Prévention contre la maladie à virus Ebola, Le maire de Kati, Hamala Haidara, prend des mesures

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C’est le mercredi dernier à la faveur d’une rencontre d’échange initiée par le maire de Kati Hamala Haidara, que les responsables des services publics de Kati et ceux des populations ont reçu des informations relatives à la maladie à virus Ebola.

C’est le médecin chef de la ville de Kati dont l’expérience  a été mise à profit, pour informer les populations de Kati sur les manifestations de la maladie à virus Ebola qui a malheureusement fait son entrée dans notre pays. Au cours de cette rencontre d’échange, le maire Hamala Haidara, soucieux du bien être et de la bonne santé de la population de sa commune, a invité toute l’assistance à observer les mesures d’hygiènes nécessaires pour éviter cette maladie.  Pour donner l’exemple, il a équipé la mairie de kits de lavage des mains au savon et au gel antiseptique dont l’application est désormais conditions siné-quanon de l’accès à la mairie. Toujours continuant dans ces propos, le maire Hamala Haidara, a tenu à signaler que la ville de Kati constitue un carrefour, par lequel passe de nombreux passagers pour différentes destinations ; à cet effet, il a invité les uns et les autres à faire preuve de discernant et d’attention pour ne pas faire d’amalgame.  Le médecin chef en ce qui le concerne, spécialiste dans les affaires de santé, a donné des informations sur les manifestations de la fièvre à virus d’Ebola. Selon lui, cette fièvre est causée par un virus nommé Ebola, et les manifestations de la maladie varient de la : fièvre au saignement, à des vomissements persistants et souvent suivis de diarrhée. Touchez à un malade à la phase d’état, selon le médecin, peut être facteur de contamination d’un sujet en bonne santé. Il a souligné que c’est une maladie très contagieuse qui n’a pour le moment, ni traitement ni vaccin. Seule la pratique des mesures d’hygiène édictées est salutaire : éviter les contacts avec les personnes malades ou mortes de cette maladie sont les moyens de se prévenir. Joignant, sa voix à celle du maire, le spécialiste a tenu à demander aux populations à garder leur sérénité pour ne pas céder à la panique.

H.N’gatté

Atelier d’échanges sur la maladie à virus d’Ebola:

« Ebola est une réalité, le bilan dans la sous région est de plus de 5400 morts, mais ce n’est pas une fatalité », a déclaré le ministre de l’économie numérique et de la communication Mahamadou Camara

Dans le cadre de la lutte contre la maladie à virus d’Ebola, l’ASSEP en partenariat avec l’URTEL, a organisé le mardi dernier, à la maison de la presse un atelier d’information et d’échanges sur cette maladie qui depuis quelques semaines, s’est invitée dans notre pays. Cette activité dont l’objectif était d’outiller les hommes de médias à suffisance en information, afin d’éviter la propagation de toutes rumeurs ou d’informations erronées au sujet de la maladie a été présidé par le ministre de l’économie numérique et de la communication, Mahamadou Camara.

Comme le dit un adage « un journaliste qui sait est toujours moins dangereux», les associations de presse du Mali ont pris le pouls de la situation et ont décidé de jouer leur partition dans la lutte contre la maladie à virus d’Ebola au Mali. C’est du moins ce qu’on pouvait comprendre dans les mots de bienvenus du nouveau président de la maison de la presse Dramane Aliou Koné. Il a remercié les autorités gouvernementales pour n’avoir ménagé aucun effort pour l’organisation de cette journée d’échanges qui est capitale avec la presse, car les hommes de médias sont les yeux et les oreilles du peuple, chacun respectivement dans son domaine, parler, audio-visuel ou écrit. Timide, l’a été le nouveau président, qui visiblement, n’a pas encore complètement pris ses habits de président de la maison de la presse, notre confrère Dramane Aliou Koné, a invité les uns et les autres, professionnels des medias à suivre avec beaucoup d’attention ce qui sera donné comme information de la part du spécialiste des maladies d’origine virales, le professeur Minta. Ce dernier très à l’aise, car maitrisant le domaine, a tout d’abord, procédé à ce qu’on pourrait appeler à une présentation de la maladie, depuis la Genèse en 1976, du moins en Afrique, à nos jours. Selon le professeur Minta, il y a plusieurs sous espèces de maladie à virus d’Ebola, parmi lesquels : la sous espèce Soudan, la sous espèce Zaïre, la sous Espèce Reston et la sous espèce Tay, toutes ces sous espèces ont été déclarés dans différentes zones du monde mais avec la plupart du temps, les mêmes manifestations et les mêmes conséquences dévastatrices.  Déclaré par l’OMS comme urgence sanitaire internationale depuis le 08 Aout 2014, l’Ebola se transmet, selon le Prof Minta, à travers le sang, la sueur, la selle, les vomissements, le sperme et les larmes d’une personne déjà atteinte. Malgré la forte potentialité contagieuse de la maladie, le spécialiste a tenu à rassurer, son assistance que la maladie n’est pas contagieuse dans la phase d’incubation, qui est située entre 2 et 21 jours. Après plus d’une heure et demie d’exposé, le professeur Minta a tenu à signaler aux journalistes, que la maitrise de la maladie n’est possible qu’en cas de précocité du diagnostic, donc la prise en charge dès les premiers signes de la maladie. Pour l’éviter il donnera quelques pistes qui sont entre autres : l’isolement des cas suspects, le dépistage des sujets, les enterrements sécurisés, la bonne pratique de l’hygiène individuelle et collective et une meilleure compréhension de la maladie, ce sont les seuls gages pour prévenir cette maladie.

Le ministre Camara, a remercié l’URTEL, et l’ASSEP pour cette initiative qui contribuera à améliorer la communication autour de la maladie à virus d’Ebola. Il a profité de l’occasion pour donner le bilan de la maladie à la date du 17 novembre dernier. Toutefois le ministre dans son intervention, a souligné que le foyer de la maladie dans la région de Kayes a été éteint, et a promis que les autorités mettront tout en œuvre afin de circonscrire à celui de Bamako. Il a également affirmé, que « l’Ebola est une réalité, dont le bilan est de plus de 5400 morts dans la sous région, mais que ce n’est pas une fatalité ». Avant de se prêter à la phase question réponse des journalistes, le ministre a invité les uns et les autres à rester mobiliser et à ne divulguer aucune information fondée sur la rumeur, car des dispositifs sont mis en place par le gouvernement afin d’informer les populations sur l’évolution quotidienne de la maladie en toute transparence.

H.N’gatté

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3 COMMENTAIRES

  1. Monsieur le Maire de Kati,
    je m'excuse mais si vous êtes soucieux du bien être et de la bonne santé de la population de votre commune, comme on a pu le lire dans l'article de maliweb sur votre rencontre d'échanges organisée le 19 de ce mois, il faut vraiment œuvrer pour l'approvisionnement de votre commune en eau. Comment voulez-vous qu'on observe les moindres mesures d’hygiène nécessaires, à savoir le lavage des mains au savon, pour éviter Ebola, si toute la population de Koko Plateau est en manque d'eau depuis quatre (4) jours – disons plutôt 4 nuits comme on est déjà habitués à la coupure pendant la "journée" (entre 5 h du matin et minuit) ce qui n'est pas agréable non plus.

  2. Monsieur le Maire de Kati,
    je m’excuse mais si vous êtes soucieux du bien être et de la bonne santé de la population de votre commune, comme on a pu le lire dans l’article de maliweb sur votre rencontre d’échanges organisée le 19 de ce mois, il faut vraiment œuvrer pour l’approvisionnement de votre commune en eau. Comment voulez-vous qu’on observe les moindres mesures d’hygiène nécessaires, à savoir le lavage des mains au savon, pour éviter Ebola, si toute la population de Koko Plateau est en manque d’eau depuis quatre (4) jours – disons plutôt 4 nuits comme on est déjà habitués à la coupure pendant la “journée” (entre 5 h du matin et minuit) ce qui n’est pas agréable non plus.

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