Fermeture des frontières par la CEDEAO : Une peine partagée par le Mali et ses pays frontaliers

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Une crise dans une crise. C’est le cas du Mali. Après le coup d’Etat militaire qui, a été condamné par la plupart de la classe politique malienne le mardi dernier,  la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a, à travers un sommet extraordinaire décidé de fermer toutes les frontières terrestres et aériennes avec le Mali jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel dans le pays.

Cette décision n’arrange aucunement le Mali ou la peine sera forcement partagée avec les pays qui font frontalier avec le Mali (la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Niger et le Burkina Faso), tous membres de la CEDEAO.

Il est important de rappeler que la continentalité joue fortement sur le Mali en des pareilles situations. N’ayant aucun débouché sur la mer, pour acheminer les produits des ports jusqu’au pays, il va falloir le concours des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal et bien d’autre pays de la dite communauté. Dans la logique où la plupart des produits manufacturés de ces pays qui ferment leurs frontières sur la demande de la CEDEAO, sont écoulés au Mali, ce serait sans nul doute un véritable problème pour ces unités de production.

Le Mali, un pays d’élevage par excellence, approvisionne la Côte  d’Ivoire, le Sénégal et bien d’autres pays en viande. C’est vrai le Mali va souffrir sur beaucoup de plans surtout les compagnies de transport terrestre et les commerçants, mais les milliards que les ports gagnent grâce aux importations maliennes constitueront un manque à gagner pendant la période l’embargo.  Donc il est important pourla CEDEAO de revoir ses sections en faveur du Mali. En tout cas le Syndicats national des commerçants détaillants du Mali assure, lors d’une rencontre tenue le jeudi dernier de l’approvisionnement du pays en produit.

Bréhima DIALLO

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