Présidentielle : En attendant la précampagne

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La fin de la transition serait certainement le moment propice pour cette analyse. Inch allah nous y reviendrons dans les mois à venir.

La campagne électorale n’est pas ouverte, ni pour février 2022, ni pour 2027. Il n’a ni la virginité politique, ni la popularité du ‘’transitaire ’ ’ATT, mais il pourrait comme lui accéder à la magistrature suprême en réussissant la transition. Choguel Kokalla Maiga qui aura 69 ans dans six ans sait que son avenir dépend plus de la pertinence des travaux qu’il pourra entamer que d’un recul de l’échéance de la date de la fin de transition. Si son équipe y met la bonne foi, la société civile acceptera le contexte probant qui va  appeler au report et que la communauté africaine avalisera pour éviter une ultime crise. Dans cette optique, le tour du pays entamé vendredi dernier  pour expliquer le Plan d’Action Gouvernemental pourrait profiter au Premier ministre par ailleurs président du MPR (depuis 1997) et candidat malheureux à la présidentielle de 2002. Mieux que Bougouni par où a commencé le périple annoncé, Sikasso est assurément un réservoir électoral qui n’a été ignoré ni par le candidat de l’Adema (le pays-frontière cher a Alpha Oumar Konaré), ni par celui du RPM (Ibrahim Boubacar Keita) et encore moins par l’Indépendant ATT ( du Mouvement citoyen ou PDES ensuite) .On connait la  grande capacité de persuasion de l’homme et sa ténacité politique. Loin de tout orgueil et malgré des menaces de mort,  l’ancien membre de l’Unjm s’est réclamé héritier de l’Udpm : la fidélité serait chevillée au corps avec un optimisme déroutant pour les pourfendeurs dont il n’a justement pas cure.

On l’aime ou on ne l’aime pas, Chouaidou Issoufi Souleymane alias Choguel est un lion au vrai sens du mot. Sa carrière politique rime avec résilience et capacité de réadaptation : le temps de l’opposition  notamment avec le Coppo contre la présidence Adema a vécu, celui du pouvoir aussi notamment avec les anciens présidents ATT et IBK. Ingénieur en telecommunications, il sait établir ses connexions. La culture est désormais celle du pouvoir après quelques mois dans la rue pour faire chuter IBK dont il était le porte-parole du gouvernement. Les positions ont changé depuis sa nomination au forceps comme Premier Ministre le 7 juin,  tout comme le discours, et bien sûr certaines attitudes. Cependant au pays de la tradition orale on a de la mémoire. Dr Choquel  n’est plus le tribun de l’opposition. Il a été si longtemps porte-voix ou ‘’avocat’’ de Président (s),  qu’il a du ressort, de l’entregent et un volumineux carnet d’adresses. Aujourd’hui crédité d’avoir calmé le front des travailleurs affiliés à l’Untm , il a aussi le mérite d’avoir chiffré son plan d’action et de respecter un tant soit peu les délais qu’il se fixe . Si les qualités de stratège politique de notre Premier ministre sont reconnues, ses détracteurs déplorent qu’il soit friand de show médiatiques, qu’il  nous  abreuve ou matraque de discours à tout bout de champ. Héritier de l’Udpm, il ne devra donner image ni parti unique, ni de pensée unique ? Durant huit mois, Il lui reste à prendre à bras le corps le premier axe de son PAG pour une meilleure sécurisation du territoire, l’insécurité urbaine, la cherté de la vie et bien sûr la ré-contestation des enseignants. Si les maitres se disent incontournables, les enfants ne sont pas que  notre première richesse, ils sont aussi l’avenir du pays.

 

M.K. TRAORE         

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