Justice : Les juges en grève ce matin

27 Juil 2016 - 01:00
Mis à jour: 10 ans
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Justice : Les juges en grève ce matin
Issa Traoré, président du syndicat autonome de la magistrature
Le préavis de grève de 72 heures allant du 27 au 29 Juillet 2016 déposé le lundi 11 Juillet 2016 dernier par le Syndicat autonome de la Magistrature auprès du ministère du Travail, de la Fonction publique et des Relations avec les institutions, est maintenu après l’échec des négociations entre les deux parties.  Sur les 27 points de revendication sur la table des négociations, 10 points seulement font objet d’accord. Non satisfait des résultats des négociations, le Syndicat autonome de la magistrature a maintenu sa grève  qui commence ce matin et cela jusqu’au 29 juillet 2016. La souffrance donc pour les affaires en instances. Voici les doléances comportant les points de revendication suivants (en gros ceux qui ont fait objet d’accord) : 1°) le relèvement du budget du Ministère de la Justice à hauteur de 10% au moins du budget national, à compter de l’exercice 2017. 2°) L’alignement de Cour Suprême sur les institutions de même niveau au regard du principe de la séparation des pouvoirs, au point de vue des traitements et avantages, ainsi que sa dotation en moyens suffisants nécessaires à son fonctionnement et lui permettant d’assurer le respect des engagements internationaux pris au nom du Mali ; 3°) le relèvement de la grille indiciaire des magistrats de : -350 à 750 pour le Magistrat en début de carrière ; -1100 à 3500 pour le Magistrat de grade exceptionnel. 4°) le rehaussement des indemnités de judicature à hauteur de 800.000 FCFA pour chaque magistrat. 5°) le rehaussement des indemnités de logement à hauteur de: - 500.000 FCFA pour le magistrat de la Cour Suprême - 300.000 FCFA pour les autres magistrats. 6°) l’octroi de primes de responsabilité et de représentation à hauteur de: -500.000 FCFA pour le Président de la Cour Suprême et le Procureur Général près la Cour Suprême ; -400.000 FCFA pour les autres magistrats de la Cour Suprême ; -350.000 FCFA pour le Premier Président de Cour d’Appel, le Procureur Général près la Cour d’Appel, les Chefs des Services Centraux du Ministère de la Justice et le magistrat en détachement ; -300.000 FCFA pour tout autre magistrat de Cour d’Appel ou tout autre magistrat de l’Inspection des Services Judiciaires ; -250.000 FCFA pour le Président du Tribunal de Grande Instance, le Président du Tribunal Administratif, le Président du Tribunal de Commerce, le Président du Tribunal du Travail, le Président du Tribunal pour Enfants, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance ; -200.000FCFA pour le Président du Tribunal d’Instance, le Procureur de la République près le Tribunal d’Instance et tout magistrat en fonction dans un Service Central ou assimilé du Ministère de la Justice ; -150.000 FCFA pour tout autre magistrat d’une juridiction de premier degré. 7°) l’octroi d’indemnités de recherche à hauteur de : -200.000 FCFA pour chaque magistrat de la Cour Suprême et le Directeur National de l’Institut National de Formation Judiciaire ; -100.000 pour le Directeur Adjoint et le Directeur des Etudes de l’Institut National de Formation Judiciaire ; 8°) l’octroi d’une prime de risque d’un montant de 150.000 FCFA pour tout magistrat. 9°) l’extension des dispositions du décret N° 2014-0837/PRM du 10 Novembre 2014 aux magistrats (indemnités de représentation et de responsabilité, d’eau, d’électricité, de téléphone, de résidence, primes de zone, de domesticité et autres). 10°) l’octroi d’une prime, d’installation non taxable d’un montant de 2.000.000 FCFA, au jeune magistrat au moment de son entrée en fonction. 11°) l’Intégration des primes et indemnités aux salaires. 12°) la revalorisation des pensions des magistrats à hauteur de 50 pour cent. 13°) la dotation en carburant de tous les magistrats. 14°) la réparation des dommages matériels occasionnés aux magistrats lors des évènements survenus dans la partie Nord du pays. 15°) l’élaboration d’un Plan de Carrière des magistrats et la classification des juridictions. 16°) l’élaboration du Règlement Intérieur du Conseil Supérieur de la Magistrature. 17°) le respect des dispositions de l’article 8 de la loi N° 02-054 du 16 Décembre 2002 portant Statut de la Magistrature, relatives à l’installation solennelle des chefs de juridiction et de parquet. 18°) la conception d’un programme adapté de formation de base et le soutien à la formation continue des magistrats. 19°) l’inscription du SAM au budget du Ministère de la Justice concernant les frais et charges afférents à sa qualité de membre de l’Union Internationale des Magistrats. 20°) l’octroi au SAM de sa place au sein du Conseil Economique, Social et Culturel, conformément à l’arrêt N° 76 du 15 Août 2002 de la Section Administrative de la Cour Suprême. 21°) le renforcement des mesures de sécurité. 22°) la dotation de chaque magistrat en passeport de service, en général, et particulièrement ceux de la Cour Suprême, les Présidents des Cours d’Appel, les Procureurs Généraux près les Cours d’Appel et le Directeur Général de l’Institut National de Formation Judiciaire en passeport diplomatique. 23°) la dotation des magistrats de la Cour Suprême, des chefs de juridiction et de parquet en véhicule de fonction. 24°) la dotation de chaque Cour d’Appel, de chaque Tribunal de Grande Instance et de chaque Tribunal d’Instance en véhicule d’extraction. 25°) la transparence dans l’attribution des titres de distinction et la disponibilité des critères d’avancement pour une meilleure prise en compte des magistrats. 26°) l’adoption d’un programme de logement des magistrats. 27°) l’exonération de la totalité des droits et taxes pour toute importation faite par le magistrat, chaque trois an.  

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Commentaires (35)

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Mamadou Keita
Mamadou Keita 10 ans
Continuer à grèvé durant toute votre vie et cela permetrat au moins à dimunier la soufrance du peuple Malien. Vous n'êtes qu'une deception, honte et indignation pour votre peuple. J'exige que le Gouvernement du Mali soit responsable en bloquant intégralement vos salaires qui viennent des poches des contribuables maliens. A defaut j'appelle tous les contribuables maliens à réfuser catégoriquement de payé les impôts. Donc si vous voulez parter grèvé en enfer. Cela n'engage que vous et non le peuple souverain du Mali. Honte à vous......
Mamadou Keita
Mamadou Keita 10 ans
Continuer à grèvé durant toute votre vie et cela permetrat au moins à dimunier la soufrance du peuple Malien. Vous n'êtes qu'une deception, honte et indignation pour votre peuple. J'exige que le Gouvernement du Mali soit responsable en bloquant intégralement vos salaires qui viennent des poches des contribuables maliens. A defaut j'appelle tous les contribuables maliens à réfuser catégoriquement de payé les impôts. Donc si vous voulez parter grèvé en enfer. Cela n'engage que vous et non le peuple souverain du Mali. Honte à vous......
Kibili
Kibili 10 ans
Talleyrand disait: "tout ce qui est excessif est insignifiant". C'est irresponsable de demander pour la justice 10% du budget national, c'est encore moins responsable pour l'Etat de le promettre. Aucun pays comparable au Mali, aucun pays voisin n'est à ce niveau d'effort national pour la justice, simplement parce que ce n'est pas réaliste. La France, qui est notre "référence" en tout, consacre 1,9% de son budget au service public de la justice. Il faut savoir raison garder, surtout quand on est magistrat, c'est un charge et non un privilège ou une immunité. L'homme de loi, surtout le magistrat, se doit d'être exemplaire dans la cité. Le syndicalisme n'est pas synonyme d'irresponsabilité ou de surenchère maximaliste. Les vrais problèmes de la justice malienne ont pour noms: incompétence, carence technique, fautes de comportement, inféodation au Dieu argent qui corrompt tout. "Juges indépendants de tout, sauf de l'argent" disait un batonier, j'ai pu l'observer moi-même de l'intérieur du système que j'ai quitté. S'il n'y avait qu'un problème de moyen, ce serait simple. Mais plus grave, à l'instar du reste du Mali, c'est bien la qualité des hommes et des femmes qui est en cause. Avant de reclamer du budget, il convient in limine litis, que le corps judiciaire se regarde dans une glace, fasse son examen de conscience sans complaisance et n'hésite pas à excommunier toutes les brebis galeuses en son sein. En tout état de cause, faute d'un vrai diagnostic du mal, le malade va droit à la mort. On observe déjà le développement de la justice populaire et sommaire dans le pays, notamment par défiance à l'égard de l'institution judiciaire.
General Sanogo
General Sanogo 10 ans
Pour avoir une justice independanteet.... , les juges doivent avoir des salaires et d'autres avantages qui leur permettront de vivre dignement. L'argent peut tres facilement etre trouve' en reservant un pourcentage des amendes inflige'es par les juges pour alimenter un fonds special pour les juges et les autres fonctionnaires des cours!!! l'argent existe mais il ne profite qu'a' une minorite'!!! IL FAUT PENSER ET AGIR AUTREMENT POUR SORTIR DES SITUATIONS DIFFICILES!!!
Malien
Malien 10 ans
Ils sont malades ces vendeurs de procès. Le Peuple doit sortir pour les corriger et mettre une limite au corporatisme apatride.
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