Mutation des 322 magistrats sur les 500 : -Tous les procureurs et présidents des tribunaux de Bamako concernés -Les motivations du département

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Le vaste mouvement de mutation des magistrats que nous avions annoncé lundi dernier a été fait le mardi 25 juin 2019 à la suite de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature. Tous les procureurs des six tribunaux du District de Bamako ont été relevés. Les présidents des tribunaux aussi, à l’exception de deux qui ont permutés. Par contre, le procureur général près la Cour d’Appel de Bamako reste à son poste.

Le ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Me Malick Coulibaly gagne son 1er pari au département de la justice. Il a réussi à faire la mutation des 322 sur les 5OO magistrats du Mali. Dans le lot des magistrats concernés par cette mutation se trouvent tous les procureurs et les présidents des tribunaux de Bamako.

Les nouveaux procureurs des six tribunaux de grande instance de Bamako

Le vent de la mutation est parti avec tous les procureurs de Bamako. Chacun des tribunaux des six communes du district de Bamako a son nouveau procureur. D’abord, le nouveau procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune I est Aliou Cissé, précédemment Procureur du tribunal pour enfants. Au tribunal de grande instance de la commune II du district de Bamako, Youssouf Fofana, précédemment, Président du tribunal du commerce, devient le nouveau Procureur. Mamoudou Kassogué, précédemment, 1er substitut du Procureur de la commune III remplace Bandiougou Diawara. Il est donc le nouveau Procureur en charge du Pôle économique et financier. L’ancien Juge d’instruction au tribunal de Kati, Siaka Siriman Diarra est le nouveau Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune IV. Il remplace ainsi Dramane Diarra qui est désigné Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Koutiala. Au tribunal de grande instance de la commune V du district de Bamako, l’ancien adjoint au directeur national de l’administration de la justice, Ladji Sara devient le nouveau Procureur. Quant à Samba Sissoko, précédemment Procureur près le tribunal de grande instance de Kati, il est le nouveau Procureur près le tribunal de grande instance de la commune VI.

Les Présidents des tribunaux de Bamako sont aussi concernés par la mutation

Les Procureurs des tribunaux de Bamako ne sont pas les seuls à être frappés par ce mouvement de mutation. Tous les Présidents des tribunaux ont été également touchés. Ainsi, chacun des six tribunaux de Bamako a un nouveau président. Au du tribunal de grande instance de la commune I du district de Bamako, le magistrat Kéoulé Dembélé, précédemment Président du tribunal de grande instance de Bougouni devient le nouveau Président. Oumou Niaré, précédemment substitut du Procureur de la commune III, est le nouveau Président du tribunal de grande instance de la commune II. En ce qui concerne le tribunal de grande instance de la commune III, l’ancien Président du tribunal de la commune V, Diarrah Coulibaly vient aux commandes. Kassoum Koné, précédemment Président du tribunal de Mopti est le nouveau Président du tribunal de la commune IV du district de Bamako. Quant à Emmanuel Dakono, ancien Président du tribunal de la commune I, il est le nouveau Président du tribunal de la commune V. Au niveau du tribunal de grande instance de la commune VI, c’est l’ancien Procureur de la République près le tribunal de Kayes, Ansama Dolo qui devient le nouveau Président.

À ce niveau, il faut signaler que certains Procureurs de Bamako, notamment Bandiougou Diawara, Abouboucar Sidiki Samaké, respectivement Procureurs de la République en commune III et en commune VI du district de Bamako ont été désignés substituts du Procureur près la cour d’Appel de Bamako.

Certains Magistrats des cours d’Appel de Bamako, Kayes et Mopti concernés par le mouvement de mutation

Certains magistrats des trois cours d’appel du Mali sont concernés par cette mutation. En effet, même si le Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako reste à son poste, ceux des cours d’Appel de Mopti et Kayes ont été remplacés. Hamandoun dit Balobo Guindo est le nouveau procureur général de la Cour d’appel de Kayes. Celui de Mopti est Adama Fomba, précédemment procureur à Sikasso.

Parlant des présidents de ces cours, Hamandoun Souleymane, précédemment en service au contrôle d’État, est le 1er président de la Cour d’Appel de Bamako. Quant à la cour d’Appel de Mopti, elle a comme nouveau président Mamadou Timbo. Celui de la cour d’Appel de Kayes reste à son poste.

Les motivations de ce vaste mouvement de mutation

Selon nos informations, cette mutation n’a pas été faite par hasard. Conscient de la dure tâche qui lui est confiée, le ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly souhaite, entre autres, satisfaire les besoins en personnel magistrat exprimé par les chefs de juridiction et de parquet ; assurer la mobilité du personnel magistrat, la plupart des magistrats concernés par ces projets ont plus de trois ans à leur poste ;renforcer le pôle Judiciaire Spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée ; combler le déficit en personnel magistrat des Cours d’Appel de Bamako, Kayes et Mopti dont les effectifs ont considérablement réduit aux récentes nominations à la Cour Suprême et à l’inspection des services Judiciaires ; augmenter le nombre des magistrats du siège des tribunaux de grande instance pour rendre effective la collégialité, garante d’une bonne distribution de la justice ; poursuivre la mise en œuvre de la carte judiciaire en rendant opérationnels la Cour Administrative d’Appel de Bamako, le tribunal administratif de Gao, les tribunaux d’instance de Bla, Tominian, Bafoulabé, Kenieba, Diema, Fana, Dioila et Ouelessebougou.

Boureima Guindo

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11 COMMENTAIRES

  1. Faire permuter une bande de corrompus entre eux ne reglera jamais le problème de la justice au Mali…… Tant qu’on n’a as de juges intègres, le Mali ne sera jamais un Etat de droit et ne sortira jamais de la pauvreté.

  2. Visite de travail et d’amitié du Premier ministre en Côte d’Ivoire: Dr Boubou Cissé reçu en audience par le Président Alassane OUATTARA.

    CELA EST PLUS IMPORTANT QUE LES SOUTIENS AUX COCOS CACAS COUCOUS, ALLEZ COMMENTEZ!

  3. En plus de les muter, il doit continuer à mettre la pression sinon les zones dans laquelle ils ont été mutés aurons trop chaud juste parce qu’ils sont mécontents.

  4. Il n’y a pas de doute que le magistrat Mamadou bandiougou diawara se laissait manipuler par le clan présidentiel occupé à défendre ses intérêts nauséabonds.
    Il est à l’image de trop de fonctionnaires qui pensent avancer dans la hiérarchie par l’appui des hommes politiques.
    N’EST CE PAS QU’ILS SONT NOMBREUX À INTÉGRER LA MAGISTRATURE PAR LE BIAIS DES HOMMES POLITIQUES NOTAMMENT LES CADRES DE L’ADEMA PASJ PILOTÉ PAR IBK.
    Ils ont largement contribué á dégrader l’image de la justice comme IBK l’a fait sur celle du parti créé par ALPHA OUMAR KONARE ET SES CAMARADES.
    Qu’un cadre animé de la conviction de donner à la justice de son pays une image respectable soit à la tête du département de la justice est une chance inespérée tant le pouvoir d’IBK est incarné par le vagabondage favorisant la médiocrité à tous les niveaux de l’administration.
    Une pression intense sur leur patron est entraîn de faire changer la situation.
    Il faut espérer que ça continue.
    OSER LUTTER, C’EST OSER VAINCRE !
    La lutte continue.

  5. J’allais plûtôt faire sortir tous les anciens aux postes à Bamako.
    Les jugements qui sont très mal rendus et comment inverser la tendance !!!.
    La corruption qui est universelle à une étape du développement socio économique et culturel d’un pays, doit faire le cheval de bataille du nouveau ministre qui dispose me semble t-il de toutes les compétences et le savoir faire necessaire pour reduire tant soit peu cette maleduction qui pèse durablement sur notre chère Mali qui n’avait pas son équivalent en matière d’humanisme sur le globe terrestre.
    L’état qui vient de nommer le ministre doit le laisser librement méner son travail sans aucune hypocritie possible ou de trahision car les décideurs dignes deviennent de plus en plus rares dans ce pays.
    Monsieur Malick COULIBALY le NATUREL, le méritant fait ton travail et rend service à cette population qui n’a connu que la gabegie, la forfeture et l’injustice grandeur nature. Une population qui ne croit plus à sa justice donc la tâche ne sera pas du tout facile.
    Je tiens à rappeler que Mr SARA que j’ai connu à Mopti et à Ségou (Macina, Niono) est un exemple de bonne facture à suivre, voilà un des cadres intègres de ce pays, un oiseau rare.Je te souhaite longue et heureuse vie.

  6. Le Roi Biton de Segou observe son jeune frere M. Coulibaly. Il a deux ans pour redresser la situation . Nous savons que le Mali a besoin des elements suivants:
    1- LA PAIX
    2- LA SECURITE’
    3- LA JUSTICE
    4- LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL
    Une fois que les elements cite’s plus haut sont realise’s, TOUT RENTRE DANS L’ORDRE!
    Bonne chance au jeune frere!
    NB.
    Yacouba Coulibaly, impossible n’est pas COULIBALY! Quand un Coulibaly a une mission importante a’ remplir, il l’a remplie!!!!!
    ALLAH KA YACOU SON HAKILI GNOUMAN NA!!!!!

  7. C’est une très bonne chose , une des plaies de notre fonction publique c’est l’immobilisme ! C’est par ce biais que s’installe et s’organise pas mal de réseaux de corruptions .

  8. Oui, Monsieur le Ministre, ce geste n’est pas suffisant car il faut d’abord des hommes et des femmes honnêtes, moralement bien bâtis et techniquement bien formés. Et cela semble impossible aujourd’hui.

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