Soumaïla Cissé dénonce les incantations stériles d’IBK

21 Jan 2016 - 13:17
Mis à jour: 11 ans
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Soumaïla Cissé dénonce les incantations stériles d’IBK
Soumaïla Cissé
S’adressant au chef de l’Etat, Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition a indiqué : « souffrez que l'opposition républicaine vous livre la vérité telle qu'elle est...Le pays vit dans une incertitude. » C’est à ce titre qu’il a dénoncé le manque d’ambition de la gouvernance actuelle et les incantations qui ne peuvent tenir lieu de réponses aux angoisses des populations. Soumaïla Cissé a toutefois précisé que les valeurs qui animent l’opposition sont enracinées dans son attachement indéfectible à la République, à la démocratie, à l’Etat de droit, à la justice et à l’égalité citoyenne. Il a souligné : « A ce stade de mon propos, souffrez que je dise à nouveau qu’être dans l’opposition n’est pas synonyme de négationnisme, de vulgarité ou d’ennemi du pays. Le statut du chef de l’opposition politique doit être opérationnel : le retard risque d’être assimilé à une volonté de bâillonner tous ceux qui ne pensent pas comme la majorité. Comment voulez-vous qu'on respecte l'obligation de vous fournir un rapport annuel alors que nous ne disposons pas encore de nos instruments légaux de travail ? » Il convient de se rappeler, a indiqué le chef de file de l‘opposition, que 2015 fut une année difficile pour notre peuple confronté à différentes formes d'insécurité, de précarité, de mauvaise gouvernance et surtout de déficit d'Etat. Les épreuves endurées, a-t-il ajouté, ont contribué à éroder le pouvoir d’achat des populations et créé un malaise dans les régions encore victimes des méfaits de l’occupation dont les conséquences sont toujours présentes. Il a martelé que le pays vit dans une incertitude, que les Maliens ont la nette impression d’une action publique sans but, sans visibilité, d’un exercice du pouvoir qui tourne à vide… de l’absence de réformes et donc de direction. Il a ajouté que les Maliens s’interrogent sur le manque d’ambitions de la gouvernance actuelle car les incantations ne peuvent tenir lieu de réponses à leurs angoisses. Soumaïla Cissé a dénoncé les tares de la justice et de l’administration. Depuis vingt- sept mois, a-t-il soutenu, notre peuple attend toujours que l’Etat affirme son autorité et qu’il prenne ses responsabilités en matière de sécurité et de défense du territoire. L’opposition est convaincu que les populations veulent « un Etat au service du développement et de l’économie, qui soutient les initiatives des citoyens pour le développement, garantit la création de richesses par le secteur privé, souhaite une redistribution équitable des richesses et une solidarité agissante avec les plus démunies. Un Etat qui saura unir la Nation et la protéger. Un État qui crée l'espoir. » L'opposition demeure attachée à une solution pacifique de la crise du Nord, à une solution par le dialogue. Elle a critiqué la gestion solitaire du gouvernement tout au long du processus d'Alger. C’est à ce titre que Soumaïla Cissé a soutenu : « nous avons souhaité que notre gouvernement garde le contrôle du processus de négociations afin d'aboutir à un accord équilibré préservant les intérêts fondamentaux de notre peuple et écartant les risques de partition du pays. Nous aurions préféré un accord où le principe démocratique de la séparation des pouvoirs dans les régions est préservé. Toutefois, même imparfait, nous avons pris acte de l'Accord que nous considérons comme une étape de la longue quête de paix et de stabilité au Mali. C'est pourquoi, nous appelons à la tenue de concertations pour améliorer l'Accord et consolider les conditions de restauration de la paix et de la stabilité. L'opposition dans son ensemble, prône la paix, la justice et rejette toute forme de violence comme moyen d’expression, condamne fermement le terrorisme sous toutes ses formes, le trafic de drogues et toutes criminalités en bandes organisées dans notre pays. »  Le chef de file de l’opposition a attiré l’attention sur les risques d’enlisement du Comité de suivi de l'Accord d'Alger.  Ces nouveaux défis sécuritaires, a-t-il dit, obligent le président IBK à bâtir une armée forte, professionnelle et républicaine, capable de garantir de manière durable la sécurité et l’intégrité du territoire national. Nos soldats, a-t-il assuré, doivent être mis dans toutes les conditions. Selon lui, la mise en oeuvre scrupuleuse et transparente de la loi de programmation militaire votée à l'unanimité par l'Assemblée nationale est donc d'une ardente nécessité. Il est hautement souhaitable, a-t-il dit, que l'année qui commence soit l'année de la réforme consensuelle de nos institutions. Pour Le chef de file de l’opposition, il nous faut mettre fin à la gabegie, aux détournements de ressources publiques, à l'abus de biens sociaux. Pour ce faire, l'exemple doit venir d'en haut. Sans bonne gouvernance, a-t-il soutenu, il n'est pas possible de construire un État viable. Il a aussi laissé entendre que sans bonne gouvernance, il n'est pas possible de lutter sérieusement contre le terrorisme, de relever les défis et d’écarter les dangers qui menacent notre pays. B.D.

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Commentaires (48)

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Asma2014
Asma2014 11 ans
Pour ma part, mes concitoyens doivent comprendre une chose, c’est que nous venons de loin. Et le président a plus que besoin de nos soutiens pour faire avancer les choses. C’est pas du tout facile pour un pays qui revient d’une crise multidimensionnelle et sectorielle de se retrouver très rapidement. Mais avec la volonté de tous, nous y parviendrons.
Mouniratou Fall
Mouniratou Fall 11 ans
Je pense que la population doit comprendre une chose,c’est que nous revenons d’une crise militaro-politique qui a fragilisé le pays. Donc, les choses peuvent pas aller comme sur des roulettes. Il faut confiance à IBK et son gouvernement et je pense qu’ils ont besoin de nos soutiens pour sortir le pays dans sa léthargie.
Huther
Huther 11 ans
Le chômage sous l’ère IBK a baissé d’un cran. En effet, lors de son accession à la magistrature suprême a décidé de faire son cheval de bataille le chômage des jeunes à travers la création de 200 000 emplois. Et en deux ans, il a créé 81 000 emplois. Ce qui est à féliciter et à encourager.
Calice de Niono
Calice de Niono 11 ans
Je pense que pour la question sécuritaire, le président a été toujours soucieux de la sécurité des personnes et de leurs biens. Et à cela, il a promis d’équiper les forces armées. Il a déjà fait parlé son cœur en leur donnant un hélico. En plus, l’adoption de la loi de programmation militaire en est une preuve de cette volonté à doter nos forces de moyens efficaces contre le terrorisme. Comme la si bien dit le président, le pays revient de loin, pour ce faire, il faut le concours et le soutien de tous pour que le pays retrouve sa place dans le concert des nations.
Kankou Moussa
Kankou Moussa 11 ans
A mon avis, le Mali revient d’une crise militaro-politique qui a fragilisé le tissu social. Pour recoudre ce tissu social, il faut de la part de tout un chacun une volonté ferme car on ne peut avoir la paix et la réconciliation que si nous nous donnions les moyens pour y parvenir. Et cela réside dans notre état d’esprit et l’acceptation de l’autre tel qu’il est sans distinction de race et d’ethnie.
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