Bientôt une année pour la Transition rectifiée ! Tout le monde pourrait-il enfin siffler dans la même trompette

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Il faut réussir la transition malgré tout ! Il restera bientôt une seule année à la Transition pour passer le flambeau à un pouvoir qui sortira des urnes en février 2024. Ce pouvoir sera légal et légitime conformément à la Constitution du Mali. Et la pleine responsabilité de l’organisation des prochaines élections, incombe au  pouvoir de Transition. L’heure du vrai défi, a donc sonné. Toute  chose qui  demande  l’appui  et  l’accompagnement  de tous, tant au niveau national qu’international.

Tout a été dit, concernant la souveraineté. Maintenant, il faut passer à la phase qui ramène le pays dans l’esprit de sa Constitution. Le pouvoir doit être la volonté du peuple, clairement  exprimée dans les urnes. Il est à noter que ce sont les conjonctures politiques,  mal gérées, qui ont fait naître, l’arrivée des militaires au pouvoir. Dans l’esprit d’éviter le chaos  qui serait occasionné par l’affrontement du M5-rfp et les partisans d’IBK. Le contexte avait objectivement justifié  l’arrivée des hommes en tenues au pouvoir.

Il faut aussi leur reconnaître leur mérite d’avoir posé la question de la souveraineté du Mali. Ce qui répond à l’aspiration du peuple. Et cela a été aussi dans la juste logique de la lutte panafricaine qui exige une Afrique libre, autonome  et indépendante, voire, souveraine. Le monde africain a salué cet acte politique très fort. Mais  la Transition a aussi et surtout  pour mission, d’organiser les élections crédibles, libres et transparentes, lesquelles  seront  fondées  sur la légalité et la légitimité. D’ailleurs, les plus Hautes Autorités de la Transition en font leur préoccupation majeure, dans la mesure  où  ce sont elles, de façon libre,  qui  ont décidé d’un chronogramme.

C’est justement en février 2024 ! Mais d’ici là, il y a des préalables à gérer aux fins de la réussite. Il s’agit, entre autres, de parvenir à convaincre tout le monde à savoir : classe politique, société civile et la population en général. Parvenir à faire adhérer tout le monde à cette dernière phase est essentiel. En vérité, aucun jeu politique, faisant référence aux élections, ne peut se jouer sans la classe politique. Quoiqu’on dise, les partis et mouvements politiques sont les vrais et principaux acteurs de l’animation de la vie politique d’une nation démocratique.

C’est justement à cette fin que ces partis et mouvements sont créés. Leur mission est donc de conquérir le pouvoir et le gérer. Il est alors impératif, de parvenir à les ramener dans le jeu politique au cours de cette dernière phase de la Transition. A cet effet, les Autorités de la Transition doivent opter pour l’angle qui permette  au  Collectif des mouvements et partis politiques pour une transition réussie d’être  pleinement associé. Aussi, faire en sorte que toutes les crises internes et autres clivages soient vite aplanis. Il y va de l’intérêt supérieur de la nation.

Il est temps de sortir des débats de la catégorisation des citoyens de sorte  que, main dans la main, l’on  puisse réaliser  le chronogramme. Lequel  doit  être  maintenant  la seule et unique préoccupation. Ce qui pourrait aussi faire éviter au Mali,  d’autres débats, pour ne pas dire, des conflits et bras de fer.  Le Mali a prouvé son combat pour la souveraineté. Il lui faut  donc,  au final, convaincre de sa bonne volonté et foi de sortir de la période transitoire pour un régime légal et constitutionnel.

Le régime exceptionnel a toujours des limites, quelles que soient toutes les bonnes volontés des uns et des autres. Pourrait-on  imaginer un remaniement  gouvernemental ? L’hypothèse n’est pas à écarter si l’on veut véritablement unir tout le monde autour de la Transition. D’ailleurs, ce nouveau gouvernement est réclamé par la classe politique et la société civile. Tous demandent de sortir des clavages et d’aller à l’union sacrée.

A ce niveau, la tâche ne devrait pas être aussi  rude. Mais comme en politiques, les décideurs ont leurs schémas qui échappent à la compréhension  du citoyen ordinaire, la nuance est nécessaire.

 

Monoko Toaly

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