Université de Kabala : Le règne insolent d’une mafia financière

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Accès au complexe universitaire de Kabala : Un véritable casse tête pour les étudiants
Une vue de l'Université de Kabala

Marchés fictifs, pressions et chantage, violation des procédures, commissions et retro commissions. Aucun qualificatif ne saura traduire les pratiques délinquances de la mafia financière qui s’est installée au cœur de la gestion des ressources  de l’Université de Kabala. A l’index ? Deux cadres des services financiers qui ont jusqu’ici réussi à endormir le  Pr Maki Samaké, Recteur  de l’Université et le reste de son administration. Le réseau savamment monté, opère en toute impunité et au péril des intérêts de l’Université qui croule sous le poids des défaillances dans l’exécution des différents marchés.

De l’aveu des responsables techniques de l’Université que nous avons rencontrés, il ressort que de la rénovation des anciens bâtiments à la réalisation des logements destinés au personnel chinois de l’Institut, les marchés ont été attribués à des entreprises qui n’ont aucune compétence technique. « Aujourd’hui, on ne peut réceptionner aucun chantier parce que les travaux sont de très mauvaises qualité »

Comment donc ces marchés ont-ils été attribués ? Selon nos sources, le système mis en place ici est très simple. Les soumissionnaires auraient versé des dessous de table à deux responsables des services financiers dont nous tairons les noms pour l’instant.

Les mêmes sources nous expliquent que malgré qu’ils aient perçu les commissions, les deux cadres des services financiers continuent à mettre la pression, exigeant d’autres versements avant de réceptionner les travaux. En plus de ces cas survenus autour des marchés de rénovation, les deux escrocs ont inventé une nouvelle pratique plus pernicieuse.

Elle consiste à créer des marchés fictifs de fourniture de consommables.

Selon nos sources, ces marchés jamais exécutés, mais payés à la caisse, portent sur  plusieurs dizaines de millions.

Contacté au téléphone, le chef service financier M. Aladji Dicko, nie simplement les faits et raconte que sa gestion est transparente. Des déclarations farfelues sur des faits réels que nous ne tarderons pas à démontrer. Comment M. Dicko a passé des marchés fictifs avec une société de la place ? Combien ont-ils perçu en tout de commissions ? De qui ont-ils perçu les sous ? Que s’est-il réellement passé dans l’affaire des 2000 table-bancs ? Nous y reviendrons et avec force détails.

A suivre donc !!!

Harouna Niang

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