Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE) : Une place de 4ème force politique du pays fortement contestée

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Le Secrétaire général des Fare à la cérémonie d’adhésion de l’association Djiguiya Ton : «Nous n’avons plus Kidal et d’autres localités aujourd’hui par la faute des apprentis politiques»

Les FARE, arrivées quatrième  à l’élection présidentielle après les candidats Ibrahim Boubacar Keita du RPM, Soumaila Cissé de l’URD et Dramane Dembélé de l’Adema-Pasj continuent toujours à revendiquer leur place  de 4ème sur l’échiquier politique national. Cela, malgré le départ de cinq de leurs députés sur les six qu’elles ont eus à l’issus des élections législatives de 2013. En toile de fond, une brouille interne née au sein du parti après la présidentielle et les législatives ayant occasionné le départ de certains barons de ce parti à l’image de Zoumana Mory Coulibaly qui avait quitté l’ADEMA pour la création des FARE. Ce gabelou s’est, depuis un certain temps, rangé du coté du parti présidentiel où il s’est déjà vu octroyer l’un des postes les plus juteux de l’administration : la direction de l’Office National des Produits Pétroliers (ONAP).

Au lendemain des élections présidentielles et législatives de 2013, les résultats engrangés par les FARE avaient surpris plus d’un, car le coup d’essai aura été un coup de maitre pour le flic en chef Modibo Sidibé et ses supporteurs. Arrivé quatrième à la présidentielle, son parti faisait partie de ceux avec lesquels il fallait désormais compter sur l’échiquier politique national et surtout à l’Assemblée nationale. Car, à la surprise générale, il a obtenu six députés devant le parti SADI qui s’en est sortie avec cinq députés.

Groupe parlementaire FARE-SADI : l’union de la désunion

Après le premier tour de l’élection présidentielle qui a renvoyé les candidats Ibrahim Boubacar Keita du Rassemblement Pour le  Mali (RPM) et Soumaila Cissé de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) au second tour, le candidat des FARE, Modibo Sidibé a décidé de choisir son camp : il a appelé les FARE à voter pour Soumaila Cissé avec qui il avait signé un protocole  d’accord  au niveau du FDR après le coup d’Etat du 22 mars 2012.

Cette démarche  résultera sur le copinage des deux partis dans l’opposition. Mais, au lendemain des élections législatives, certains députés du parti vont adopter un comportement  différent de la  directive donnée par la direction de leur formation politique. Ainsi, contre toute attente ils  formeront un groupe parlementaire avec le parti SADI de Dr Oumar Mariko qui se réclame pourtant  de la majorité. Une situation qui ne durera pas, d’ou la cassure. Les députés FARE, malgré l’appel de leur parti à revenir à de meilleurs sentiments,  vont rester campés sur leur position.

« Nous n’allons pas suivre le parti dans une opposition qui ne nous mènera à rien », confiait l’un d’eux lors d’une rencontre informelle.

C’est pourquoi, depuis cette cassure, les FARE n’ont qu’un seul député, Bakary Woyo Doumbia, député élu à Bougouni qui est resté fidèle aux idéaux du parti.

Même s’il ya quelques mois, sa démission  avait été annoncée,  l’homme est toujours aux FARE. Comme l’atteste sa présence lors de la conférence-débats le samedi 4 avril dernier pour la célébration des deux ans d’existence du parti.

Il faut noter que Bakary Woyo avait été annoncé comme démissionnaire du parti il ya quelques semaines. Des sources proches du parti indiquent que cette démission était due au manque de considération du président du parti Modibo Sidibé à son égard. Même étant le seul député dont peut aujourd’hui se vanter le parti FARE.

Avec son seul député le réalpolitik fait que les FARE, ne peuvent être qu’au creux de la vague. Car dépassés par des jeunes partis comme PRVM-Fasoko qui a deux députés et se trouve au même rang que le parti Yèlèma de l’ancien Premier ministre Moussa Mara.

Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, les dirigeants des Fare continuent de prôner leur 4ème place. Sur la base de quoi ?

En clair, sa place de 4ème sur l’échiquier politique national se trouve contestée aujourd’hui au sein de la classe politique. A moins que les élections communales  et régionales permettent à cette formation politique de retrouver cette place sur le landernau politique national. Sinon, le fossé est grand entre le désir et la réalité.

D. Diama

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3 COMMENTAIRES

  1. Le journaliste DIAMA n’a rien compris en matière d’élection. Juridiquement le parti FARE conserve ses six députés et bénéficie en conséquence des avantages liés à ces députés. La subvention de l’Etat sera octroi au parti FARE comme si le parti possède toujours six député. C’est quand même le parti qui a permis à ces six députés d’être aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

    Les journalistes doivent chercher à rehausser leur niveau de culture, la baisse de niveau est ressentie et les journalistes donnent tous les jours des exemples frappants.

    Les journalistes maliens, dans la grande majorité, font honte.

  2. Mr Diama, la place de 4ième force politique sur l’échiquier politique malien est contesté par qui? iot comme vous qui au mépris de la déontologie journaliste hésite pas à écrire des inepties.

  3. Que dit la loi ,monsieur le journaliste ?les élus restent élus du parti même s’ils transfugent ;donc jusque là les Rares a 6 députés qui dit mieux? :mrgreen:

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