Moussa Kamara, Chercheur sur la lutte antiterroriste : ‘’Le djihadisme tel quel… ‘’

12 Avr 2021 - 11:05
Mis à jour: 6 ans
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Moussa Kamara, Chercheur sur la lutte antiterroriste : ‘’Le djihadisme  tel quel… ‘’
Spécialiste en droit de l’Homme, Chercheur sur la lutte antiterroriste résidant au Canada, Moussa Kamara explique dans cette importante contribution comment, au-delà du concept, le djihadisme a évolué et bouleversé le monde.  Le djihadisme naquit en 1979 dans les montagnes de l’Hindukush lors de l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Cette invasion est intervenue suite à l’instabilité de la situation politique en Afghanistan où l’adoption de réformes communistes a suscité une forte opposition au régime, particulièrement chez les islamistes. L’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) qui déclare avoir répondu à une demande de Kaboul a fait traverser la frontière à ses troupes en décembre 1979, marquant ainsi le début de la guerre contre l’armée rouge. Pour vaincre l’URSS, une alliance fut créée entre les États-Unis et ses alliés : le Pakistan et l’Arabie Saoudite. La stratégie mise en place dans l’atteinte de l’objectif commun pour défaire l’empire soviétique a été de faire appel aux combattants islamistes. L’internationalisation du djihadisme est venue du fait que l’appel a été lancé aux combattants étrangers dans tout le monde musulman, surtout arabes. Cet appel marqua un tournant décisif dans la guerre contre l’ex -URSS car plusieurs combattants du monde musulman ont rejoint les rangs des djihadistes en Afghanistan. Le parrain et l’imam Le savant religieux Abdallah Azzam (1941-1989) a occupé une place centrale dans ce djihad contre l’armée rouge, mais aussi dans l’islamisme radical en tant que principal théoricien, figure inspiratrice et organisateur de la participation arabe à la guerre d’Afghanistan dans les années 1980. Il a été décrit pour ses efforts comme «le parrain du djihad» et baptisé «l’imam du djihad». Assassiné en novembre 1989, Azzam était déjà devenu une figure légendaire dans les cercles islamistes du fait de ses écrits, de son charisme et de son statut incontesté de pionnier. Sa stature dans le djihad n’est égalée que par Oussama Ben Laden. Abdallah Azzam, dans sa démarche de révolutionner le concept de djihad, soutient que : «La déclaration du djihad par un seul savant religieux suffit pour déclarer le combat et, surtout, le djihad devient une obligation individuelle. Cela implique que si un territoire musulman est attaqué, chaque musulman au monde a le devoir de mener le djihad pour défendre ou libérer cette terre d’islam». Une autre grande révolution doctrinaire réalisée par Dr Abdallah Azzam, qui est aussi la base du djihadisme, est celle du concept de martyre littéralement traduit par ‘’shahid’’ dérivé du mot ‘’shahido’’ qui est utilisé pour traduire des concepts-clés du martyre dans la bible syriaque. Le mot ‘’shahid’’ peut avoir deux significations, à savoir : le martyre sacrificiel : qui veut dire mourir pour sa foi et le témoignage de la foi au sens large. Mais dans le Coran cependant, le terme désigne témoignage comme le fait la profession de foi musulmane qui est la ‘’shahada’’. La conception djihadiste d’Azzam va largement influencer la compréhension sunnite du djihad qui, pourtant, s’inspirait du chiisme pour développer le concept de martyre comme arme de guerre asymétrique. L’une des questions d’une importance capitale et complexe de la littérature juridique sunnite classique est la suivante «Le martyre peut-il et doit-il provoquer sa propre mort?». S’inspirant du chiisme, Azzam affirme que le martyre peut et doit provoquer sa propre mort. Pendant la guerre Iran contre Irak de 1980-1988, il y a eu une nouvelle conception du martyre qui est : «issue d’un sentiment de culpabilité collective face à l’abandon par les premiers chiites de leurs imams fondateurs, Ali en 661 et son fils Hussain en 680, pour justifier la mobilisation de millions de soldats, souvent des adolescents, prêts à se sacrifier au combat. Un tout nouveau culte de martyre chiite voit le jour, sous la forme par exemple de gigantesques peintures murales à la gloire des martyres à Téhéran».  Compléments des cinq piliers La conception iranienne du martyre fût une source de motivation et d’inspiration pour Azzam et des adeptes qui ont, à leur tour, révolutionné la conception du martyre sunnite. Ainsi, le martyre devient l’essence du djihad et même de l’islam, parce que les deux concepts (martyre et djihad) ont été ramenés au premier plan après les cinq piliers de l’islam qui sont : l’Attestation de la Foi de l’Unicité de Dieu et du Prophète Mahomet, les Cinq Prières Quotidiennes, la Zakat (aumône), le Pèlerinage à la Mecque et le Jeûne du Mois Saint de Ramadan. Ainsi, le culte du martyre sunnite est créé répandant et renforçant le djihad dans les zones où les combattants islamistes sont engagés (Iran, Irak, Afghanistan etc.) Vaincre les puissances internationales… En 1989, l’invasion soviétique en Afghanistan prit fin par une défaite de l’armée rouge qui a fait sombrer le pays dans une guerre entre les différentes factions majoritairement djihadistes à la résistance ou d’ailleurs. Abdallah Azzam trouva la mort à Peshawar au Pakistan, suite à un attentat à la bombe. La victoire et le retrait de l’armée rouge des territoires afghans a renforcé le sentiment de confiance chez les djihadistes qui savent maintenant que l’on peut vaincre les puissances internationales et les détruire avec des moyens très rudimentaires comme les mines, les kalachnikovs et des lance-roquettes. La défaite de l’armée rouge, réputée être l’une des plus fortes armées au monde, a fait tomber le mythe de superpuissance. Après cette guerre victorieuse pour les moudjahidines, des dizaines de milliers de combattants ont décidé de rester sur les terres afghanes pour ainsi maintenir leurs idéologies jusqu’en 2001 après les attentats contre le World Trade Center, déclenchant une nouvelle guerre contre le djihadisme. Moussa Kamara Spécialiste en droit de l’Homme Chercheur sur la lutte antiterroriste [email protected] Montréal Québec Canada

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AG AZAMANE
AG AZAMANE 6 ans
Combattre le radicalisme islamo-terroriste-jihadiste, salafiste-wahhabite De mon ouvrage non publiable en ces temps durs, j’extrais, ce que j’écrivais sur les réseaux sociaux de partage, en 2012, pendant la « colonisation jihadiste » du Nord du Mali, le Glossaire qui suit que j’avais copié sur papier à au moins 50 jeunes touaregs maliens étudiants ou travailleurs résidents à Bamako, des « alphabétisés » que j’avais encouragé à faire circuler le texte « sous le manteau » (internet). Dans l’avertissement de l’essai, j’ai bien dit que je voudrais « décoiffer certaines idées reçues » et « ébranler des certitudes » islamiques bien ancrées dans le subconscient des miens, les touaregs de la rive Sud du Sahara, parce que je suis un esprit rebelle, profondément révolté contre tout ce qui ne change pas, contre la bêtise et le mauvais goût et contre les cerveaux encrassés. Je m’inscrits ainsi dans la mouvance de ceux qui luttent, par le moyen de la « plume », contre les prosélytes islamistes (les sectes Daghwiya et Al- Qaeda, ces « chariaristes djihadistes » qui appellent à l’observance forcée de l’Islam « identitaire » dans le monde en faisant de l’ostentation démonstrative son moyen de prosélytisme, le port des signes extérieurs de sujétion des hommes (et des femmes), comme l’obligation du voile islamique et de la bourqa, et la prolifération des minarets, même dans les pays européens chrétiens qui ont aboli ces pratiques religieuses démonstratives depuis … le 19ième siècle. Comme il suit, je donne à lire le chapitre sur le radicalisme islamo-terroriste-jihadiste, salafiste-wahhabite. Avertissement Tout d’abord, je voudrais attirer l’attention de mes lecteurs que cet essai n’est pas une attaque contre l’Islam en tant foi, comme Rousseau a dit : "Mon rôle est de dire la vérité et non de la faire croire". Bien que la prudence philosophique recommande : « ce dont on ne peut parler, il faut le taire », je suis enclin à parler du danger de l’intégrisme islamique qui ne saurait être la foi parce que l’Islam est devenu une religion hyper politisée, un phénomène récent induit par une certaine manifestation de la foi islamique qui menace la paix dans le monde et obscurcit notre avenir. L’islamisme, c’est l’instrumentalisation de l’Islam par la politique ; ce phénomène est apparu à partir des années quatre-vingt quand l’Ayatollah Khomeiny a pris le pouvoir religieux (et politique) en Iran. L’intégrisme islamique dénature la foi islamique originelle, en tant que message de Paix, qui se retrouve vidée de son sens divin. Je voudrais « décoiffer certaines idées reçues » et « ébranler des certitudes » islamiques bien ancrées dans le subconscient des miens, les touaregs de la rive Sud du Sahara, parce que je suis un esprit rebelle, profondément révolté contre tout ce qui ne change pas, contre la bêtise et le mauvais goût et contre les cerveaux encrassés. Je m’inscrits ainsi dans la mouvance de ceux qui luttent, par le moyen de la « plume », contre les prosélytes islamistes (les sectes Daghwiya et Al- Qaeda, ces « chariaristes djihadistes » qui appellent à l’observance forcée de l’Islam « identitaire » dans le monde en faisant de l’ostentation démonstrative son moyen de prosélytisme, le port des signes extérieurs de sujétion des hommes (et des femmes), comme l’obligation du voile islamique et de la bourqa, et la prolifération des minarets, même dans les pays européens chrétiens qui ont aboli ces pratiques religieuses démonstratives depuis … le 19ième siècle. INTRODUCTION Un adage de chez les touaregs dit : « la modestie est recommandée, même dans l’observance du culte religieux ». Je suis un citoyen du Mali, ingénieur forestier de formation, de culture arabo-berbère, né dans une famille touarègue bédouine du Sahara (rive Sud), musulmane orthodoxe (sunnite, malikite), sans excès de religiosité démonstrative, « assez tiède » en prosélytisme religieux. Bien qu’ayant reçu ma culture « primaire » religieuse islamique de parents musulmans, je crois fermement à un Dieu Unique, en tant qu’un Esprit qui gouverne le monde. A ce titre, je combats toute manifestation de religiosité islamique excessive et démonstrative qui procède au rappel intransigeant de ce qui est licite ou illicite (ne mange pas/ne bois pas ceci, c’est haram), de ce qui est pie ou impie (fais tel geste et ne fais pas un tel acte). Je m’assume objecteur de conscience (religieuse islamique) dans un environnement islamisant, néoconservateur et culpabilisant, encore esclave au 21ième siècle de l’observation stricte des dogmes de la Charia moyenâgeuse ; dans un milieu dans lequel l’observance du fanatisme islamique est jugée comme la manifestation de la vraie sincérité à la foi islamique. Par devoir de contribuer à l’émancipation des éléments de ma communauté ethnique touarègue, hier bédouine et aujourd’hui citadine, qui n’est pas encore embourbée dans la fange islamiste, je dénonce tout embrigadement religieux du genre des nouvelles sectes islam
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