Sort des blessés de guerre : Le ministre Bah Ndaw sur le banc des accusés

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LE COLONEL-MAJOR BAH N’DAW
Le ministre de la Défense et des anciens combattants, le Colonel Major Bah NDaw

Les militaires blessés au nord, en manque de perfectionnement, bouillent d’impatience et aspirent légitimement à la reconnaissance de la patrie.

 

Admis au concours du Certificat des armes et de techniques 1 et 2 (CAT), du Brevet des armes (BA) et de Certificat inter-arme (CIA), une trentaine de soldats de rang et sous-officiers blessés sur la ligne de front sont ignorés dans la politique de perfectionnement du ministère de la Défense et des Anciens combattants.

Laissés pour compte, les blessés militaires admis au CAT 1 et 2, BA et CIA invitent le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Bah Ndaw, à prendre une décision sage pour traiter les frères d’armes sur le même pied d’égalité.

Lancée en début d’année à la faveur d’une prise d’armes à Kati, avec l’objectif de permettre aux soldats de rang et aux sous-officiers d’avancer en grade tout en ayant de nouvelles qualifications, la formation de perfectionnement des militaires se passe sans la prise en compte des soldats blessés sur la ligne de front.

Ce sont au total une dizaine de formations qui sont dispensés aux nouveaux apprenants pour leur perfectionnement. Il s’agit de la connaissance générale de l’armée, autrement appelée Certificat inter-arme (CIA), la  transmission, l’artillerie, l’infanterie, la mécanique auto, l’administration, l’armée de l’air, le génie, le guide, etc.

Les militaires ignorés ont passé le test dans leurs zones de commandement respectives avant d’être blessés par les forces de mal. “S’il devait y avoir une formation comme celle-là, notre situation devait être mise à table afin de donner des possibilités d’avancer dignement”, a fulminé un blessé sur son lit.

A en croire notre interlocuteur, après les humiliations de 2012 tous les militaires doivent être formés avec un objectif principal de leur redonner plus de confiance, qui, pour lui, ne semble pas être une priorité pour le département de la Défense.

De l’avis de plusieurs hôtes, l’ouverture d’un centre spécial pour les blessés est un impératif auquel l’Etat doit faire face pour rester dans une logique de réforme de l’armée nationale. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants est invité à récompenser les soldats de rang et sous-officiers qui ont honoré leur engagement.

Bréhima Sogoba

 

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1 commentaire

  1. Nos soldats doivent avoir honte de faire des revendications en ce moment ils ne sont même pas capable de défendre notre territoire dignement sans l aide des étrangers et ils demandes des agencement quel honte

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