Formation du nouveau gouvernement /*L’accord politique sera signé aujourd’hui à la primature /*Les partants et les non partants

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Dans un communiqué publié hier, mercredi 1er mai 2019, le Premier ministre, Chef de Gouvernement, Docteur Boubou CISSE, invite l’ensemble des Partis politiques et l’ensemble des regroupements de partis politiques à la cérémonie officielle de signature de l’Accord Politique en vue de la formation d’un Gouvernement de mission, le jeudi 2 mai 2019 dans la salle de conférence de la Primature. D’ores et déjà, les informations que nous possédons nous font croire que l’opposition (FSD et COFOP) risque d’aller en rangs dispersés. Au sein du FSD, il y a des partis politiques qui sont prêts à signer ledit accord politique d’une durée de deux ans comme le Parena de Tiébilé Dramé et d’autres ne pas sont pas prêts à signer comme l’URD de Soumaïla Cissé.

Nommé le 22 avril 2019 par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le nouveau Premier ministre, Dr Boubou Cissé a souhaité prendre le temps nécessaire pour la mise en place de son gouvernement de « large ouverture ». Pendant ce temps, les tractations entre la classe politique et le pouvoir se poursuivaient. Le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) et la Coalition des forces patriotiques (COFOP), qui animent l’opposition politique malienne, ne voulaient pas entrer au gouvernement sans un « accord politique et une feuille de route ». C’est désormais chose faite. Car la signature dudit accord politique est prévue pour ce jeudi. « le Premier ministre, Chef de Gouvernement, Docteur Boubou CISSE, invite l’ensemble des Partis politiques et l’ensemble des regroupements de partis politiques à la cérémonie officielle de signature de l’Accord Politique en vue de la formation d’un Gouvernement de mission, le jeudi 2 mai 2019 dans la salle de conférence de la Primature. La mise en place sera terminée à 10 h 45 et la cérémonie débutera à 11 h. La présence de tous les partis et regroupements de partis politiques est vivement souhaitée. Le Premier ministre remercie par ailleurs tous les acteurs politiques qui ont bien voulu le recevoir, échanger avec lui et contribuer à la préparation de l’accord politique. Les medias nationaux et correspondants de medias internationaux sont également conviés à la cérémonie », c’est ce qui ressort du communiqué publié hier sur la page Facebook de la primature. Mais le hic, est que l’opposition (FSD et COFOP) risque d’aller en rangs dispersés. Au sein du FSD, il y a des partis politiques qui sont prêts à signer ledit accord politique d’une durée de deux ans comme le Parena de Tiébilé Dramé et d’autres ne pas sont pas prêts à signer comme l’URD de Soumaïla Cissé.

Contacté par nos soins, hier, mercredi 1er mai 2019, dans l’après midi, le chargé de la communication du Parti pour la renaissance nationale (Parena) nous confirmait la signature de l’accord politique, prévue ce jeudi, par son parti. Selon nos sources, d’autres partis au sein du FSD sont également disposés à signer le document dont le PSP de Oumar Hamadoun Dicko, le PDES de Djibril Tall. Mais, Nouhoum Togo du Pdes nous précisait hier que si son parti entre dans le gouvernement de Boubou Cissé, il démissionne. Du Coté de la COFOP, on apprend que les signataires de l’accord politique sont Housseiny A Guindo de la Codem, Mamadou Traoré du parti UNION. Les non partants ou les non signataires de l’accord politique sont : l’URD de Soumaïla Cissé. « Bonjour à tous, le bureau exécutif national de l’URD a réaffirmé son appartenance à l’opposition, à l’issue de sa réunion extraordinaire qui vient de prendre fin. En clair, l’URD n’enverra pas de représentant au prochain gouvernement du Dr Boubou Cissé. Restons mobilisés pour construire un parti capable de réaliser nos objectifs », a souligné le secrétaire général adjoint de l’URD, Daouda Touré. Il y a aussi le parti CNID FYT de Me Mountaga Tall qui ne participera pas au gouvernement de Boubou Cissé. «Bonjour, Le Comité Directeur du CNID – FYT, réunit en session extraordinaire ce mercredi 1er mai 2019, a décidé de ne pas participer au prochain Gouvernement et de s’investir dans la préparation du Dialogue national inclusif. Le CNID – FYT souhaite bonne chance à la nouvelle équipe et au Premier ministre Boubou Cissé » a écrit Me Mountaga Tall. Outre ces deux partis membres du FSD qui ont clarifié leur position, on apprend également que le MPR de Choguel K Maïga, le Modec de Konimba Sidibé, le FAD de Nouhoum Sarr, le FCD de Djibril Tangara ne prendront pas part au gouvernement de « large ouverture » de Boubou Cissé.

Coté COFOP, il semblerait que le parti SADI de Dr Oumar Mariko ne soit pas disposé à participer au gouvernement de mission de Dr Boubou Cissé. Il nous revient aussi que d’autres partis membres de l’opposition ne feront pas partis du futur équipe gouvernementale comme Fare An Ka Wuli de Modibo Sidibé et Adp-Maliba de Aliou Diallo.

« Le Présent accord politique est conclu pour une durée de deux ans »

L’article 3 dudit accord politique stipule que la mission du gouvernement portera principalement sur: l’organisation, dans les meilleurs délais, d’un dialogue politique inclusif avec toutes les forces politiques et sociales significatives du Mali, la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger dans le cadre d’une appropriation nationale du processus de paix, la conduite dans le consensus, des reformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales indispensables à la stabilisation du pays et au progrès économique : modernisation et rationalisation de l’administration d’Etat, révision de la Constitution du 25 février 1992, reforme électorale, découpage territorial etc. la stabilisation du centre du pays et la lutte contre le terrorisme ; l’organisation des prochaines élections législatives et tous autres scrutins qui s’imposent, l’assainissement et la gestion rigoureuse des finances publiques le tout soutenu par une lutte implacable contre la gabegie, la corruption et l’enrichissement illicite, la lutte contre l’impunité, le népotisme et toutes les formes d’injustice ; la restauration de l’autorité de l’Etat avec notamment l’adoption de mesures fortes contre l’incivisme, la mise en œuvre de mesures urgentes pour sauver l’année scolaire 2019, les reformes politiques et institutionnelles, l’apaisement du front social par la refondation du cadre légal et règlementaire du monde du travail sans mettre en cause les droits acquis des travailleurs, le renforcement de la diplomatie malienne et la coopération internationale, la lutte contre les effets des changements climatiques. Quant à l’article 16, il indique que le Présent accord politique est conclu pour une durée de deux ans. Il ne peut être reconduit de manière tacite. Enfin, l’Article 19 précise que « l’adhésion au présent accord ne constitue point une garantie d’obtention de postes ministériels pour un parti ou un regroupement de partis. Tous les signataires se verront, cependant, offrir la possibilité de contribuer à l’action du gouvernement ».

A ce stade des choses, tout est encore possible, c’est la politique. La signature dudit « Accord Politique »prévue ce jeudi nous édifiera encore plus.

Aguibou Sogodogo

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6 COMMENTAIRES

  1. Le groupe Niogolon 20019 de Boubou Cissé

    Un Accord politique avec des hommes et femmes représentant des formations politiques qui n’existent que de noms et qui n’ont aucune base électorale fiable et avérée, c’est la nouvelle trouvaille théâtrale de Boubou Cissé le nouveau premier ministre malien à la recherche de ministres pour constituer un gouvernement « d’union nationale » selon IBK.

    La nation malienne est constituée des populations et ces populations accordent leur crédit et leur confiance à des partis politiques lors des élections générales.

    Les hommes et des femmes qui n’ont aucune base électorale avérée ne peuvent pas se targuer de signer quoi que se soit au nom d’une nation, au nom des maliens puisqu’ils ne les représentent pas.

    Donc ce qu’a signé Boubou Cissé à la primature hier jeudi 2 mai 209, ce n’est pas un accord politique pour unir le Mali c’est un accord politique de façade qui n’a aucune aucune substance nationale fiable car la panoplie de politiciens qui l’ont signé ne représente pas le peuple malien sur le plan électoral.

    Ils représentent eux mêmes.

    Si Boubou croient que cela va l’aider à avoir une adhésion populaire et nationale derrière lui il se met tout seul le doigt dans l’œil.

    Pour avoir une adhésion populaire il faut qu’il s’attaquent aux préoccupations du peuple malien.

    Ces préoccupations sont claires et nettes: sécurité, emploi, pouvoir d’achat, éducation, santé, développement des infrastructures routières, électricité, logement, transport, cadre de vie, télécommunications, etc.

    Il faut un gouvernement de travailleurs honnêtes et dévoués au pays qui ne volent pas l’argent public et privé et ne font pas semblant de travailler pour le Mali.

    Il faut un renforcement de l’armée et des services de police du pays par l’équipement, la formation continue, Le logistique, le renseignement, la bonne gestion des carrières et des avancements en grades ainsi que la discipline et sens du service pour le Mali.

    Il faut lute implacable contre la corruption et le gaspillage des ressources financières et matérielles de l’état malien.

    Il faut des hôpitaux dignes, bien équipés avec un personnel soignant et des médecins bien qualifiés ainsi que des médicaments adorables.

    Il faut des usines et des entreprises privées et publiques pour résorber le chômage de masse des jeunes maliens et leur donner espoir de pouvoir vivre dignement du fruit de leur labeur.

    Il faut des écoles, des lycées, des universités, bien équipées en laboratoire, en ateliers, en bibliothèques, en salles de classes suffisantes ainsi que des professeurs bien formés et des programmes d’études bien adaptés au marché du travail pour assurer une bonne éducation et un espoir de retrouver de l’emploi pour des millions de jeunes maliens.

    Il faut des routes goudronnées, des chemins de fer pour réduire le coût du transport dans le pays et faciliter le déplacement des personnes et des marchandises dans un pays vaste, de l’électricité à un prix adorable, de l’eau potable partout.

    Pour faire tout cela, il suffit de bien gérer l’argent public et mettre fins aux vols des ministres, du président de la république, des fonctionnaires, des agents des collectivités locales, des hauts gradés de l’armée, de la gendarmerie, de la police, des douanes, des impôts, des finances, des commerçants par les surfacturations des marchés publics, les exonérations inutiles, les pots de vins, les trafics de terrains et du foncier, etc.

    Pour mettre fin au vol de l’argent public il suffit d’être courageux et de faire actionner le justice du pays en obligeant les juges de comparer les salaires de chaque ministre et fonctionnaire ou agent public avec les biens immobiliers et mobiliers qu’ils possèdent.
    Comment des fonctionnaires qui ont moins de 400 000 FCFA par mois de salaires peuvent-ils avoir des villas de 50 000 000 de FCFA en moins de 10 ans de service?

    Comment peuvent-ils envoyer leurs enfants dans les universités canadiennes et américaines avec des frais d’inscription de plus de 20 000 dollars US par an?

    Comment peuvent-ils assurer leurs frais de santé et d’hospitalisation au Maroc, en Tunisie, en Turquie, en France, etc?

    Comment peuvent ils tous les temps envoyer leur femmes accoucher à Miami, Milan, Paris, Washington et Philadelphie?

    Comment peuvent ils circuler dans des véhicules 4×4 de plus de 40 millions de cfa?

    Voilà la réalité du Mali d’aujourd’hui.

    Et face à ces voleurs de la nation, c’est la misère populaire partout au Mali, c’est les maladies partout, c’est des routes défectueuses partout, c’est des enfants mal formés ou déscolarisés partout, c’est obscurité partout en absence d’électricité à un prix adorable ou des délestages de l’EDM faute de production d’électricité suffisante pour le pays, c’est l’insécurité partout, c’est l’injustice partout, c’est la poussière partout, cnest les mouches et moustiques partout.

    Ce mal populaire, le peuple malien le vit dans sa chair et tous les jours.

    Ceux qui se sont rassemblés devant Boubou pour signer son papier du grand théâtre Niogolon 2019, ne représentent pas les maliens, ils représentent eux-mêmes et n’ont rien à faire des problèmes du Mali, ils cherchent juste des postes ministériels et autres avantages indus pour continuer à voler l’argent public du Mali comme par le passé.

    Donc attention Boubou, ton grand théâtre n’est pas la solution que le Mali attend d’un premier ministre pour sortir de la crise.

    A bon entendeur…

    … Salut

    Kassin depuis Paris

  2. Laissez la constitution de 1992 tranquille car la situation du pays ne permet pas d’y toucher maintenant. En plus, votre fameux accord politique ne dit rien par rapport aux régions du nord notamment le cas de Kidal alors que vous parlez vaguement de la stabilisation du centre du pays sans piper mot du nord qui a entrainé le centre, ou bien IBK a concédé en notre insu Kidal à la France?

  3. Il faut former un gouvernement et couper les 500 millions de fcfa donne’s annuellement au chef de file de l’opposition! cette somme colossale peut etre utilise’e ailleurs!

  4. ” … la restauration de l’autorité de l’Etat avec notamment l’adoption de mesures fortes contre l’incivisme, la mise en œuvre de mesures urgentes pour sauver l’année scolaire 2019… ” … /// …
    :
    Sauver l’année scolaire 2019… ? C’est pas trop tôt, on est au mois de Mai. En temps normal, à cette période de l’année les enfants devraient être en vacances le mois prochain ? !

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