Ciné droit libre : Un franc succès

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Du 14 au 16 janvier 2016 s’est déroulée à Bamako, la première édition du Festival ” Ciné Droit Libre ” avec comme thème : ” Quand la Jeunesse se met débout “. Pendant trois jours, la Maison de la Presse et l’Institut Français ont été le théâtre des films de chocs, des débats francs et des invités de marque. Cette édition 2016 avait comme parrain, l’artiste sénégalais, Didier Awadi.

 

Le Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, a présidé le samedi dernier à la Maison de la presse, la cérémonie de clôture de la première édition du festival ” Ciné Droit Libre “. C’était en présence de plusieurs personnalités dont les représentantes de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas (bras financier de l’évènement), de la MINUSMA, du président de la Maison de la presse, de l’artiste burkinabé Smoky, etc. Le festival s’inscrivait dans la continuité de toutes les initiatives culturelles et voulait défendre les libertés et les droits fondamentaux de l’homme.

Dans son intervention, le président de la Maison de la presse, M. Dramane Aliou Koné s’est réjoui de la tenue de ce grand évènement culturel à Bamako dont la Maison de la presse était partenaire. Avec le succès de la première édition, la Maison de la presse est prête à faire de ce festival une activité culturelle phare au Mali.

La représentante de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas se dit aussi comblée de la réussite de cet évènement. Parlant des évènements malheureux survenus au Burkina Faso, la veille, elle dira que la démocratie et l’état de droit restent une réponse aux actes des terroristes et à l’injustice.

Le coordinateur du festival ” Ciné Droit Libre “, M. Abdoulaye Diallo, a remercié tous ceux qui ont contribué à la réussite de l’édition 2016 à Bamako avec un clin d’œil à l’artiste Burkinabé Smoky. ” Le bilan est largement positif “, a-t-il déclaré.

Dans son discours de clôture, le Ministre de la culture, de l’Artisanat et du Tourisme se dit convaincue de constater que l’Afrique ne pourra envisager son développement sans les artistes, les cinéastes, brefs sans les créateurs.

Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo a informé l’auditoire que notre pays, le Mali, œuvrait à un crédo pour l’indépendance du cinéma afin de donner au 7ème art toutes ses lettres de noblesse et surtout pour qu’il soit le reflet  véritables de nos sociétés africaines. C’est dans ce cadre que pour cette année 2016, il est prévu de faire adopter les textes relatifs au fonds d’aide à la production cinématographique. Ainsi, dira le Ministre de la culture, de l’artisanat et du tourisme, il leur appartient de donner une totale liberté à nos cinéastes pour qu’ils touchent du doigt les frustrations africaines et dénoncent, au besoin, ses causes les plus directes.

Le festival était prévu du 08 au 10 décembre 2015 mais il fut reporté à cause de l’état d’urgence décrétée à l’époque par les autorités maliennes après l’attaque terroriste du 20 novembre 2015 de l’hôtel Radisson Blu. Une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes des hôtels Splendid et Yibi et du Cafétariat Capichuno à Ouagadougou, au Burkina Faso.

 

Youssouf SANGARÉ

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