Conférence des Cadres de la Cds-Mogotiguiya à Bougouni : Le Président Blaise Sangaré explique le projet de constitution

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La Conférence des cadres de la Convention Sociale Démocrate (Cds-Mogotiguiya) s’est tenue, le dimanche 28 mai 2023 dans la salle de conférences du Conseil de cercle de Bougouni. Au cœur des échanges : le projet de constitution qui sera soumis au référendum le 18 juin 2023.

Ca A tout seigneur, tout honneur ! Le président de la Cds-Mogotiguiya, Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise, a été honoré par Colonel Assimi Goïta qui l’a nommé en qualité de membre de la Commission de finalisation du projet de constitution. Quoi de plus normal -ou plutôt logique – qu’il appelle à son tour les cadres et militants de son parti à voter pour un oui massif au cours du Référendum du 18 juin 2023 après les avoir édifiés sur le texte ! Son message a été reçu cinq sur cinq, à en juger par la grande mobilisation constatée, lors de la Conférence régionale des cadres tenue à cet effet le dimanche 28 mai 2023 au Conseil de cercle de Bougouni. En plus des nombreux militants Cds-Mogotiguiya, on notait la présence des autorités coutumières et religieuses, du représentant de la société civile, de plusieurs maires des communes de la région de Bougouni et des délégations  venues de Koutiala et de Sikasso.

Blaise Sangaré a édifié et rassuré les cadres et militants de son parti sur le contenu et les grandes avancées politiques de «ce texte juridique suprême du Mali duquel découleront toutes les autres reformes. Son entrée en vigueur donnera le top départ de l’agenda général du retour à un ordre constitutionnel normal et donnera libre cours à toutes les activités politiques tendant surtout pour les partis politiques à conquérir le pouvoir dans ses différents compartiments».

Au cours des débats d’une grande richesse, les participants ont tour à tour posé des questions relatives au contenu du projet, notamment sur la laïcité, le Parlement, le Sénat, la Cour constitutionnelle, le nomadisme des élus. Toutes les questions ont été répondues avec une parfaite aisance par le président Blaise Sangaré, «tribun et communicant hors-pair» très visiblement requinqué et motivé par la mobilisation exceptionnelle de ses nombreux militants et sympathisants du Banimonotié.

Un exemplaire du projet a été offert à chaque participant dans la salle pour le lire et le faire lire par un ami, un voisin, en vue de faire une meilleure vulgarisation des dispositions de ce «texte juridique suprême du Mali», selon la belle expression de Blaise Sangaré.

Pour lui, cette journée spéciale a été encore une fière occasion pour les militants Cds de tester encore davantage la solidité, le leadership et la représentativité de ce parti à sa dimension régionale. «La présente conférence symbolise la mise en synergie politique des volontés et des actions de la nouvelle circonscription administrative, homogène, riche et enviée de Bougouni».

En effet depuis sa création un jour béni de janvier 1996 en son 7è  jour, la Cds-Mogotiguiya s’est installée dans l’optique de la démocratie, le République et le droit. «Par sa constance et sa persévérance et toujours convaincu du respect des règles, nous sacrifions encore ce matin, à la mission première d’un parti politique, celle de l’information, de la formation de l’esprit des citoyens et leur encadrement dans la quête de leurs droits et l’exercice de leurs devoirs.»

Bacary Camara

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Honorable Konaté Maïmouna Mariko : Un leadership féminin légitimement assumé !

Certaines interventions sur la “laïcité”, thème-phare de la journée, ont particulièrement retenu l’attention des participants. Il s’agit de celle du Maire Cds de Bougouni, du président du Conseil de cercle et, enfin, d’une grande battante du parti au leadership fortement assumé : Honorable Mme Konaté Maïmouna Mariko.

Après les remerciements d’usage aux participants, particulièrement les femmes Cds-Mogotiguiya, elle a surtout insisté sur les vertus cardinales de ce que l’on appelle la «laïcité» dans notre pays, avant de montrer du doigt la présence d’une délégation chrétienne dans la salle. A son avis, la religion ne doit pas être une camisole de force, car chacun est libre de pratiquer la religion de son choix, mais dans le pur respect de celle des autres.

Ce pays, dit-elle, appartient au même degré à toutes les confessions religieuses et nous devons tous veiller au respect rigoureux de la laïcité, gage indéniable de la paix et de la stabilité au Mali.

B.C

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