Marche du 5 juin 2020 : la CNDH craint une radicalisation des positions

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Suite à la mobilisation du vendredi 5 juin 2020, la Commission nationale des droits de l’homme (CNH) publie un communiqué pour exprimer ses reconnaissances et ses craintes.

Le 5 juin 2020 continue de faire parler d’elle. Les uns, pour féliciter les organisateurs de cette grande mobilisation, les autres, pour critiquer certaines dérives survenues.

Dans un communiqué publié ce mercredi 10 juin 2020, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) se réjouit du respect « du droit et de la liberté de manifester pacifiquement » par les autorités maliennes. Toutefois, l’institution nationale des droits de l’homme se dit préoccupée « par la suite des événements ». Elle craint une « radicalisation des positions de différents acteurs sociopolitiques ».

Partant de ces constats, la CNDH adresse des recommandations aux deux parties : gouvernement et acteurs sociopolitiques. Au premier, elle demande de se porter toujours garant du droit et de la liberté de manifester pacifiquement. Aux seconds, l’institution nationale des droits de l’homme recommande de privilégier le dialogue. Outre cela, elle demande l’observance des mesures barrières contre la Covid_19 afin de « se protéger et protéger les autres. »

La CNDH « prévient que l’escalade de violences pourrait engendrer des troubles porteurs de violations ou d’abus des droits de l’homme. » Or, la protection des droits de l’homme est une «  responsabilité partagée », estime-t-elle.

Rappelons que suite à cette manifestation, 19 personnes ont été blessées, selon le communiqué officiel du gouvernement malien, parmi lesquelles des éléments des forces de l’ordre. Des incidents matériels ont également été enregistrés. Notons aussi que ce même vendredi 5 juin 2020, une tentative d’évasion à la maison centrale d’arrêt de Bamako a fait des morts et des blessés. La CNDH, à travers ce communiqué, s’incline « devant la mémoire des victimes ayant perdu la vie » et souhaite « prompt rétablissement aux blessés ».

F. Togola

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