En mission au Mali : Les Cheickhs d’Al Azhar appellent les fidèles à un Islam tolérant et pacifique

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EC’était en présence de plus d’un millier de fidèles et de grandes figures religieuses dont : l’imam Mohamed Kéïta, Oumar Abdou Rahman, l’imam Souleymane Diakité, Lassi Diarra et Mama Yoto Kwadou, que les imams Iwad Abdoul Moun’im et Ryad Abou Is’ad ont fait un développement parfait du thème. Selon eux, la tolérance est un beau terme dont le sens est de pardonner à celui qui te porte préjudice ou dépasse ses limites, ou encore aux personnes dont les idées divergent des tiennes à propos d’une certaine question. Ainsi, la notion de tolérance représente une valeur supérieure des mœurs et une victoire de l’esprit de bienfaisance sur celui du mal. Ils diront que la tolérance, c’est d’ouvrir son cœur pour d’autres même si ces derniers n’embrassent pas ta religion, de t’éloigner de la colère et de rencontrer ton ennemi dans l’amour et celui qui te critique par le bras ouvert.

A titre d’illustration, les envoyés de l’Université Al Azhar ont soutenu que la tolérance en Islam se manifeste dans ses rapports avec les autres religions. A l’époque islamique, les juifs, les chrétiens, et même les adorateurs des anges ou du feu jouissaient de la bonté, de la dignité et de la protection des gouverneurs de l’Islam. Avant d’affirmer que le Prophète Mohammed (SAW) en était le bon exemple car les hypocrites et les mécréants constituaient les ennemis de l’Islam. Citant un exemple, ils ont affirmé que le Prophète Mohammed (SAW) a pardonné plusieurs fois à Abdoullah ibn Oubaï ibn Saloul et il lui avait rendu visite quand il fut malade et avait prié sur lui quand il est mort. Pourtant celui-ci avait porté atteinte à l’honneur du Prophète Mohammed (SAW).

Toujours dans leurs prêches, ils ont déclaré que l’Islam est une religion de miséricorde, de clémence, de tolérance et de facilité. Allah n’a imposé à la communauté que ce qu’elle est en mesure de faire. Elle sera récompensée pour le bien qu’elle aura fait et sanctionnée pour le mal dont-elle sera coupable.

“Le tout puissant nous ordonne de ne contraindre personne d’embarrasser ou de se convertir en Islam car la pratique de l’Islam ne se fait que de son bon gré. Cela veut dire que l’Islam est une religion de cohabitation avec les musulmans et les non musulmans et que les musulmans doivent vivre concomitamment avec les autres dans la tolérance sans que la croyance soit un obstacle au bon traitement”, ont conclu l’imam Iwad Abdoul Moun’im et l’imam Ryad Abou Is’ad.

       B DIABATE

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