Concertations nationales : L’ADPS dit non

12

L’Alliance des démocrates patriotes pour la sortie de crise (ADPS) a annoncé hier 21 novembre 2012, qu’elle ne participera pas à la concertation nationale prévue à Bamako du 26 au 28 novembre prochains. L’annonce a été faite au siège de la Convention nationale pour une Afrique solidaire- Faso Hèrè (Cnas Fh) au cours d’une conférence de presse animée par Edmond Dembélé, Secrétaire politique de la Cnas Fh, Nouhoum Sarr, président du parti Fad et Ibrahim Timbo, secrétaire général de l’Ajda-Mali, tous membres l’ADPS qui regroupe 15 partis politiques et 20 associations.

Soumana Sacko

«Il est important de reporter les concertations nationales prévues du 26 au 28 novembre prochains », selon le Secrétaire politique de la Convention nationale pour une Afrique solidaire (Cnas Fh), Edmond Dembélé, un des conférenciers. Selon lui, « les concertations actuelles viennent mal à propos et elles ont été préparées dans une logique d’exclusion. Elles sont partielles et partiales, elles ne sont pas participatives : les régions ne sont pas représentées, tous les regroupements politiques et des pans entiers de la société civile n’ont pas été impliqués ni dans l’élaboration des termes de référence ni dans la préparation des documents thématiques et la représentativité de certaines organisations n’est pas établie », a-t-il dit.

Mieux, Edmond Dembélé a indiqué que ces concertations seront une audition de la parole de Bamako au mépris de la parole de toute la majorité du Mali. C’est pourquoi l’ADPS ne participera pas à ces concertations de marginalisation et d’exclusion, a déclaré Dembélé. Toutefois, l’ADPS propose l’organisation d’un grand forum inclusif de toutes les sensibilités, en la forme d’un congrès extraordinaire du Peuple Malien, dès que les zones nord du Mali seront libérées des rebelles et de leurs complices terroristes. Le conférencier a souhaité l’élaboration d’une feuille de route par le gouvernement et à soumettre à tous les partis politiques, à la société civile et à toutes les sensibilités et enfin à l’Assemblée Nationale pour appréciation et approbation.

Tout en reconnaissant le rôle important que joue la Communauté Internationale pour la mobilisation en faveur de notre pays, l’ADPS, à travers cette conférence a invité les autorités du Mali à prendre l’initiative politique et diplomatique du processus et des décisions de règlement de la crise du nord du Mali. L’objectif de la rencontre de ce mercredi avec la presse était d’évoquer des propositions au gouvernement du Mali pour la résolution de la crise sécuritaire, a précisé le conférencier Edmond Dembélé. A noter que l’ADPS est parmi les premiers regroupements à prôner un congrès du peuple malien. « Dès le 26 mars 2012, l’ADPS, composé de 15 partis politiques et 20 associations, a été le premier regroupement à demander aux forces vives de la nation à se retrouver en un congrès extraordinaire du Peuple malien pour convenir des modalités de gestion de la transition. A l’époque, on voulait que ce congrès se tienne au mois de mai 2012, en tout cas avant la fin de l’intérim. Mais cela n’a pu se faire.

Les autres propositions de l’ADPS sont : récuser le médiateur de la CEDEAO car il applique une approche contraire aux intérêts du Mali. Ensuite refuser toute négociation avec le MNLA et Ançardine. Le président du Fond Africain pour le développement (Fad) Nouhoum Sarr a signalé que l’Adps, organisera peut être le 1er décembre, une table-ronde pour élaborer un Manifeste pour la Nation Malienne. l’ADPS, dit-il, invite les forces vives de la nation, les forces progressistes républicaines et démocratiques à se retrouver rapidement autour d’une table ronde pour construire les balises d’une refondation démocratique au Mali. Le secrétaire général de l’Association jeunesse de l’Avenir du Mali (Ajda-Mali), Ibrahim Timbo a souhaité l’organisation des élections après la libération des territoires illégale- ment occupés par les rebelles et terroristes. L’ADPS estime que les amis sincères du Mali et tous les maliens qui sont soucieux des intérêts du Mali doivent aider l’armée nationale (appuyée militaire- ment par la Communauté Internationale mais sous contrôle politique malien) et les autorités à libérer rapidement les zones du nord du Mali, illégalement occupées par les rebelles, terroristes, jihadistes et narco-trafiquants. Selon Ibrahima Timbo, vouloir organiser les élections uniquement dans les zones sud du pays en délaissant les zones du nord, ce serait consacrer la partition du pays et tomber dans le piège des ennemis. Une telle dynamique constitue un crime qu’il faut dénoncer avec la plus grande rigueur, a-t-il indiqué.

Aguibou Sogodogo

Commentaires via Facebook :

12 COMMENTAIRES

  1. Je suis sur que ce pays na plus d’avenir, car je ne comprends pas ceux que le premier ministre est entrait de faire en se contredisant tout les jours. IL disait personne ne viendra libérée se pays a la place de non forces armés et aujourd’hui il dit le contraire à quand un homme de parole pour ce pays ? Ou bien il était sous informé par ses complices SANOGO et DICKO. Se qui est arrivé au Général Moussa TRAORE en 1991 et a ATT en 2012 ne va pas l’échappé. Il connait très mal le Mali et le malien. D’après Alpha BLONDI ont applaudit pour te faire monté sur l’arbre après ont applaudit pour te faire descendre. Le PM.na jamais été un premier ministre de transition car pour moi un premier ministre de transition doit être d’abord quelqu’un d’impartial et transparent. Je voulais qu’il renonce a tout les anciens systèmes, c’est à dire nous dire a combien un ministre est payé au Mali? A combien il est rémunéré? Nous dire aussi si un ministre est en déplacement les frais de déplacement coûte combien au pays? Car je voie si un ministre se déplace il est accompagné par des dizaines de V8 comme au temps d’ATT. Hors nous vivons dans un pays pauvre; tout les maliens voient que non militaires se déplacent avec ces même V8 en masse. Je voulais qu’il nous dise ses militaires fonts quoi avec ses grosses cylindrés dans un pays pauvre comme le Mali, et que la consommation et l’entretien coutent chers. nous voulons qu’il nous dise combien est payé un Directeur , un sécréteur général dans un ministère et quels sont leurs droits en terme de déplacement pour rassuré la population et semer la confiance entre nous les pauvres et les Hommes aux pouvoirs que des ministres, des Directeurs, des Généraux , des Capitaines, des Colonels, des lieutenants, des commissaires, des Douaniers, des inspecteurs, des présidents par intérims des premiers ministre au plait pouvoir deviennent Milliardaires au détriment des pauvres citoyens qui se tuent entre eux sans cherché a comprendre parce que tu es leurs proches ou parce que tu viens de leurs région et non de te soutenir a travers tes dits et tes actes. Merci à vous les INTERNAUTES dans un pays ou les gens changent : de langage, de soutien et de promesse pour des intérêts personnels. Car il y’a des chefs religieux aujourd’hui milliardaire dans se pays !!!! Étant donnée en 1990 ils ne se sont jamais intéressé de la politique ni du pouvoir et en 2002 ils étaient tous porche ou même conseillers du président ATT !!! Et aujourd’hui ils sont devenues alliés et complices avec le premier ministre et le capitaine SANOGO pour leurs propres intérêt et non l’intérêt de Dieu ou de la nation, que nous les pauvres villageois non informés non instruis et qu’ont ne voient pas loin de notre nez passent notre temps à lès applaudir soit disant Musulman !!! Et d’ailleurs ces même musulmans disaient au Général Moussa de coupé les mains des voleurs, de tué ceux qu’ils fonts l’adultères étant mariés, de n’est pas avoirs de l’argent qui dépasse 10 millions de n’est pas acheté des voiture dont la valeur dépasse 5 millions aujourd’hui ils sont tous MILLIARDAIRES avec des véhicules dont la valeur dépasse les 60 millions. Nous vivons donc dans quel pays MUSULMAN ??? Pour faire dormir la conscience des pauvres ???Car il dit chaque fois aux pauvres que demain vous appartenez pour lès soulager et continuer a menacés les leaders politiques avec ces pauvres pour dire que le politique ne doit rien décidé sans nous ???
    Personne ne peut dire que la politique se faite avec la religion, car les blancs l’ont tentés aux 18 ième siècles ou tout étais basé sur la religion et on est face a cet exemple en Tunisie et en Egypte….Mais le temps restera le meilleur juge…

  2. CE DONT L’ONU,L’ EUROPE, LES AMERICAINS ONT PEURE;CE SONT LES AMALGAMES, LES VIOLES, LES BETTISES HUMAINE,QUI PEUVENT ETRE COMMISES DANS CE NORD ET EFFECTIVEMENT SANS ETRE MALIEN JE DENOTE DANS LES ECRIS DE LA PLUPART DES INTERVENANT QUI EUX SONT MALIEN DU SUD ET DE TOUTE FAçon noir afriqu’UN LEURS SOUTIENT AU MUJAO ET LA HAINE DU TUAREG.

  3. Au Dr. Ag Rhissa….

    Pour en revenir à nos chameaux d’hier…par rapport à la NÉGOCIATION avant la guerre ….

    Voilà ce que vous avez écrit hier … en réponse à mon commentaire …

    « UNE DES CONDITIONS DE LA NÉGOCIATION AVEC LES GROUPES ARMÉS C’EST ACCEPTER LES LOIS DE LA RÉPUBLIQUE DU MALI ET LES LOIS INTERNATIONALES ET SE PLIER A LA JUSTICE SI ELLE LE DEMANDE. »

    Voilà ma question ou réponse …

    Dr. Ag Rhissa …

    EN ÉCHANGE DE QUOI PENSEZ VOUS QUE LES HORS-LA-LOI QUI ONT FAIT FUIRE TOUTE UNE ARMÉE DE « VAILLANTS SOLDATS »…AU POINT OU ILS SONT ALLER DÉTRÔNER LEUR PROPRE ÉTAT POUR LE REDRESSER????

    QU’EST CE QU’ON PEUT LEUR OFFRIR???
    SANOGO ET LE CNDR…J’ESPERE 😆 😆 😆 😆

    BON … SÉRIEUSEMENT PARLÉ … QU’EST CE QUE DES FUYARDS ONT À OFFRIR???

    Moussa Ag, qui tiens à comprendre ce que le Mali…AVEC SON ARMÉE DE FUYARDS…peut offrir aux VAINQUEURS POUR QU’ILS ACCEPTENT ÊTRE DES VAINCUS…

    • Bonsoir,
      Merci Moussa Ag pour votre commentaire et la question associée.

      Sachez que les négociations sont incontournables pour que les différentes parties prenantes, comme elles doivent toutes accepter la condition d’indivisibilité du Mali, puissent comprendre leurs différends, réfléchir au futur souhaité et s’entendre sur les problématiques consensuelles et éventuellement les grandes lignes des solutions à y apporter.

      Les problématiques ou revendications consensuelles seront traitées d’un commun accord entre les parties prenantes.

      Par exemple, pourront être consensuelles des problématiques liées à la bonne gouvernance de la décentralisation, au développement équitable et l’intégration équitable des communautés dans un environnement démocratique, décentralisé et sécurisé.

      En fait, lors de la négociation portant sur le devenir du Mali, il s’agit pour les parties prenantes de s’offrir mutuellement ce consensus sur des problématiques à traiter et plus tard disposer de mécanismes de contrôle de ce sur quoi elles se seront entendues. Donc, l’une n’offre pas à l’autre, victorieuse ou vaincue, en principe, elles s’offrent mutuellement.

      Les Maliens doivent ensemble réfléchir sur le futur souhaité et construire durablement le pays dans l’unité en négociant l’organisation de ce processus de construction.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
      E-mail: [email protected]

  4. je ne suis pas d’un parti mais je suis tout à fait d’accord avec l’ADPS. Cette concertation n’est pas transparente. je rajoute qu’elle n’a aucun sens sauf que certains participants qui le soutiennent sont entrain de se positionner pour coccuper des poste dans les organes farfélues annoncées. Toutes choses qui allourdira les charges du Mali au détriment du peuple. je demande vivement au PM et au président d’être conséquent et ne jamais accepter la mise en place d’autres organes non nécessaires.

  5. En periode, les gens doivent nécessairement multiplier les rencontres pour trouver une solution.Vous voyez les pays Européens sur la crise devant leurs portes?

  6. SE CONNAITRE POUR VIVRE, MIEUX, ENSEMBLE

    Bonjour,
    Merci pour vos contributions pour sortir le Mali de la crise.

    Certains se posent des questions sur moi, telles que :
    qui est ce Monsieur ? Pourquoi, n’intervient-il que maintenant ? Est-il opportuniste ? N’a-t-il pas de connexion avec le MNLA ou Ansar Dine ou autre ?

    Je suis Touareg, de père Malien et de mère Nigérienne, Habitant en France.

    En tant que Touareg, mes parents, pratiquant le nomadisme, ont habité alternativement au Mali et au Niger (région de Tillabery). Une partie de mes parents habite dans la région de Gao (côté père) et une autre dans la région de Tillabery (côté mère).

    J’ai effectué mes études jusqu’au Bac au Mali et les études supérieures, y compris le doctorat sur l’informatique et les TIC, en France.

    Plusieurs de mes promotionnaires, frères et amis, travaillent actuellement dans l’administration du Mali.

    Je ne suis pas un opportuniste. Ma bonne foi, c’est l’honnêteté que j’ai en moi et le courage de ma conviction.

    Je n’ai aucune connexion avec le MNLA ni Ansar Dine ni aucun groupe islamiste ou terroriste.

    Je suis un Touareg qui est convaincu de son choix et qui souhaite attirer l’attention sur les différents amalgames à éviter et les moyens pour sortir de la crise Malienne et sur le fait que la seule route d’espoir pour le Mali, c’est l’unité et la réconciliation nationales dans un climat de paix et sécurité durables sans terrorisme.

    Comme vous le savez, j’écris beaucoup et je publie sur internet sur le développement durable et équitable, les TIC mais aussi sur des sujets divers.

    J’étais, en 2011/12, l’expert NTIC du forum international FIJEV et conférencier invité au forum de Saint-Étienne sur l’information et la gouvernance pour le développement durable, préparatoires à la conférence internationale RIO+20. Ces forums étaient co-présidés par le Secrétaire Général de l’organisation internationale de la francophonie et le Président du Niger.

    Je mets en avant la négociation comme solution de sortie de crise la plus honorable pour tous en garantissant l’unité et la réconciliation entre Maliens.

    Vous savez depuis 2010/2011, j’avais écrit aux chefs d’États de la zone Sahel pour leur proposer un programme communautaire pour le développement durable de cette zone et pour la lutte contre l’insécurité et le terrorisme.

    J’ai rencontré le Président ATT, en juillet 2011, concernant ce programme, il m’avait promis qu’il allait l’appliquer au Mali et le soumettre aux pays de la zone sahel. Ce qu’il n’a pas du tout fait.

    Dommage, s’il avait appliqué ce programme, au Mali, peut être que le Mali ne connaitrait pas cette crise.

    Depuis juin 2012, j’ai envoyé à la CEDEAO, au médiateur, au Président et au Premier Ministre du Mali ma proposition de sortie de crise.

    J’ai écrit une lettre ouverte au MNLA pour leur demander d’éviter leurs dérives et de rejoindre la famille Malienne.

    Je viens d’écrire une lettre ouverte, à son excellence Monsieur le Président du Mali, au médiateur, au gouvernement du Mali, à la commission nationale des concertations nationales et aux Maliens, pour leur PROPOSER :

    UN GUIDE ET UNE PLATEFORME DE CONCERTATIONS NATIONALES ET DE NÉGOCIATION POUR UNE SORTIE DURABLE ET HONORABLE DE LA CRISE AU MALIENNE.

    Ce n’est qu’ensemble, à travers la participation, que les Maliens devront inventer et créer le futur qu’ils souhaitent pour eux et pour leurs enfants.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: [email protected]

    • Dr. Ag Rhissa …

      Je ne suis pas de votre opinion par rapport à ces fameuses négociations….mais j’apprécie vos efforts…

      Pour ce qui est de opportuniste et MNLA ou ANSARDINE … je ne vois pas pourquoi vous vous en “souciez”…
      LES OPINIONS DES UNS ET DES AUTRES IMPORTENT PEU QUAND ON A LA CONSCIENCE TRANQUILLE ….vous êtes le seul a connaître vos vrais intentions et ce que vous avez dans le cœur …

      nous qui ne vous connaissons pas … doivent seulement vous juger par vos propos et vos actes … ET IL SERAIT MALHONNÊTE SUR CETTE BASE DE VOUS TRAITER DE CECI OU CELA CONTRE LE MALI ET SES INTÉRÊTS…or les malhonnêtes ….

      Certaines choses sont simplement entre l’être humain et le BON DIEU …

      Pour vous rassurer… on me traitait de “REBEL” … moi Moussa Ag…. d’où ça vient ça? Moussa ? Ou Ag ? 😆 😆 😆 😆

      Maudit de MNLA… tu nous as posé des problèmes deh!!!!

      Moussa Ag, qui critique beaucoup les figures publiques ou ceux qui desirent etre figures publiques …mais seulement surla base de leur actions et propos … rien d’autres…

      • Bonjour,
        Merci Moussa Ag pour votre commentaire et aussi pour votre temoignage.

        Merci d’apprécier mes efforts en faveur des négociations. Sachez qu’elles sont incontournables pour que les différentes parties prenantes, comme elles doivent toutes accepter la condition d’indivisibilité du Mali, puissent comprendre leurs différends et s’entendre sur les solutions consensuelles à y apporter.

        Concernant le comportement de certains envers les touaregs en faisant l’amalgame que tout touareg est du MNLA ou d’Ansar Dine ou est terroriste ou est rebelle, je ne serai jamais d’accord sur un tel amalgame même si ma conscience est tranquille par rapport à ce que je suis et à ce que je fais (mes actes).

        Je ne suis pas du tout rassuré de savoir qu’on vous a traité de la même façon, au contraire.

        Comme vous le dites, j’ai effectivement la conscience tranquille mais j’appelle à la tolérance, au refus des amalgames et à l’ouverture du cœur de tout un chacun pour s’accepter et vivre ensemble dans la différence.

        L’intégration multiethnique est la richesse historique du Mali et doit le demeurer.

        La réconciliation nationale entre Maliens commence par des petits pas de ce type, l’ouverture (l’acceptation des autres dans la différence), la tolérance et le refus des amalgames.

        Bien cordialement
        Dr ANASSER AG RHISSA
        EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
        E-mail: [email protected]

  7. Crise, nation et pouvoir: le Mali qui s’affaisse.

    Au moment où le combat de coq s’estompe entre le Mnla et le Mujao à Ménaka, Romano Prodi, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu pour le Sahel estime à septembre 2013 la date d’une éventuelle intervention militaire étrangère au Mali.

    Diversion ou réelle estimation?

    En tout cas, ce délai grand format contraste avec les accélérations des événements politiques, diplomatiques et militaires des dernières semaines qui se sont achevés à Abuja le 11 novembre 2012 par l’adoption d’un “concept d’opération” devant être défendu à l’Onu par les pays africains en faveur d’une action militaire étrangère au nord du Mali.

    Par ailleurs l’union européenne, en posant quatre conditions au Mali, pour reprendre la plénitude de sa coopération avec le Mali, emboîte le pas aux États-Unis d’Amérique pour ce qui est le respect de la légalité constitutionnelle au Mali.

    Elle posent comme conditions, entre autres, l’organisation des élections et la mise à l’écart des putschistes du 22 mars dans l’exercice du pouvoir transitoire pour bénéficier de la plénitude de l’aide européenne.

    Les maliens à travers CMD et ses gouvernements de copains familiaux, Dioncounda Traoré et les membres du Cnrdre ne cessent de défier américains et européens pour saboter chaque jour la légalité constitutionnelle au Mali et faire la promotion de l’illégalité militaire et civile à travers la carte blanche donnée à l’organisation illégale qu’est le Cnrdre, ses membres et ses partis et associations politiques supporteurs, dans la conduite des affaires de la transition politique au Mali.

    Leur dernière trouvaille, ce sont les “concertations nationales” ou sa mascarade qu’ils veulent substituer à notre constitution pour diriger le Mali dès le 26 novembre 2012, au moment même ou tout le monde s’active pour aider le Mali, malgré la panne de légalité constitutionnelle déjà inquiétante dans le pays.

    C’est un véritable pied de nez à tous ceux qui aspirent à voir un Mali démocratique.

    Du coup notre pays, avec les souffles du chaud et du froid des dirigeants de la transition politique, n’est plus crédible au yeux de nos partenaires européens et américains.

    C’est pour cela qu’ils nous la jouent eux aussi à l’envers, en nous imposant la négociation contre nature avec les criminels du Mnla, qu’ils savent non sérieux et non crédibles également.

    Mais entre nous quelle est la différence entre non crédible et non crédible?

    Franchement rien!

    Donc le Mnla requinqué par ces appels à négociation a commis l’erreur aussi arrogante que fatale de s’attaquer au Mujao, c’est à dire son grand frère et le résultat n’est pas du tout beau à voir: un véritable carnage à Ménaka, un peu comme Aguelhoc élevé à la puissance deux.

    Blaise Compaoré se prend trop au sérieux avec ces guignols du Mnla crime, qui deviennent du coup ses enfants adoptifs un peu trop gâtés.

    CMD le grand troubadour de la transition qui rêve de diriger le Mali comme président après l’avoir fait comme premier ministre “pleins pouvoirs nuls”, multiplie les contradictions et les voyages inutiles pour finalement revenir à la cage négociation avec le Mnla et Ansardine (après tant de crimes abominables de ces deux organisations criminelles), c’est à dire exactement au même stade où se trouvaient ATT et son régime juste avant le coup d’état qui les ont balayés le 22 mars 2012.

    22 mars 2012, 22 novembre 2012, cela fait 8 mois jour pour jour que le Mali tourne en rond sans avoir ni une orientation claire sur la conduite de la transition politique incrédule (qu’on n’aurait j’aimais entammé simplement en refusant le coup d’état stupide, inutile et dangereux pour notre pays) ni une vision claire pour régler le problème du nord (guerre ou négociation même l’Onu ne le sait plus malgré l’activisme de François Hollande, car le Romano Prodi le prédit pour septembre 2013 si jamais guerre il y aura).

    Mais le Mali a perdu entre temps et bêtement, sa démocratie, sa stabilité politique, sa cohésion sociale et son dynamisme économique, le pays qui était à genou s’affaisse maintenant sur lui même comme un loup servier s’écroule sous les balles de chasseurs professionnels.

    Chaque jour que Dieu fait, les populations du nord du Mali souffrent en majuscule alors que Bamako et ses responsables politiques et militaires brillent en minuscule par une incrédule irresponsabilité qui me laisse pantois.

    Ainsi va le pays de Soundiata Keita et de Modibo Keita.
    Quel gâchis!

  8. Des concertations pour quoi faire ? Des concertations pour quoi dire qui n’a pas encore été dit ? Pourquoi vouloir coûte que coûte réunir tout le Mali juste pour affirmer ce sur quoi tout le monde est d’accord, c’est-à-dire la libération du nord et l’organisation d’élections crédibles ? Soyons logique, c’est du gaspillage de temps et d’argent.

Comments are closed.