Dr Oumar Mariko, président du parti SADI : «Rendez-moi mes 25 millions FCFA»

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Oumar Mariko
Oumar Mariko

Le président du parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI), Dr Oumar Mariko a animé une conférence de presse hier jeudi 30 août, au Palais de la Culture. Objectif : donner la position de son parti sur la situation politique post-électorale. Une fois de plus, il a réclamé sa caution et appelé le peuple malien à ne pas cautionner ce qu’il a qualifié de « hold-up électoral, coup d’État constitutionnel et institutionnel fait par le régime en place ».

«Nous appelons le peuple malien qui est resté à la maison le 12 août à se lever pour dire non au coup d’État constitutionnel et institutionnel du 29 juillet de Ibrahim Boubacar Keïta, Mohamed Ag Erlaf et de Soumeylou Boubeye Maïga cautionné par Manassa Dagnoko qui se croit au-dessus de la souveraineté du peuple malien au nom duquel, elle rend justice. Par conséquent, le pouvoir issu de cette élection est illégitime et illégal. Le peuple doit résister pour prendre son destin en main » : c’est ce message qu’a livré Dr Oumar Mariko, président du parti SADI, à la presse après avoir fait un diagnostic sans complaisance de la situation politique et sur l’état de gouvernance au Mali depuis l’avènement de la démocratie.

Ensuite Dr Oumar Mariko s’est prononcé sur la présidentielle de cette année.

Il a dénoncé la violation de la loi électorale par les institutions, les fraudes massives, le bourrage des urnes, la prise en charge par l’Etat de seulement deux assesseurs alors que les candidatures à l’élection présidentielle sont individuelles, la situation sécuritaire dans certaines parties du pays, l’absence de l’administration dans plus de 75 arrondissements, etc.

A en croire Dr Mariko, après ces constats, son parti estime qu’il n ‘y a pas eu d’élection présidentielle le 29 juillet dernier. C’est pourquoi, ils ont exigé qu’on leur retourne leur caution. Car pour lui, c’est de l’escroquerie que de prendre 25 millions FCFA  à 24 personnes et ne pas être capable d’organiser une élection transparente et crédible.

« Exiger le remboursement de ma caution est un combat contre l’escroquerie. Nous allons entamer une action judiciaire pour qu’on nous rembourse nos sous », a-t-il déclaré. Avant d’indiquer que la Cour Constitutionnelle a repêché des candidats qui ne devaient pas compétir parmi lesquels, Cheick Modibo Diarra et Me Mountaga Tall.

« Que Manassa Dagnoko ne vienne pas nous pomper l’air en nous faisant la morale ! On veut mettre dans la tête des gens que tout est terminé une fois que la Cour Constitutionnelle a proclamé son verdict. Ce n’est pas vrai, elle n’est ni Dieu, ni les prophètes qui sont contestés. La Cour parle au nom du peuple souverain, ce qui sous-entend que le peuple souverain peut mettre fin à sa décision. Nous prenons acte de sa décision et nous disons à IBK que la Cour ne peut pas le mettre à l’abri de l’action politique », a-t-il laissé entendre. Et d’appeler les partis politiques, la société civile, les syndicats et les associations progressistes à ne pas cautionner ce qu’il a qualifié de « hold-up électoral, coup d’État constitutionnel et institutionnel fait par le régime en place ». Enfin, il les a invités à la reconquête de la souveraineté du Mali.

Moussa Sékou Diaby

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1 commentaire

  1. Le MALI sous tutelle française nous devons nous battre pour la reconquête de notre pays. Chacun à son niveau doit mener sa lutte. Ibk n’a aucun mot à placer face à la France et aux rebelles.

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