La classe politique et l’élection présidentielle de 2022 : Nécessité absolue d’union ou l’échec fatal!

12 Jan 2021 - 01:45
Mis à jour: 6 ans
24
La classe politique et l’élection présidentielle de 2022 : Nécessité absolue d’union ou l’échec fatal!
Les combats pour l’élection présidentielle de 2022 ont déjà commencé. Les prétendants, chacun à son niveau, s’organisent pour booster ses points.Afin d’éviter de périr tous ensemble, la classe politique, surtout les potentiels candidats : Modibo Sididé, Moussa Mara, HousseïniAmionGuindo, SoumeylouBoubeyeMaiga, Aliou Diallo, Cheick Modibo Diarra… sont condamnés à avoir un consensus autour d’un d’entre eux. Dans le cas échéant, la surprise pourrait être grande, car il y a de nouvelles têtes comme Seydou Coulibaly du groupe Cira, Me Malick Coulibaly soutenu par un grand mouvement … à ne pas négliger.   A chaque élection présidentielle, ses réalités ! Si les favoris étaient déjà connus lors des élections présidentielles de 2013 et 2018 au Mali, ce n’est pas le cas pour celle qui se tiendra dans quelques 16 mois. Le seul favori connu et incontesté, Soumaïla Cissé, s’en est allé pour toujours et sa mort a créé une incertitude totale. Parmi les autres potentiels candidats, chacun ayant ses points forts et faibles, nul ne peut se différencier des autres non seulement en termes de base politique mais aussi de la popularité de sa personne. En tout cas pas comme le cas de Soumaïla Cissé. Le discrédit sur la classe politique Les politiques n’ont jamais été aussi discrédités au Mali comme ces trois dernières années. Le manque de confiance entre eux et la population a donné l’occasion à certains leaders religieux aux ambitions démesurées de se faire une place incontournable sur la scène politique au point que les leaders politiques, eux-mêmes, s’accroupissent devant ceux-ci tel un élève coranique devant son maître. La guerre d’égo a gagné sur ces hommes politiques qui, en 2018, ont eu l’occasion de se réunir contre le régime IBK pour que l’alternance réclamée puisse être une réalité, mais ils l’ont raté. Le combat de personnes les a conduits au mur. De cette date à nos jours, certains leaders politiques à travers leurs inconstances, leurs pratiques peu orthodoxes, ont fragilisé davantage la confiance mourante entre la classe politique et le citoyen malien. Depuis les mouvements de contestation jusqu’au renversement du régimeIBK, nombreux sont des Maliens qui ont exprimé leur dégout pour la classe politique. Pour eux, tous les politiques sont égaux. Ils sont, à tort ou à raison, accusés d’être responsables de la situation chaotique que traverse le Mali depuis des années. C’est d’ailleurs ce qui explique le soutien massif des citoyens aux militaires. Nécessité pour les politiques d’avoir un candidat commun ou risque d’un échec commun Soumaïla Cissé, depuis sa libération par ses ravisseurs après six mois de détention, était le plus grand favori pour la présidentielle à venir. Mais l’espoir le concernant s’est écroulé. Dieu aussi avait son plan. Son décès a créé un grand vide et désorienté beaucoup de citoyens. Actuellement, bien que les potentiels candidats sont nombreux : Modibo Sididé, Moussa Mara, HousseïniAmionGuindo, SoumeylouBoubeyeMaiga, Aliou Diallo, Cheick Modibo Diarra… aucun ne s’est distingué comme le plus gros favori pour la présidentielle à venir. Chacun de ces potentiels candidats a ses points forts qui forcent l’admiration de l’électorat. Chacun a aussi des défauts qui sont généralement communs en l’homme politique malien. Si ces leaders politiques arrivent à faire consensus autour d’un candidat, ce dernier sera imbattable car c’est toute la classe politique malienne qui serait ensemble. Il suffit que chacun d’entre eux mette en œuvre ses compétences, ses moyens et sa popularité pour que leur candidat commun gagne l’élection. Mais s’ils partent en rang dispersé, c’est l’incertitude et ils risquent de perdre tous ensemble face à un inconnu non politique qui, s’il est une personnalité sérieuse, risque de bénéficier du soutien non seulement de la société civile et des religieux mais aussi des militaires. Aussi, il nous revient que certaines personnalités non politiques mais très bien connues se préparent pour cette bataille électorale de 2022. Parmi ces personnalités, est cité le nom du milliardaire Seydou Coulibaly, PDG du groupe Cira, et celui de l’ancien ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Me Malick Coulibaly, connu pour être un homme intègre et un travailleur assidu. Ces personnalités, si leur candidature est confirmée, ils auront plus de chance de convaincre la société civile et les religieux que les hommes politiques qui sont considérés, à tort ou à raison, comme la source des malheurs de ce pays. Donc la victoire de la classe politique dépendra du choix des leaders politiques eux-mêmes. Ensemble avec un candidat, ils seront imbattables, mais en rang dispersé, les non politiques risquent de faire une surprise. BoureimaGuindo

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (24)

User
ahoui
ahoui 6 ans
Nous constatons que les spéculations vont bon train avant les prochaines élections. Cependant nous avons la certitude qu'un président sera élu aux termes de la présente transition. Mais quel qu'il soit les conditions de son élection devront être justes et équitables. Pour cela il est impératif d'opérer des reformes. A mon avis il faudrait encore se battre pour imposer ces reformes aux autorités actuelles. Nous sommes en démocratie la majorité des maliens élira le président de son choix mais la suite dépendra de la qualité du contrôle citoyen que nous devons exercer sur le futur élu .La rénovation de nos instituions - en les rendant plus fortes et mieux équilibrées - nous y aidera assurément .Mais le changement c'est maintenant. Cette énième transition constitue le moment propice. Si nous ne la saisissons pas pour se réinventer , il est fort possible que notre futur Président sera dan l'égotisme de ses prédécesseurs .Il ne se souciera que de son pouvoir ainsi que des moyens de sa futur réélection .Dans tous les cas le peuple reste souverain. Quand il veut , il peut.
COULIBALY Yacouba W
COULIBALY Yacouba W 6 ans
Nous sommes garantis que l'échec est sans nul doute fatal, pour le cas de cette transition deux scénarios restent une réalité sans équivoque, il s'agit d'une possible lutte entre les militaires eux-mêmes pour aboutir à l'échec total de la transition et l'autre cas de figure donnera d'une transition menée à la va vite pour aboutir à l'élection d'un président qui sera tout de suite défiée par les maliens dont la plupart n'est pas concernée par ce qui se passe actuellement avec des acteurs non représentatifs du peuple. Nous sommes dans une situation qui ne donnera rien de bon pour le court terme de ce pays, si le nouveau président est élu à la va vite, il se trouvera devant des frondes impossibles à gérer, la transition devrait trouver un moyen d'aplanir les goulots d'étranglements actuel afin de donner un peu de temps au futur président. Il faut savoir que le M5-RFP a donné la leçon qu'il faut pour faire tomber un président de la République au Mali.
Sangare
Sangare 6 ans
Sangre Deux facteurs expliquent le niveau bas de l'élève:le dénigrememt de l'AUTORITÉ de l'enseignant et l'EFFECTIF PLÉTORIQUE des classes. Les militaires ont dénigré l'enseignant qu'ils ont consideré comme les agents de MODIBO KEITA. Le metier d'enseignant déconsideré, les meilleurs élèves l'évitaient d'autant plus qu'ils sont mal payés,que même ce petit salaire ne tombait pas regulièrement. Le découragement a fait que les cours n'étaient pas donnés á souhait. Les enseignants ont commencé á monnayer leurs dévoirs pour mourrir leurs familles. Les sujets d'examen ont commencé á fuiter. On a assisté á ça avant la chute de la dictature. Les investissements n'étant pas fait les classes ont commencé á refuser du monde. On acceptait ni les moins de 7 ans, ni les plus de 7 ans. Donc trop d'enfants n'étaient plus inscrits. Vous avez á peu prêt le tableau quand ALPHA OUMAR KONARE accedait au pouvoir. Comment faire pour arreter la décheance de l'école en cours? L'ècole est elle seulement de la responsabilité du president de la republique? Tout le monde est d'accord qu'il faut construire trop d'école pour éviter les CLASSES PLÉTORIQUES. En deux mandats personne ne peut contester qu'ALPHA OUMAR KONARE A CONSTRUIT DES ÉCOLES PARTOUT SUR LE TERRITOIRE NATIONAL. Mais ça n'a pas suffit,malgré qu'on a decidé de transferer les élèves dans les écoles privées car la population malienne ne fait qu'augmenter. De moins dix millions en 1991,on est actuellement á plus de vingt millions. Le ministre de l'éducation nationale du successeur d'AOK, son opposant farouche MOHAMED LAMINE TRAORÉ a reconnu que la démande d'école est tellement forte qu'il va être difficile de ramener les éffectifs des classes dans les normes prévues pour que l'enseignant puisse transmettre le savoir. Comme on dit le TRAVAIL COLOSSALE A ÉTÉ MÉNÉ, C'EST LE CHAMP QUI EST TELLEMENT GRAND QU'ON A L'IMPRESSION QU'ON NE FAIT RIEN. C'est le monde á l'envers dans ce pays!!! On détruit l'école, ensuite on accuse ceux qui ont tenté de la remettre. Ça fait dix huit ans qu'ALPHA OUMAR KONARE n'est plus au pouvoir, pourquoi ça n'a pas changé après lui, si on pense que c'est sa politique qui a détruit l'école? Pourquoi n'a t'on pas initié d'autres politiques pour remettre l'école, si c'est la politique d'AOK qui est fautive? LA RÉALITÉ EST QUE PENDANT VINGT TROIS ANS ON A TELLEMENT DÉTRUIT L'ÈCOLE QUE TOUTES LES SOLUTIONS ENVISAGÈES RESTENT IMPRODUCTIVES. Les MOUSSAISTES, comme á leurs habitudes, ont abusé de la naiveté congénitale du malien moyen pour salir leur ennemi intime ALPHA OUMAR KONARE. C'EST CEUX QUI ONT DENIGRÉ L'ENSEIGNANT QUI ONT DETRUIT L'ECOLE. C'est la verité d'allah!!! OSER LUTTER,C'EST OSER VAINCRE! La lutte continue.
Kinguiranke
Kinguiranke 6 ans
Sangare, c'est faux tout ce que tu dis ici car au lieu de reconstruire l'Ecole Malienne de Modibo Keita, ton super patron Alpha Omar Konare a construit des fonctionnaires milliardaires Maliens! A chacun sa priorite et voici la priorite de AOK! Sangare tu sais en Soninke on dit " tu peux mettre ta main sur les yeux de quelqu' un pour ne pas voir MAIS tu ne peux jamais mettre ta main sur son ceveau pour l'arreter de reflechir"
Sangre
Sangre 6 ans
Comment peut on mettre Alpha au même niveau Modibo ? Prenons le domaine de l' enseignement : Modibo a tellement hausser le niveau de l'ecole malienne que malgre les 23 ans de Moussa le niveau etait bon ; Alpha en tant que enseignant et president de la republique ( comme Modibo ) n' a pas pu maintenir au moins le niveau sous Moussa ! Des enseignants qui n' ont pas compris que le francais est mieux placé pour ellaborer le manuel d' apprentissage de la langue francaise : le syllabaire ! Helas ils ont preferé s' enrichire au detriment du niveau de l'ecole malienne ! Il faut être hypocrite et malhonnete pour faire ca ! Modibo etait un patriote les faits sont tangibles : le niveau elevé de l' ecole ! Alpha etait un austentateur qui a tromper la vigilance exterieur avec une democratie de facade , les faits sont tangibles : baisse catastrophique du niveau de l' ecole ! Pour ne dire que cela sans parler de delinquance financière et depravation des moeurs ! Modibo ange , Alpha demon !
Sangre
Sangre 6 ans
Mr NOMOKO a parfaitement raison ! Pour confirmation un journaliste africain a dit sur france 24 si je ne me trompe pas que 23 % de l' electorat malien votent ! Les 77 % n' ont pas confiance aux acteurs politiques ! Qu' ils fassent autre chose que s' unir , les dés sont jetés ! Les maliens sont reveillé !
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (122)
  • Nfp (69)
  • Kankan (47)
  • Citoyen du monde (29)
  • Sissoko (28)