Santé : Nouvelles perspectives pour le LNS

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Afin de mieux contribuer à la sauvegarde de la santé des populations humaine et animale, le Laboratoire national de la santé mise sur un partenariat public/privé et sur un véritable plan de maintenance. L’information a été donnée par le conseiller technique du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Sékou Oumar Dembélé, lors des travaux de la 25e session ordinaire du conseil d’administration du laboratoire.

Les administrateurs du Laboratoire national de la santé (LNS) se sont réunis jeudi dernier pour  sa 25e session ordinaire du conseil d’administration. Les points inscrits à l’ordre du jour étaient relatifs à l’état de la mise en œuvre des activités réalisées au cours du présent exercice, l’état d’exécution des recommandations issues de la 24 e session et les perspectives de 2016.

Aux dires du directeur général, Pr Bénoit Yaranga Koumaré, le LNS, dans l’exécution de ses activités de 2015, a suivi son programme opérationnel. La surveillance de la qualité des médicaments, des aliments, des eaux et des boissons, le programme de mise en niveau du laboratoire, l’amélioration du niveau des ressources  propres et le programme de renforcement des capacités ont été faits, a  indiqué le directeur général.

Concernant la surveillance de la qualité des médicaments, les efforts du laboratoire ont permis le contrôle de 2869 échantillons : 1460 médicaments dont 2,6% de mauvaise qualité, 859 échantillons d’aliments dont impropres à la consommation et 550 échantillons d’eaux. Trois missions du LNS ont permis de réaliser ses activités dans des régions à l’intérieur du pays, a expliqué le directeur général, M. Koumaré.

S’agissant de la formation continue, le directeur a précisé que le programme de mise en niveau technique a été exécuté à hauteur de souhait. « Ce volet consiste à rehausser le niveau du LNS sur le plan normatif à savoir le respect des normes exigées dans tous les domaines. Les efforts remarquables qui ont été réalisés sur cet angle ont abouti à l’accréditation initiale du LNS en microbiologie alimentaire, sous le certificat numéro 1-0048 TUNAC/ ilac-MRA/ISO-CEI depuis 2013 valable jusqu’au 5 juin 2018 », a-t-il rappelé.

Au plan financier, les activités programmées en 2016 sont estimées à un budget de 771 millions de F CFA. Il est en baisse par rapport à celui de 2015. « Malgré, ce budget, nous ambitionnons l’élargissement du périmètre à d’autre paramètres microbiologies pertinents dans le contrôle de la qualité des aliments et étendre l’accréditation à d’autres domaines de compétences du LNS comme le contrôle de la qualité des préservatifs », a-t-il expliqué. Avant de dire que le LNS a besoin de l’accompagnement du département pour le renforcement du personnel et la prorogation du cycle d’internat de deux internes en pharmacie qui sont été formés et qui sont en fin de cycle.

Prenant la parole pour les travaux d’ouverture, le conseiller technique du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Sékou Oumar Dembélé a affirmé que les résultats présentés par le Laboratoire national de la santé sont pertinents dans le contexte global de la préservation de la santé des populations. « Malgré les difficultés, le LNS a enregistré  un taux de réalisation des recettes et exécution des dépenses. C’est donc pour moi de féliciter  la direction et de les encourager à doubler d’efforts pour l’atteinte des objectifs  qu’ils se sont fixés à l’horizon 2016 », s’est-il réjoui. Et de préciser que le Laboratoire national de la santé mise sur un partenariat public/privé et d’un véritable plan de maintenance afin de mieux contribuer à la sauvegarde de la santé des populations humaine et animale.

Bréhima Sogoba

 

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