Campagne agricole 2021 : L’Etat débloque 15,6 milliards F CFA

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Au cours d’une conférence de presse, tenue le mardi 6 juillet 2021, les responsables nationaux de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage ont fait le point sur la subvention des intrants de cette année 2021-2022. L’objectif fixé pour cette campagne agricole est d’atteindre 11,2 millions de tonnes de céréales, 820 000 tonnes de coton et 240 000 tonnes d’engrais.

 

 

Ce montant de 15,6 milliards F CFA mobilisés par l’Etat rentrera dans l’achat des engrais pour le coton, le riz, le maïs et bien d’autres et dans l’achat de l’embouche bovine pour le sous-secteur de la production animale et celui de la pêche.

Le directeur national de l’Agriculture, Oumar Tamboura alerte sur l’urgence autour de la distribution de la subvention des intrants. Le déroulement de la campagne agricole 2021-2022 a été impacté négativement par l’absence du gouvernement, les crises socio politiques, sécuritaires et sanitaires.

« Nous sommes déjà en retard par rapport à la campagne. Les mesures ont été prises par le gouvernement. Pour ce qui est de notre part à l’Apcam, je voulais vraiment engager la responsabilité de tous les producteurs agricoles du pays de faire des suivis méticuleux des cautions ou des bons qu’on donne pour pouvoir accéder aux aliments des bétails ou des engrais.

Aujourd’hui le gouvernement met sur la table 15 milliards 600 millions de F CFA pour que l’autosuffisance alimentaire soit atteinte. Pour qu’il soit atteint, il faut que l’engrais aille dans les champs. Il faut que chacun joue son rôle. J’invite tous les producteurs agricoles, des chambres régionales d’agriculture, le DLCA, le responsable de l’agricole dans les villages et hameaux de faire le suivi et de dénoncer sans avoir peur. Qu’ils dénoncent toute tentative de malversations. Qui vend ou achète sans la caution devra faire face à la justice. Nous devons sécuriser ce montant que le gouvernement a débloqué.  Le regard de l’Apcam sera intransigeant », a averti Sanoussi Bouya Sylla, Président de l’Apcam.

Il indique que les anciens mécanismes de suivi et évaluations vont poursuivre mais la seule solution pour vraiment savoir si la subvention va aux producteurs agricoles c’est l’enregistrement et l’exploitation agricole familiale et une géolocalisation pour but de tracer une carte d’identité nationale ou professionnelle.

Malgré que la subvention soit insuffisante pour tous les producteurs maliens, le patron de l’Apcam souhaite qu’au moins les mêmes personnes ne soient pas les seuls à bénéficier de la subvention chaque année.

Le directeur national de l’agriculture informe que le sac d’engrais de 50 kg coûte actuellement 11 000 F CFA. Avant d’ajouter que « l’engrais est sur le marché mais le prix n’est pas à la portée ». Selon lui, les commandes d’engrais ont été effectuées au niveau de la Côte d’Ivoire. Chaque année des missions sont effectuées pour le prélèvement des engrais afin de détecter la bonne et mauvaise qualité du produit. L’engrais est immédiatement saisi aux postes de sécurité au cas où c’est de mauvaise qualité. Le coton grain s’élève à 280 F par kilo. Les stocks de coton non utilisés l’année dernière sont à évaluer pour les mettre sur le marché.

Pour bénéficier de la subvention du gouvernement, il faut postuler à l’appel d’offre pour acquérir la caution technique qui constitue un document d’autorisation légale. Une commission d’attribution des intrants est mise en place dans les différentes localités.

Des critères existent pour pouvoir bénéficier de la caution technique. Il faut appartenir à une organisation dans l’une des filières (agriculture, élevage ou pêche) ; avoir des pièces d’identité valides.

Tous les producteurs devant bénéficier les aliments ou engrais sont recensés bien avant la campagne. Il est formellement interdit d’exporter les engrais subventionnés vers les pays voisins.

Un suivi et une évaluation seront effectués pour que la distribution se fasse dans une plus grande transparence.

« Le niveau de la subvention est assez faible pour pouvoir couvrir les bénéficiaires », regrette Kalifa Dembélé, directeur de la production industrie animale.

Autre difficulté qu’il a citée concerne les arriérés des paiements des fournisseurs. Nouhoum Berthé, directeur national de la pêche a conseillé les bénéficiaires d’utiliser les aliments à bétails à bon escient.

Kalifa Dembélé, directeur de la production d’industrie animale a expliqué que c’est pendant l’hivernage que les animaux retournent au pays après avoir transhumé dans les pays voisins en période de sécheresse. Ce phénomène est à la base du changement du prix de la viande. Les animaux fuient pour la Côte d’Ivoire. Par ailleurs, des dispositions sont en cours pour aménager des espaces afin de maintenir les animaux.

 

Fatoumata Kané

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