MATCH MALI – BENIN : Jodar, un sélectionneur complexé

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L”histoire a failli se répéter à l”occasion de la rencontre de la 3ème journée des éliminatoires de la CAN 2008, le dimanche 25 mars au stade du 26 mars de Yrimadjo. N”eut été l”arrangement de taille de l”arbitre ivoirien qui a accordé aux aigles un penalty non évident, la ville allait à nouveau s”embraser, au souhait des détracteurs du régime. Pourtant rien ne présageait une telle prestation plus que décevante des aigles.

Grande aura été la déception de ce beau public venu nombreux pour jouer leur rôle de 12ème homme, avec amour et un esprit de fair play qui aura surpris plus d”un.

Les aigles ont déçu leur public et aucune explication ne saurait pardonner cette piètre prestation d”une formation qui recèle des joueurs de renommée internationale comme Frédéric Kanouté, meilleur buteur du championnat européen, Mahamadou Diarra, milieu de terrain du Réal de Madrid, Mohamed Lamine Cissoko dit Momo de Liverpool, Seydou Kéïta capitaine de Lens, Dramane Traoré de Locomotive de Moscou.

Meilleurs sur papier, les coéquipiers de Mahamadou Diarra viennent une foi encore de donner raison à ceux-là qui trouvent qu”ils ne mouillent pas à fond le maillot pour la cause nationale.

Avec le retour des suspendus, l”on s”attendait à une formation soudée, crainte de l”adversaire et produisant un football complet et concret.

En lieu et place d”un football engagé plein et entier, le public a eu droit à un football décousu, méconnaissable qui a été à l”origine de nombreuses syncopes des supporteurs .Le public méritait-il un tel sort ? Non.

Le comité olympique sportif national et l”équipementier Malamine Koné, promoteur du groupe Airness et le comité central des supporteurs des aigles avaient tout mis en œuvre pour tirer un résultat positif de cette rencontre capitale.

Qu”est-ce qui n”a pas marché ?

Il faut avoir le courage de dénoncer le choix des hommes, fait par le sélectionneur national, Jean François Jodar. Il n”a pas été judicieux et responsable dans son coaching. On est tenté de demander si le sélectionneur n”a pas cédé à la pression des entraîneurs du dimanche. Déjà, le mardi, quand nous étions à Kabala, un groupe de journalistes sportifs battait campagne auprès de Jean François Jodar, afin qu”il fasse jouer d”emblée Soumaïla Couliblay, qualifier par eux de " buldozer ". Vous avez suivi avec nous le rendement de ce joueur qui évolue irrégulièrement dans le championnat de 2ème division allemande. Le Mali n”a tiré aucun profit de sa rentrée. Ce joueur n”a pas sa place au sein de cette formation actuellement. Il faut se passer de ses services jusqu”à nouvel ordre.

L”ostracisme, disons-le avec force, est une réalité vivante au sein de notre formation nationale. On pensait qu”avec la venue de Jean François, ce comportement avait été révolu aux calendes grecques. Jodar a poignardé dans le dos de tout un peuple en alignant des joueurs en deçà de leur forme. Rien ne peut expliquer la mise à l”écart de Mamadi Sidibé, cet attaquant véloce évoluant dans le championnat anglais à Stock city. Depuis la CAN de Tunisie, l”homme est victime d”ostracisme à l”instar d”autres éléments pétillants de forme.

Il est vraiment dommage que le sélectionneur se soit fait prendre dans le piège de ceux-là qui ne songent qu”à leur poche. Le retour des suspendus (et leur utilisation par Jodar) a fait l”objet d”une campagne médiatique bien organisée par des communicateurs plus affairistes que sportifs.

Comment un entraîneur qui se respecte peut faire évoluer d”emblée un attaquant qui n”est même pas à 50% prêt physiquement ? Kanouté devait attendre pour être utilisé lors de cette rencontre.

Drissa Diakité, Fousseyni Diawara, et Mamadi Sidibé ont été sacrifiés sur l”autel des intérêts sordides par le sélectionneur national qui aurait pu s”assumer en jouant la carte de la forme.

En s”offrant le luxe d”inscrire le premier but sur terrain adverse, les écureuils du Bénin ont prouvé qu”ils n”étaient par venus pour faire de la figuration. Leur ambition était de gagner les trois points sachant que les aigles sont prenables à domicile simplement parce que trop suffisants, avec leur habituel complexe de supériorité.

En attendant les prochaines journées, il urge que le coach s”assume, et ne fasse pas preuve de complexe de supériorité. Les matches africains ont leurs spécificités qui différent des rencontres européennes. Les matches en équipes nationales diffèrent des matches des clubs. C”est ce que Jodar n”a pas encore compris.

Aujourd”hui il urge qu”il revienne sur terre et comprenne qu”un joueur de 2ème division ou du championnat national peut lui être d”un apport plus utile que ces soi disants pros.

C”est pourquoi, pour les futures échéances, Jodar gagnerait à revoir sa copie s”il ne veut pas porter le chapeau de tout ce qui se dit en ce moment.

Le choix des hommes a été calamiteux. Même un profane n”aurait agi comme il vient de le faire. Rien ne lui a réussi. Aussi, il doit s”assumer et accepter qu”il est à l”origine de cette mauvaise prestation, simplement parce qu”il est complexé devant ces stars venus d”Europe.

Nous y reviendrons.

Tiémoko TRAORE

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