete elu par des Malien? 2 si les militaires Maliens abandonnent le front tu crois que la CEDEAO est dingue pour etre au devant de la sene de guerre?? 3 depuis plus d un mois le nord est occuper qu a fait l armee malienne pour liberer le nord? 4 meme question pour la junte? VOUS croyer vraiment que la Cedeao va nous donner son materiel pour qu on abandonne aux mains des rebelles comme le sien? SI la Cedeao ne frolle pas le sol du mali oublier le nord je suis nordist mais je suis desoler c est la verite c est riducule d entendre dire aucun soldat etranger ne frolera le sol du mali comme si les rebelles qui l occupent depuis janvier en on le droit il est temp d ouvrir les yeux sans la Cedeao vous etes foutu.
TOURE
TOURE 15 ans
DECISION DE LA CEDEAO A REJETER TOTALEMENT . QUE CES CHEFS D'ETAT SACHENT QU'AUCUN D'ENTRE EUX N'A ETE UN ELU ICI AU MALI . LE DESTIN DU MALI SE TRAITE PAR LES ENFANTS DU MALI , ET PAS AUTREMENT ! SI CASQUES BLANCS IL Y A , CONDUISEZ CES VAURIENS AU NORD OU IL Y A URGENCES ET RESURGENCES , ET NON PAS DANS LE SUD DU MALI A BAMAKO ! REVEILLEZ VOUS DIGNES FILS DU MALI ! LA CEDEAO , L'ONU ET LA FRANCE PREPARENT UN GROS CAFOUILLAGE AU SUD DU MALI POUR BIEN PREPARER LEUR TACTIQUES DE SUCEURS DE PETROLE ! ILS PREPARENT UN GROS DESORDRE NON PAS AU NORD MAIS AU SUD ! QU'ALLAH NOUS PRESERVE DU PIRE DE CES VAMPIRES DE PETROLE ! N ACCEPTONS AUCUN SOLDAT ECOMOG AU MALI ! SI NON , ON LE REGRETTERA AMEREMENT ET LONGTEMPS ! A MOINS QUE DIEU VEUILLE NOUS EPROUVER ENCORE PLUS ! LA CEDEAO DIRECTEMENT ET IMMEDIATEMENT A GAO TOMBOUCTOU KIDAL TESSALIT AGUELHOC MENAKA BOUREM ANSONGO ANDERRAMBOUKANRE ANEFIS LERE TAOUDENIT ! PAS BAMAKO ! ATTENTION AU PIEGE DE FAIRE PERDURER LA CRISE PETROLIERE ! REFUSONS ET REJETONS EN TOTALITE CES ORDRES POLITIQUES NON NEGOCIES DE DIRIGEANTS ETRANGERS EN MATIERE DE DESTINEE DU MALI ! NOUS PREFERONS ANSARDINE OU AQMI , A UN NON RESPECT DU PEUPLE TOUT ENTIER ! LA CEDEAO DES EMBARGOS COMMUNAUTAIRES OU DE L'ASSISTANCE COMMUNAUTAIRE ? AU MOMENT VENU , NOUS Y REVIENDRONS DIGNES ET FIERS CITOYENS DU MALI !
TOUAREG
TOUAREG 15 ans
Dioncounda Président Sanogo au Nord
TOURE
TOURE 15 ans
NOUS DEMANDONS A ALLASSANE OUATTARA D'AVOIR UN MINIMUM DE CONSIDERATION POUR L’ARMEE MALIENNE. QU' IL SACHE QU'IL NE POURRA JAMAIS METTRE LE CAPITAINE SANOGO ET SES HOMMES HORS DU PROCESSUS. PENSE-t-IL QUE LES SOLDATS DE LA CEDEAO POURONT COMBATTRE DANS LE DESERT MALIEN ? NON, PARCEQU'ILS N'ONT PAS REçU CETTE FORMATION. L'ARMEE MALIENNE SEULE PEUT ACCOMPLIR CE DEVOIR REGALIEN . SI M OUATTARA NE CHANGE PAS SA MANIERE DE GERER LE DOSSIER MALIEN, NOUS, PEUPLE MALIEN ALLONS DEMANDER ENERGIQUEMENT LE RETOUR DE LA JUNTE A LA TETE DE L'ETAT ET LUI DEMANDER DE METTRE TOUS SES EMBARGOTS DONT IL DISPOSE EN MARCHE TOTAL. JE NE PEUX PAS COMPRENDRE QUE DES MILITAIRES DEPOSENT UN PRESIDENT POUR DES RAISONS BIEN CONNUES ET QU'ON LEUR DEMANDE DE RETOURNER A KATI COMME DES CHIOS. JE LEUR DEMANDE DE REFUSER CELA CATEGORIQUEMENT SANS DETOUR. AUCUN SOLDAT DE CEDEAO N'ATTERIRA A BAMAKO POUR UNE QUELCONQUE MISSION DE SECURITE. NOTRE ARMEE PEUT SECURISER SON PEUPLE ET SA TRANSITION. YEWOLIYA WEMON.
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