Le Consortium des organisations de la société civile face à la presse : « Nous voulons un organe unique et indépendant de gestion des élections qui va s’occuper de toutes les phases des procédures électorales »

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Le Consortium des Organisations de la société civile, spécialisé sur les questions électorales, composé de l’Observatoire, l’AJCAD (Association des jeunes pour la citoyenneté active), Tuwindi et Doniblog, était face à la presse, le samedi 27 février 2021, à la Maison de la Presse de Bamako pour rendre public un « document de plaidoyer pour l’effectivité des réformes politiques institutionnelles et électorales au Mali ». Au cours de cette conférence de presse, les conférenciers ont invité les autorités de la transition à mettre en place un Organe de Gestion Électorale (OGE) unique, indépendant. « Nous voulons un organe unique et indépendant de gestion des élections qui va s’occuper de toutes les phases des procédures électorales, qui va prendre en charge les missions du ministère de l’administration territoriale, les missions de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les missions de la Délégation générale aux élections (DGE) et qui va proclamer les résultats définitifs », a souligné le conférencier Dr. Ibrahima Sangho, un des responsables du consortium.

Cette conférence de presse était principalement animée par Dr. Ibrahima Sangho, de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali, en présence de Abdoulaye Guindo de DONIBLOG et d’autres personnalités. Prenant la parole, le conférencier a mis l’accent sur le « document de plaidoyer pour l’effectivité des réformes politiques institutionnelles et électorales au Mali ». Ce document de 20 pages évoque l’histoire politique du Mali de 1946 à nos jours. Le conférencier Ibrahima Sangho a insisté sur la mise en place de l’organe unique et indépendant de gestion des élections au Mali. « Si on veut installer un organe unique de gestion des élections, il faut s’y prendre tôt. Parce qu’en 1997, la CENI a été installée en janvier pour organiser les élections en avril, c’était trois mois, le délai était trop juste. Or aujourd’hui, pour la transition, c’est 18 mois, il reste 13 mois. Nous pensons qu’en dix mois on peut aller à l’installation de l’organe unique de gestion des élections, faire la relecture des textes nécessaires comme la constitution, la loi électorale, la loi organique déterminant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour constitutionnelle; la charte des partis politiques. Le 1er trimestre de l’année 2022, on pourra aller à l’organisation des élections à savoir trois échéances : le referendum, la présidentielle et les législatives…On a besoin d’un organe unique de gestion des élections », a déclaré Dr. Ibrahima Sangho. Selon lui, on ne peut pas avancer dans la reforme sans parler du rôle majeur des partis politiques parce que, ajoute-t-il, ce ne sont pas les organisations de la société civile qui sont aptes à conquérir et exercer le pouvoir ni l’armée, mais les acteurs politiques. En outre, il a mis l’accent sur l’aide aux partis politiques développée dans le document de plaidoyer pour l’effectivité des reformes politiques institutionnelles et électorales au Mali. « Si on fait la somme de toutes les aides qui ont été faites aux partis politiques de 2001 à 2018, on se retrouve avec plus de 27 milliards de FCFA », a-t-il précisé. Il a évoqué également les défis de la régulation de la communication. « Le bicéphalisme, dans la régulation des médias au Mali, demeure toujours dans la régulation, même après la disparition du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) et son remplacement par la Haute Autorité de la Communication (HAC) en tant qu’organe de régulation nationale de la communication qui doit veiller sur le respect par les médias publics et privés (TV, Radios, Journaux, Presse en ligne) de la déontologie. Ce problème ne sera résolu qu’avec la relecture de la Constitution de 1992 », a-t-il dit. Il a mis l’accent sur les organes de la Transition qui sont le Président de la Transition ; le Conseil national de Transition et le Gouvernement de la Transition. « On doit aller de l’avant, pour aller de l’avant, il ya la nécessité des réformes profondes au Mali. Il faut vraiment aller à la révision de la constitution si on veut aller à des élections propres crédibles, transparentes sans violence. Il faut aller obligatoirement à la création d’un organe unique et indépendant de gestion des élections…Nous en tant qu’organisation de la société civile, nous voulons un organe unique et indépendant de gestion des élections qui va s’occuper de toutes les phases des procédures électorales, qui va prendre en charge les missions du ministère de l’administration territoriale, les missions de la CENI, les missions de la DGE et qui va proclamer les résultats définitifs. S’il y a des contentieux, les protagonistes iront à la cour constitutionnelle », a souligné Dr. Ibrahima Sangho. Enfin, il a invité les autorités de la transition à faire des réformes.

Aguibou Sogodogo

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1 commentaire

  1. Pauvre société civile qui semble une organisation totalement tarée et déséquilibrée en terme d’idées et de raisonnement, comment cette organisation faitière, consortium de son état, peut-elle croire que de bonnes élections pourraient être mises en route avec la situation actuelle truquée d’hommes et de femmes gauches et très gauches, c’est comme si on veut avoir un sac de pommes de terres sain avec un tas de pommes de terres pourries? Cela s’appelle impossible, nous sommes dans une situation où il faut absolument nettoyer et sans ce nettoyage, il serait impossible de mettre en œuvre un processus électoral correcte et sincère. Donc nous sommes sur la voie d’une transition bâclée avec une quatrième république sans lendemain, en outre elle peut ne pas être achevée, dans ce cas une autre transition serait lancée, dans ce cas, il faudrait que les acteurs de cette nouvelle transition comprennent exactement comment s’y prendre. Tant qu’on n’évaluerait pas les insanités du passé, domaine par domaine avant de lancer les actes de la nouvelle République, notre Mali ne serait pas sur les rails. Il faut extirper les mauvaises graines de la course vers la nouvelle République, mais, mais, mais Bah NDOA et son Assimi ne semblent pas comprendre que ce pays est sale et très sale, c’est dommage. On ne peut pas guérir une plaie sur une putréfaction, cela est une réalité indéniable sans équivoque.

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