Malgré la situation de crise : Un gouvernement pléthorique

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Le Mali vient de loin à cause d’une crise politico-sécuritaire sans précédent. Il avait  perdu 2/3 de son territoire qu’occupaient les djihadistes, les narco trafiquants et les terroristes. Grâce aux FAMAS et à la communauté internationale, ces derniers ont été presqu’anéantis, même si la région de Kidal n’est pas toujours contrôlée par le pouvoir central.

La situation est toujours critique sur  tous les plans au Mali. A titre d’illustration, l’insécurité est la monnaie courante. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas passer une semaine sans qu’il ait une ou plusieurs attaques. Les conditions socio-économiques des populations  ne sont pas du tout à hauteur de souhait.  Les populations s’appauvrissent. Le Malien est entre l’extrême pauvreté et le désespoir. Si à chaque  remaniement ministériel il faudrait  augmenter le nombre des départements ministériels, ce serait de trop pour le pays, étant donné que les ressources du pays sont limitées. Un gouvernement de 32 membres est pléthorique pour ce pays qui est à la traine.

Pour l’efficacité d’une équipe gouvernementale, nous n’avons pas besoin de 32 ministres. Les charges de ces ministres pourraient être investies dans d’autres secteurs sensibles. Dans un pays où tout est prioritaire, le Président IBK devrait l’économie d’une telle gabégie. Le nombre de ministre en augmentation ne saurait être la solution, mais plutôt un problème.

Pendant la transition, le premier  Gouvernement de Cheick Modibo DIARRA qui était très réduit a beaucoup travaillé. Les membres du premier Gouvernement de Ckeick Modibo Diarra était au nombre de 24. Il a été apprécié par bon nombre des Maliens.  Le tableau actuel est à l’opposé un gouvernement pléthorique, dépensier avec des charges inutiles, des départements qui n’ont même pas de représentation au niveau régional. Or, avec 15 départements  ministériels on aurait un bon attelage gouvernemental.  Il suffit de regrouper les départements au lieu de les scinder.  Ce que demande la situation critique du pays, c’est une gestion de crise.

David

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