Lutte contre le trafic de migrants et de la traite des êtres humains : Les bons résultats de la BRTMTEH

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A peine créée, la Brigade de répression du trafic de migrants et de la traite des êtres humains a réalisé quelques actions d’éclats.

L’idée de la création de la Brigade de répression du trafic de migrants et de la traite des êtres humains est née, lors de la réunion du groupe de travail sur la lutte contre le trafic de migrants et de la traite des êtres humains au Mali, le 27 février 2019.

Créée par Arrêté n°2019-3536/MSPC-SG du 10/10/2019, la Brigade est chargée de : lutter contre toutes les formes organisées de traite des êtres humains, lutter contre le trafic illicite de migrants, lutter contre les filières de transports nationaux ou internationaux participant à ces types de crime organisé, participer à la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants dans le cadre de la coopération judiciaire internationale.

La Brigade est dirigée par un Commandant, le Commissaire divisionnaire, Gaoussou Kouyaté avec un personnel de 24 éléments dont 6 femmes et 2 experts européens (France/Espagne) dont le rôle consiste à appuyer et soutenir l’unité dans le domaine procédural, juridique et technique.

Dans les perspectives, la brigade souhaite se doter de moyens pour faire face à ses obligations de protection des victimes de la traite des personnes et du trafic des migrants, assurer le financement des stratégies et mécanismes de protection des frontières par des ressources endogènes se projeter rapidement (3 mois) sur les axes identifiés de passage en direction des pays limitrophes, accélérer la relecture du cadre juridique de lutte contre la traite des êtres humains pour faire de la traite une infraction autonome distincte du trafic des migrants.

Dans son discours, le Commandant de la BRTMTEH, s’est réjoui des affaires marquantes réalisées avec succès par la structure en si peu de temps. Il s’agit entre autres : le trafic illicite de migrants, traite des êtres humains (mineurs 15 ans) qui date du 28 novembre au 5 décembre 2019 dont une femme résidente à Bamako interpellée par la BRTM le 28 novembre après dépôt de plainte des parents d’une jeune fille de 15 ans qui avait été envoyée en Arabie saoudite (Ryad) en juillet 2019 comme domestique. Revenue après 3 mois, n’avait eu aucun salaire versé. L’enquête a démontré que la dame plaçait de jeunes mineures maliennes dans ce pays. Elles y effectuaient sans droits, de multiples tâches ménagères et de nounous pour les enfants. Leurs journées commençaient parfois à 3h pour se terminer à 23h. Le salaire convenu était de 150 000 CFA par mois mais aucun salaire n’a été versé à qui que ce soit, employée ou intermédiaire. La personne qui a envoyé la jeune fille a expliqué qu’elle avait été abusée mais il est possible qu’elle ait gardé l’argent. Sa commission était de 300 000 F CFA après deux années de travail effectuées en Arabie saoudite. Présentée au parquet, elle a été écrouée le 30 novembre 2019.

Deuxième cas date du 6″ au 24 février 2020, des êtres humains, fournitures de faux trafic de migrants, traite des êtres humains, fournitures de faux documents et proxénétismes.

C’est un individu interpellé par la BRTMTEH à la suite d’une dénonciation suivie de filature à 150 kms de Bamako (Konobougou). L’homme acheminait trois jeunes dames nigérianes via le Bénin, le Togo et le Burkina pour les conduire dans un bar à la frontière du Mali et de la Guinée (Kodiouni), aux fins de prostitution et de travaux forcés. Elles ont été abusées sur leur destination et la nature de ce qu’elles devaient faire car l’auteur des faits infractionnels avait promis à ces victimes qu’elles allaient faire la couture, une fois au Mali. La donneuse d’ordre, ayant été identifiée en limite de territoire Guinéen, le bureau national Interpol a été saisi aux fins de déterminer le lieu exact de son débit de boissons pour son éventuelle interpellation. Les 3 victimes nigérianes ont été sauvées et ont pu retourner dans leur pays grâce à l’Association humanitaire Word.

Les représentants des partenaires ont tous souligné la nécessité d’accompagner cette brigade. Le directeur général de la police judiciaire, Joseph Doumbia a animé la rencontre avec à ses côtés le Commandant de la BRTMTEH, Commissaire divisionnaire, Gaoussou Kouyaté, le représentant de l’Union européenne ainsi que les représentants de l’ambassade de France et celui d’Espagne.

 

Ibrahima Ndiaye

 

 

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