Des réactions au mémorandum-contribution du Parena a la stabilité du pays : « Une Cellule noire, installée au cœur du gouvernement, distribue tâches et consignes pour discréditer la contribution du Bélier Blanc »

3

Depuis la publication de son Mémorandum-contribution à la stabilité du pays et à la sortie de la crise politique et institutionnelle, le Parena est l’objet d’attaques sur différents plateaux d’échanges.

On a l’impression qu’une Cellule noire,  installée au cœur du gouvernement, distribue tâches et consignes pour discréditer la contribution du Bélier Blanc. Sans souligner la moindre remarque sur aucun des douze paragraphes du Mémorandum, les animateurs et les commanditaires de la cellule noire se livrent au dénigrement, aux mensonges, en prenant outrageusement des libertés avec la vérité historique.

Le document ci-joint est un rappel. Il pourrait rafraîchir la mémoire de ceux qui ne connaissent pas ou feignent d’ignorer les positions de principe du Parena. Oui ! Au Parena, il y a des lignes rouges que nous soulignons, des positions claires sans ambiguïté que nous affirmons, chaque fois que les principes sacro-saints de la démocratie sont bafoués. Cela, que nous soyons au gouvernement ou pas, que l’on soit pour ou contre nous, comme dans l’affaire Kaou N’Djim qui, pour rappel, est un pourfendeur du Parena et du Mouvement démocratique.

Cela n’a pas empêché notre parti de dénoncer ce qu’on a appelé une atteinte grave aux libertés démocratiques, à la liberté d’expression en l’occurrence. Beaucoup de partis se voulant démocratiques, au gouvernement ou non, n’ont pas eu ce courage. Il en fut de même quand le président et le PM de la transition (Bah N’Daou et Moctar Ouane) ont été séquestrés. Lisez la dénonciation du Parena !

Lisez cette déclaration du Parena ! Elle date du 12 juillet 2020. Nous participions au gouvernement à la faveur d’un contrat, l’Accord politique de gouvernement.

Mais nous avons été le premier parti à : dénoncer les tueries des 10 et 11 juillet, dénoncer l’utilisation de la Forsat et exiger la libération des Choguel et autres Kaou N’Djim.

Toutes les affabulations contre le Parena tentent de le déstabiliser, mais il faut plus pour ce faire, car le Parena c’est comme le roseau : il plie mais ne rompt pas.

Cette déclaration publique sur la crise de 2020 est un démenti cinglant à tous ceux qui tentent d’accréditer la thèse que le Parena ne « critique que quand il est hors du gouvernement » ! Il est d’ailleurs le seul à le faire comme l’atteste cet exemple.

Citez un exemple similaire d’un parti politique qui a montré tant de courage et d’attachement aux principes démocratiques, aux valeurs de la République !

Citez un exemple, hier comme aujourd’hui !

Publiez un communiqué d’un seul parti du M5 sur la détérioration de la situation actuelle et exprimant sa compassion vis-à-vis du peuple qui souffre !

Venons-en aux faits : « Une fois au gouvernement, le Parena ne parle plus ». Voilà principalement le reproche qu’on lui fait. Nous montrons par l’exemple du 12 juillet 2020 que même dans le gouvernement, le Parena s’exprime sur des principes. Mais qu’on n’attende pas du Parena qu’il joue le rôle de l’Opposition quand il est au gouvernement. Le fait est que le Parena est un grand abonné à l’opposition (6 ans sur 7 sous IBK, 5 sur 10 sous ATT) mais quand il la quitte, le vide est vite installé, la place laissée par le Parena n’est pas comblée, les autres n’étant pas en général à la hauteur des attentes. C’est ça aussi : la voix du Parena compte ! Ses documents sont élaborés avec sérieux, minutie, avec professionnalisme même! Mais concevez que comme tout parti, le Parena ne joue pas à l’opposition quand il est au pouvoir, il est trop sérieux pour cela.

Tenez ! Aujourd’hui : où sont les ” ni demandeurs, ni preneurs” du M5 ? Qui entend-on ?

Bamako, le 09 novembre 2021

PPR

Mali : Le PARENA monte en première ligne et éclaire sa feuille de route sur la crise politique

Le PARENA livre sa première déclaration, aussi celle d’un parti de gouvernement, avant les partis politiques, organisations internationales, gouvernements occidentaux, suite aux événements tragiques survenus durant ces 48 heures. Confidentiel Afrique publie l’intégralité de cette déclaration signée des mains de Me Amidou Diabaté, une figure historique du Mouvement démocratique de 1991, Ancien Garde des Sceaux, à deux reprises, sous le magistère du président Alpha Oumar Konaré.

DÉCLARATION DU PARENA SUR LA CRISE POLITIQUE AU MALI

Très inquiet de la dégradation de la situation politique, le Parena exprime sa vive préoccupation devant les violences qui ont entrainé pertes en vies humaines, destructions d’édifices publics, pillages et saccages de biens publics et privés.

Il condamne l’usage excessif de la force et les tirs à balles réelles contre des manifestants. Il présente ses condoléances émues aux familles endeuillées et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Le Parena déplore le détournement des missions de la Force Spéciale antiterroriste (FORSAT). Il regrette également les débordements de la manifestation du 10 juillet ayant conduit à l’occupation de la cour et des studios de la radio et de la télévision publiques ainsi que le sac des bureaux de l’Assemblée nationale. Il les condamne.

Profondément attaché, en toutes circonstances, au respect de l’ordre constitutionnel et opposé au chaos, le Parena ne cesse d’œuvrer à la stabilisation du pays.

C’est ainsi que notre parti a très tôt perçu les risques déstabilisateurs de l’arrêt de la Cour constitutionnelle et a prôné le rétablissement des résultats proclamés par l’administration territoriale.

Le Parena est et reste partisan de la résolution de la crise née des dernières législatives par le dialogue dans le respect des libertés démocratiques fondamentales.

Inquiet de la tournure prise par les événements, le Parena recommande :

  1. La libération des leaders de la contestation interpellés les 10 et 11 juillet ;
  2. L’ouverture immédiate d’un dialogue avec le M5-RFP pour négocier une sortie de crise en vue du retour à la stabilité et de la conduite, dans le consensus, des réformes politiques et institutionnelles ;
  3. Le retrait immédiat de la FORSAT du dispositif de maintien de l’ordre ;
  4. L’ouverture d’une enquête indépendante pour situer la responsabilité des morts et des violences des 10 et 11 juillet ;
  5. Suite à la dissolution de fait de la Cour constitutionnelle, la nomination de neuf nouveaux juges par le président de la République en s’appuyant sur les pouvoirs que lui confère la constitution ;
  6. Le respect du cadre démocratique républicain et constitutionnel.

Le Parena lance un vibrant appel aux forces politiques et sociales, à la société civile du Mali à inscrire toutes nos actions dans le cadre de la Constitution et à tout faire pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans le chaos (comme en 2012) que les ennemis du pays ne manqueraient pas d’exploiter.

Bamako, le 12 juillet 2020

P/ Le Comité directeur du Parti pour la Renaissance nationale (PARENA)

Le 1er vice-président

Maître Amidou Diabaté

Commandeur de l’Ordre national

*Par Confidentiel Afrique* 12/07/2020

Commentaires via Facebook :

3 COMMENTAIRES

  1. Bonjour;
    Quel est le poids politique réel du PARENA? A mon avis le PARENA a un degré de nuisance très élevé qui au lieu d’en faire un atout pour le bien du peuple l’utilise toujours pour déstabiliser les gouvernement quand il n’y fait pas partie

  2. Quand on vous envoie un ascenseur, vous devrez le renvoyer à celui qui vous l’a envoyé, mais ces pingouins du PARENA croyaient que le monde les appartient seul, aujourd’hui l’histoire prouve à suffisance que nous avons tous besoin les uns des autres, cela est indéniable. Pauvres politiciens maliens, à quand l’ouverture de vos yeux?
    « Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre. » Winston Churchill.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here