Transition au Mali, comment sortir de l’impasse ? Proposition de solutions de sortie de crise

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On apprend dans la version française du Communiqué du Sommet des Chefs d’Etat de la Cédéao tenu à Accra le 7 novembre 2021 que : « Sur le plan politique, le Président de la Cédéao a informé l’Autorité de la notification officielle par les autorités de la transition de leur incapacité à respecter l’échéance de transition de février 2022. L’Autorité déplore vivement l’absence de progrès réalisés dans les préparatifs des élections……. ».

A partir de ce moment, c’est dire que la prorogation du délai de la transition relève plus d’un secret de polichinelle. Mais une fois qu’on a dit et acté cela, qu’est-ce qu’il faut faire pour que le pays retrouve la plénitude de son existence et de son rayonnement ?

D’abord un sérieux examen de conscience individuellement et collectivement pour rassembler les filles et les fils de notre pays qui ne cessent de se diviser. Il est capital que les Maliennes et les Maliens se retrouvent autour d’un « consensus » pour sauver le pays.

A partir de là, il convient de mettre en place des « feuilles de routes » claires pour chaque Ministère pour que les nouveaux délais soient rigoureusement respectés.

I – PREMIERE CLE DE SORTIE DE CRISE : SE RASSEMBLER AUTOUR DE « L’OBJECTIF UNQIUE, LE MALI ».

 

Jamais un problème de portée nationale n’aurait autant divisé les Maliens. Les historiens pourraient nous rafraîchir les mémoires. Et la fracture devient de plus en plus profonde jour après jour, conjuguée avec les exigences de la Cédéao.

A supposer que l’un ou l’autre camp gagne sur la partie adverse, une nouvelle lutte commence pour la partie « perdante » et ainsi de uite. Chaque Malienne et chaque Malien doit se poser et répondre à la question suivante : quelle pourrait être l’issue finale de ce « bras de fer » incessant ? 

Sans langue de bois, la réponse qu’aucun Malien ne voudrait entendre, c’est l’éclatement de notre pays. Qu’on ne se le cache pas : l’impossibilité des Maliens de s’entendre, observée jusqu’à maintenant, fait planer le risque de division, de partition de notre pays et le spectre d’une « recolonisation » se profile à l’horizon.

Il est regrettable de constater que la politique est devenue, depuis l’avènement de la démocratie, ce « raccourci » pour avoir sa « part de gâteau ». Et c’est certain que, quand on a réussi en utilisant des voies et des méthodes quelque peu orthodoxes, on a du mal à imaginer d’autres voies de réussite et à accepter des changements. Cela est humain et compréhensible.

Mais une chose est sûre : aucun camp ne sortirait vainqueur. C’est le Mali qui doit sortir et sortira sans aucun doute grandi de cet épisode de son histoire. Parce que nos voisins attendent, l’Afrique nous regarde, le monde nous observe.

Et pour cela, chaque Malienne, chaque Malien doit faire violence sur elle ou lui-même, pour mettre de côté ses « ambitions personnelles » et les « objectifs collectifs ». Le seul objectif ; c’est le MALI.

La clé se trouve dans les mains des Dirigeants actuels, ceux dont les visages sont collés au Mali, qui répondent au nom du Mali. Les Assises nationales programmées doivent pouvoir rassembler les Maliens. Nous pensons qu’il faut soutenir les « Assises nationales de Refondation » pour quatre raisons.

 

Raison N°1. Quand on a des problèmes de santé, on se soigne.

Tant qu’on vit, l’espoir est permis. On se rendra dans toutes les structures de santé, au pays et à l’étranger, on fera toutes les analyses possibles, on dépensera toute somme en notre capacité pour retrouver ce « bien » le plus précieux qu’est la santé. Tout abandon signifie que le malade a décidé de ne plus être de ce monde.

Raison N°2. Quand on a des problèmes de famille, on les solutionne.

On fera autant de réunions, de conseils de famille, restreints et / ou élargis à toute personne susceptible d’aider à la résolution des problèmes pour que la famille puisse retrouver son unité, sa situation d’avant.

Tout abandon signifie l’incapacité d’unir la famille, de la laisser s’éclater et d’assister impuissant à sa dislocation pour le grand bonheur de ses ennemis.  

 

Raison N°3. En entreprise, quand on a des problèmes de gestion, on essaie un éventail de solutions.

On fera autant de diagnostics sur les différents compartiments du système de gestion. On essayera toutes les solutions possibles (court, moyen et long terme), des moins coûteux au plus couteux. On rentrera même en « concordat préventif » ou en « règlement judiciaire » pour sauver l’Entreprise sur laquelle des dizaines d’employés et leurs familles y fondent beaucoup d’espoir.

Se lasser de trouver des solutions aux problèmes de gestion, c’est la fin du « rêve d’entrepreneur ».

Raison N°4. Un Etat a permanemment des problèmes que les filles et les fils du pays se doivent de résoudre.

Quand la solution d’un problème consiste dans la réalisation d’un investissement « physique » ou « immatériel », elle est facile à mettre en œuvre : la solution est cartésienne. Quant aux problèmes de nature sociale, la solution semble unique : le dialogue et la sensibilisation.

Ce sont les problèmes les plus difficiles à résoudre, du fait même de la complexité de l’Homme et que la solution ne peut en aucun être radicale. Les résultats tardent à apparaitre. Mais hélas, c’est la seule, la lassitude n’est pas permise.

Pour paraphraser le titre « Devoir de violence » du livre de notre grand écrivain Yambo Oulogueme, nous avons tous un « Devoir de rassemblement ».

Aucun pays ne s’est construit dans la division. Cela est tellement évident, que c’est le levier sur lequel jouent nos ennemis pour nous mettre dos à dos et agrandir davantage le fossé.

Être incapable de se parler, de faire des concessions réciproques, de s’entendre sur l’essentiel, c’est tout simplement aller tout droit à l’éclatement du pays. Outre la « Conférence nationale d’Entente » de 2017, le Dialogue national Inclusif de 2019, les ANR de 2021 offrent de nouvelles opportunités aux Maliens pour se parler et réduire les murs d’incompréhension.

Le rassemblement et la cohésion sociale sont aux antipodes de l’exclusion. L’équipe qui sortira des ANR, doit être très inclusive. Chaque Malienne et chaque Malien doit s’y identifier. L’idéal serait qu’elle soit dirigée par des personnalités relativement neutres.

 

II – DEUXIEME CLE DE SORTIE DE LA TRANSITION : SE DOTER DE « FEUILLES DE ROUTES » CLAIRES ET NETTES POUR CHAQUE ACTEUR.

 

Quand on n’a pas d’objectifs clairement fixés, on patauge, Quand on ne sait pas où on s’en va, on tourne en rond, on fait du surplace. Difficilement, on pourrait faire du résultat. « Il n’est pas de vent favorable pour le marin qui ne sait où il va », Sénèque Philosophe Grec.

Il est regrettable de constater qu’on assiste à une sorte de « guerre des tranchées » :  des uns se battent pour le statuquo et / ou la préservation des acquis, d’autres luttent pour la place et la « part de gâteaux ».

Nous donnons l’impression que personne ne semble penser au pays. Le « moi » semble l’emporter sue le « nous », autrement dit « l’intérêt individuel semble prévaloir sur l’intérêt public ». C’est le pays du « moi et moi seul ».

Notre pays souffre énormément du manque d’amour entre ses filles et ses fils, de la chasse aux places et / ou la préservation des acquis. Nous devons avoir un peu d’ambition pour notre pays.

On pourrait expliquer par l’impréparation, le manque ou l’insuffisance de succès. Cette fois – ci l’insuffisance de succès serait difficile à défendre. Il faut éviter d’être dans un éternel recommencement.

Pour éviter cela, les objectifs généraux et spécifiques de la transition doivent être atteints. Pour cela, chaque membre de l’équipe gouvernementale doit être tenu des résultats dans le délai imparti. Des feuilles de route claires et nettes doivent être établies par ministère.

 

III – TROISIEME CLE DE SORTIE DE LA TRANSITION : METTRE L’ECONOMIE AU CENTRE DES PREOCCUPATIONS.

 

Les problèmes économiques expliquent en partie la crise multidimensionnelle de notre pays. D’abord elle est partie d’une rébellion qui avait des revendications politiques qui prenaient appui, à leur tour, sur des problèmes économiques : « nous sommes oubliés du développement du pays ».

D’ailleurs les différents Accords comportent tous un volet économique, notamment la création d’entreprises pour résoudre les problèmes d’emplois et de chômage. Ces problèmes économiques ont – ils été résolus, autrement dit les revendications ont-elles été satisfaites ?

Les problèmes économiques ne font que s’amplifier, à notre avis. En effet notre pays compte de milliers d’écoles, d’instituts, d’universités Publiques et Privées, de tous les niveaux : professionnels et supérieurs. Il compte aussi de milliers d’écoles religieuses : les medersas et les écoles coraniques.

 

Nous avons cherché des chiffres, des statistiques, sur :

  1. le nombre d’écoles professionnelles publiques et privées, toutes spécialités (santé, enseignement, administrations, agriculture-élevage-pêche, BTP, mécanique, industrie et autres techniques, etc., et de tous niveaux confondus sur toute l’étendue du territoire.
  2. le nombre d’universités et d’écoles de niveau supérieur, publiques et privées, toutes spécialités et tous niveaux confondus,
  3. le nombre de sortants annuellement des structures d’enseignement professionnel et universitaires.
  4. le nombre de sortants qui pourraient trouver un emploi dans les trois années de la sortie.

Comme dans bien de domaines, il est très difficile de trouver des données fiables.

 

En tout état de causes, il est très difficile, voire impossible de trouver des solutions aux problèmes sociaux et politiques sans une économie forte :

  • Créatrice de richesses,
  • Qui crée plus d’emplois qu’elle n’en détruise (faillites, privatisations, et autres fermetures).
  • En un mot, qui offre beaucoup de possibilités aux jeunes,

Le chômage est révélateur de beaucoup de maux sociaux. Des jeunes en manque de ressources sont les proies faciles pour tous les malfaiteurs et donc exposés à toutes sortes de dérapages. Malheureusement les débats sur l’économie semblent totalement absents de l’espace médiatique.

 Dans un contexte où nul ne connait la fin de la crise, l’économie est sans aucun doute une des clés importantes pour retrouver la stabilité. On ne va attendre la fin de la crise pour prétendre relancer l’économie.

 

Notre pays a besoin plus de Dirigeants qui pensent à créer plus de richesses que d’en profiter.  

Le « Nouveau Mali » ou le « Mali – Coura » qu’on pourrait comprendre aussi   par « Nouveau Départ » doit être conceptualisé pour en faire un moteur de notre développement économique et social.

 

CONCEPTUALISATION DU « MALI COURA » 

PLAN STRATEGIQUE DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL

Nous devons avoir une vision pour notre pays.

 

CONCEPT

MALI – COURA

 

OBJECTIFS GENERAUX

SOUS – OBECTIFS PAR MINISTERE, INSCRITS DANS UNE « FEUILLE DE ROUTE » CLAIRE ET VERIFIABLE
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MALI-COURA

Partir sur de nouvelles bases pour construire le pays

 

STABILISATION DU PAYS

1.    Paix et sécurité

2.    Réconciliation nationale

3.    « Vous n’oubliez pas, mais vous pouvez pardonner » Mandela

 

La Déclaration de politique générale du Premier Ministre prévue à l’article 68 de la Constitution ne suffit pas. Chaque Ministère doit être tenu des objectifs recensés sur une « Feuille de Route » claire, quantifiable et vérifiable.

 

Les problèmes de développement dans un ministère peuvent être sériés de la façon suivante :

 

1.    Infrastructures structurant le développement : par l’acceptation de la « feuille de route du ministère » matérialisée par sa signature, chaque ministre s’engage à régler définitivement au moins par an, un problème d’infrastructure.

 

2.    Fonctionnement du ministère. Les objectifs d’économies budgétaires prévus doivent être atteints à 90% au moins.

 

3.    Forte implication de l’Etat dans l’émergence d’un tissu industriel local et national

Tout Ministre qui atteint ses objectifs doit figurer dans un « Registre des Héros » à mettre en place.

 

 

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL :

La stabilité sociale repose sur l’expansion économique

 

1.    Création de richesses par des politiques rurales adéquates et   l’encouragement à l’industrialisation

2.    Lutte contre le chômage et la pauvreté. Ils sont les nids de beaucoup de maux et expliquent en grande partie la situation actuelle de notre pays.

 

 

FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT :

1.    Réduction du train de vie de l’Etat

2.    Lutte contre le gaspillage par la chasse aux économies budgétaires.

3.    Lutte contre la corruption,

 

 

QUATRIEME CLE : LES NOUVEAUX DEFIS A RELEVER.

En près de dix ans de crise multidimensionnelle, les Maliens ont tiré beaucoup de leçons. De nouveaux et d’anciens qu’on croyait avoir trouvé des solutions dans des organisations communautaires ont refait surface.

La Communauté économique des Etats de l’Etat de l’Ouest (Cédéao) : quelles grandes ambitions ? En parcourant les 93 articles dans lesquels tout le Traité Révisé de Cotonou de 1993, est consigné, quel magnifique Projet de développement ? On rêve. Aucun aspect du développement économique et social n’est oublié :

 

  • Un chapitre est consacré à « la Coopération dans tous les domaines » de l’activité économique. Mais en plus de 45 ans d’existence, le bilan n’est pas très élogieux. Les échanges intracommunautaires sont très faibles. On n’observe pas de grands chantiers intégrateurs.

 

  • Une Cour de Justice de la Communauté est créée. « Les décisions de la Cour sont exécutoires et sans appel » : article 76 du Traité révisé. De nombreux pays condamnés par la Cour pour des « manquements démocratiques» ne semblent pas accepter les sanctions infligées.

 

La panoplie de sanctions est prévue à l’article 77. Une sanction « d’exclusion » n’est pas prévue. Par contre la liberté de retrait d’un membre est reconnue à l’article 91. C’est que la Mauritanie a mis en œuvre.

 

« 1. Tout Etat Membre désireux de se retirer de la Communauté notifie par écrit,
dans un délai d’un (1) an, sa décision au Secrétaire exécutif qui en informe les
Etats Membres. A l’expiration de ce délai, si sa notification n’est pas retirée, cet
Etat cesse d’être membre de la Communauté.

  1. Au cours de la période d’un (1) an visée au paragraphe précédent, cet Etat
    membre continue de se conformer aux dispositions du présent Traité et reste
    tenu de s’acquitter des obligations qui lui incombent en vertu du présent Traité ».

Dès qu’un Etat manifeste sa volonté de se retirer, la Cédéao ne peut faire le constat, elle ne peut même pas s’opposer.

Ceci étant, ce n’est pas une insinuation de la sortie du Mali de la Cédéao, un « MALIXIT » selon l’expression consacrée. Seulement dans des difficultés, le « principe de prudence et de précaution » voudrait qu’on atténue l’optimisme pour examiner d’autres solutions ou éventualités. Notre pays doit se sortir du « chantage » permanent et insupportable de la Cédéao.

Nous distinguons les « peuples » de leurs dirigeants, il faut se prémunir contre les éventuels agissements de dirigeants soi-disant « intransigeants » prêts à faire de la misère aux paisibles populations.

4.1. Le « Port de DIBOLI » : le rêve du Président Modibo Kéita doit devenir une réalité.

L’enclavement n’est pas une tare insurmontable. Le monde compte environ une cinquantaine de pays sans « littoral », c’est-à-dire sans accès direct à la mer.

Certains pays ont pu avoir accès à la mer à travers de grands fleuves. C’est ce rêve que notre Président visionnaire Modibo Kéita avait caressé dès les premières heures de l’éclatement de la « Fédération du Soudan » via le fleuve Sénégal jusqu’à Diboli.

Il s’agit d’élargir le lit du fleuve en des endroits et de le creuser jusqu’à une profondeur permettant l’immersion des bateaux d’une certaine capacité, jusqu’en territoire du Mali.

Que doit-on faire ? Abandonner ou réaliser le rêve de Modibo Kéita ?

Le coût du creusement ? En s’informant sur les pays qui ont eu recours à cet investissement pour accéder à la mer, il pourrait être estimé entre 300 et 500 milliards de F CFA, se trouve bien à notre portée. Nous devons consentir cet effort pour se sortir de la « servitude volontaire ».

4.2. L’industrialisation pour réduire la dépendance économique du pays

Dans mes rêves, je pose les hypothèses suivantes. A supposer que le Mali n’importe pas :

  • De riz, farine et autres denrées alimentaires. Avec l’Office du Niger et le développement de la culture du blé dans des localités du nord notamment à Diré, il est possible de réduire de façon substantielle les importations de ces denrées.
  • D’engrais. En développant la fabrication d’engrais organiques, à partir des déchets solides, liquides, ménagers, des ordures, etc., notre pays pourrait s’en passer des engrais chimiques.
  • Des produits alimentaires comme les jus, les conserves, le sucre, etc.,
  • De tissus et autres articles d’habillements,
  • De médicaments en raison de la création d’Unités pharmaceutiques,
  • D’ustensiles de cuisine et autres équipements électroménagers,
  • De matériaux de constructions comme le ciment, les fers, les carreaux et autres, etc.

Il ne resterait que les hydrocarbures, les véhicules et autres fabrications de l’industrie lourde. Qui aurait peur d’un embargo, même le plus inimaginable, suscité et encouragé par des « opposants » désespérés en quête de pouvoir ?

La diversification des « Ports d’accès » :

C’est en « préparant la guerre qu’on cultive la paix » dit-on. Les pays intérieurs : le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont trop cru en la Communauté au point qu’ils se sont mis en quelque sorte dans une « servitude volontaire ».

Dans le cadre du seul projet visible : « la libre circulation des biens et des personnes », on a assisté à l’ouverture de « Port autonome » de tous les pays côtiers dans ces trois pays.

Le Mali doit diversifier ses voies d’accès à la mer. Il serait intéressant de signer un « Pacte de fraternité » avec la Guinée, pays avec lequel, on partage un long passé historique et plus récemment des expériences avec des pays du « Bloc de l’Est » lors de la « Guerre froide ».

Il en doit être de même pour la Mauritanie et l’Algérie.

En conclusion, nous devons avoir de la vision pour notre. Les sacrifices en vies humaines, en coût social, en dégâts matériels, sont incalculables. Toutes nos actions s’inscrire dans cette vision.

« Une vision qui ne s’accompagne pas d’action n’est qu’un rêve. Une action qui ne découle pas d’une vision, c’est du temps perdu. Une vision suivie d’action peut changer le monde » Nelson Mandela./.

 

Siné DIARRA

Expert-Comptable

Enseignant de Comptabilité de finances et d’Audit

Tel : 66 89 69 69 / 76 89 69 69.

Site : www.finauditsarl.com

 

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