Crise diplomatique Mali-Algérie : Le retour de l’ambassadeur d’Algérie au Mali ou la victoire de la realpolitik

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Après avoir été rappelé à l’ordre par les autorités maliennes, le gouvernement algérien, composé d’amateurs en géopolitique, a eu finalement le bon sens de revenir à la raison. Loin s’en faut.

Ce temps est révolu où n’importe quel gouvernement de n’importe quel pays pouvait se lever et imposer sa volonté sur ce grand pays millénaire: le Mali.

Le credo du Malikura est simple: qui reçoit mes ennemis et tisse des liens d’amitié avec eux devient ipso-facto mon ennemi.

En d’autres termes, l’ami de mon ennemi devient en réalité mon ennemi, aussi simple que ça.

Le gouvernement algérien, en recevant les terroristes qui ont fui Kidal pour se réfugier là-bas et en imposant un quelconque accord de paix au gouvernement malien, venait de commettre un crime de lèse-majesté.

Le gouvernement algérien venait de toucher l’honneur, la dignité et la souveraineté du peuple malien. Pourtant, la préservation de l’honneur, de la dignité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali n’est pas négociable.

C’est pourquoi le gouvernement algérien a été rappelé à l’ordre après la convocation de l’ambassadeur d’Algérie au Mali par le ministre des Affaires étrangères du Mali. Par cet acte, l’Algérie avait rappelé son ambassadeur résidant au Mali croyant intimider le gouvernement malien comme elle avait l’habitude de faire avec les dirigeants successifs de notre fameux régime démocratique.

Peine perdue, sous le principe de la réciprocité, nous avons rappelé notre ambassadeur résidant en Algérie.

Cet acte posé par les autorités maliennes est historique.

Au Mali d’aujourd’hui, chaque jour que Dieu fait, nous assistons à l’écriture d’une nouvelle page de l’histoire du Mali en matière de géopolitique.

Auparavant, les grandes décisions qui impactaient l’avenir de notre pays, le Mali, étaient généralement prises à l’extérieur comme par exemple la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et l’Accord d’Alger.

Le Mali s’approprie et fait face seul maintenant à ses propres problèmes. Aucun pays n’aime le Mali plus que les Maliens eux-mêmes.

À des crises ou des problèmes maliens, il faut impérativement des solutions ou remèdes maliens.

Pour une coexistence pacifique, nous exigeons de l’Algérie des actes concrets suivants:

⁃ Arrêter tous les terroristes qui ont fui Kidal pour se réfugier là-bas

⁃ Extrader vers le Mali tous les terroristes sous mandats d’arrêt de la justice malienne.

⁃ Fermer ses frontières pour permettre aux Forces Armées Maliennes de traquer et d’éliminer les terroristes.

⁃ Échanger les renseignements en matière de lutte contre le terrorisme.

⁃ Éviter de s’impliquer dans les affaires intérieures du Mali comme elle avait l’habitude de faire pendant ces trente (30) dernières années avec les régimes démocratiques successifs.

⁃ D’arrêter et extrader Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa.

⁃ Comprendre que le Mali de 2021, 2022, 2023, 2024 n’est pas le Mali de 1992-2020.

⁃ De surcroît, nous exigeons le respect mutuel et la bonne compréhension entre nos peuples.

Le courage et la fermeté, dans le respect mutuel, payent toujours dans les relations entre nations.

Ce n’est pas une menace, mais nous demandons à notre voisin du Nord-ouest… la Mauritanie d’être sincère dans ses relations avec nous et d’arrêter d’être un sanctuaire des terroristes et des ennemis du Mali.

Que Dieu bénisse le Mali

Bakary COULIBALY

Élan Patriotique: Faso Nieta Kanu

Expert Judiciaire en Fiscalité-Finance Agréé au près des Cours et Tribunaux du Mali.

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