MINUSMA : A qui profite le crime ?

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La question est loin d’être simple mais il est primordial que toute la lumière soit faite sur les événements précis qui ont conduit à la mort tragique de 5 civils lors de la manifestation à Gao le 27 janvier dernier. Mais il est surtout important de comprendre comment la situation a pu devenir aussi explosive. Nous devons toujours nous rappeler que sans vérité, la paix ne pourra pas triompher.

 

Que s’est-il passé ces derniers jours ? Samedi 17 janvier, attaque du camp de la MINSUMA à Kidal, un soldat tchadien de l’ONU est tué ; mardi 20 janvier, un raid aérien est mené contre de rebelles du MNLA par les forces de l’ONU suite à une seconde attaque, plusieurs rebelles sont tués ; mercredi 21, une première manifestation se déroule pour dénoncer le raid aérien ; les 23 et 24 janvier, une missions de la MINUSMA se rend à Kidal pour apaiser la situation, un accord est signé avec la CMA à cette occasion. Cet accord prévoyait, sans remise en cause du cessez-le-feu de mai dernier, la mise en place d’une zone temporaire de sécurité (ZTS) sur l’axe Anefis-Almoustarat. Or, ce document de travail qui ne concernait que les parties visées s’est retrouvé le lendemain de sa  signature dans la presse, et qui plus est maquillé. En effet, ce document s’est retrouvé avec l’en-tête du drapeau de l’Azawad, comme si la MINUSMA reconnaissait tacitement l’indépendance de l’Azawad ? Que pouvait souhaiter la source de cette publication sinon un soulèvement de la population ?  Si tel était le cas, il est assez légitime de se demander ce que souhaite réellement une entité qui d’une part signe un accord visant à apaiser une situation, et d’autre part, agit pour raviver des tensions. De tels agissements sont plus que troublants. En tout état de cause, cette publication a conduit de nombreuses personnes dans la rue les 26 et 27 janvier. Elle a même provoqué la mort de plusieurs d’entre elles suite à des tirs durant ces rassemblement.

 

La MINUSMA est accusée d’avoir délibérément tiré sur les contestataires. Mais que penser de cette information quand on sait que parmi les manifestants, des hommes armés étaient disséminés au sein de la foule. Leur présence ne serait-elle pas une fois de plus une action de certains groupes pour faire monter un peu plus la pression ? Est-il envisageable que les tirs mortels qui ont touchés plusieurs des nôtres l’eussent été en réponse à des attaques ? Ou pire, et si les balles mortelles n’avaient pas été tirées par des soldats de l’ONU ?

 

C’est dans ce contexte extrêmement tendu que notre Président s’est rendu à Gao. Cette visite surprise a été l’occasion pour IBK de rappeler que l’ONU ne doit pas être considérée comme une ennemie. Il a précisé que des enquêtes allaient être menées afin que toute la lumière soit faite sur les évènements tragiques de ces derniers jours.

 

Mes amis, comme l’a déclaré il y a quelques jours notre Président, évitons d’être influencés par des individus qui n’aiment pas notre bonheur.

 

Si nous vous voulons la paix, nous devons trouver la vérité.

 

Ibrahim KEITA

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