Conseil de gouvernance de l’UCRC : le manque d’infrastructures au menu des échanges

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Le Centre universitaire de Recherche clinique (UCRC) a fait le bilan de ses activités pour l’année 2021. Le Conseil de gouvernance de l’UCRC s’est réuni, ce vendredi 3 décembre, sous la présidence du ministre de la Santé et de Développement social, Diéminatou Sangaré, en présence de l’Ambassadeur des États-Unis au Mali.

« 21 publications, 19 projets de recherche en cours d’exécution ». Tel est entre autres le bilan annuel des activités de l’UCRC. « Nous avons diagnostiqué les premiers cas de Covid-19 au Mali », s’est félicité le professeur Seydou Doumbia, directeur de l’UCRC, dans sa présentation sur les activités de son centre. A ses dires, des équipes préparées contre le coronavirus, avec les réactifs disponibles étaient possibles grâce à l’appui des Instituts nationaux de Santé (NIH) aux Etats Unis. « Une unité de séquençage est en cours d’installation pour informer les autorités sur les nouvelles variantes de Covid-19 », a informé le Professeur Doumbia.

Créé en 2015, l’UCRC est le fruit de la collaboration entre les gouvernements du Mali et des États-Unis. L’UCRC a pour mission de promouvoir la recherche clinique au Mali. Aujourd’hui, le centre compte 340 agents dont plus de 20 scientifiques seniors et juniors formés aux États-Unis, en Europe, en Afrique et en Asie. Le centre compte aujourd’hui 10 sites de recherche clinique à travers le Mali.

Malgré son rôle essentiel dans la lutte contre les pandémies notamment le Covid-19, l’UCRC fait face à de nombreuses difficultés. Il s’agit entre autres de problèmes d’espace, de laboratoires et de bureaux. La salle de conférence où se tenait le Conseil est presque transformée en magasin où des équipements sont stockés. « Nos agents travaillent avec les moyens de bord », a plaidé le professeur Seydou Doumbia.

« Dans la lutte contre la maladie, quand il n’y a pas de recherche on avance à l’aveuglette et il n’y a pas de solutions » a déclaré la ministre Diéminatou Sangaré. Avec la capacité de l’UCRC de diagnostiquer des pathogènes potentiellement épidémiques, a souligné la ministre, l’UCRC est essentiel dans le dispositif sanitaire au Mali. C’est pourquoi, a assuré la ministre Sangaré, « des solutions seront trouvées aux problèmes posés » par le directeur Seydou Doumbia.

Depuis les Etats Unis, Dr Cliff Lane, représentant du NIH a participé au Conseil de gouvernance en visioconférence. Dans son intervention, il s’est réjoui des résultats atteints par l’équipe du professeur Seydou Doumbia. L’UCRC, a-t-il conclu, peut être présenté comme modèle dans la sous-région ouest africaine.

Mamadou TOGOLA/maliweb.net

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