L’œil du Reporter : Pistes cyclables, parcours du combattant

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La décision prise par le gouvernement de réserver des voies aux engins à deux roues procède d’une bonne intention. Mais, vu aujourd’hui l’état de dégradation de ces voies, la circulation est devenue dangereuse pour les motocyclistes. Depuis longtemps, ils prennent leur mal en patience, en espérant voir un jour ces voies réhabilitées par les autorités.

 

En effet, la circulation à Bamako est marquée par une forte présence d’engins à deux roues dont la cohabitation avec les automobilistes est très compliquée. C’est pourquoi, les autorités ont décidé de construire des pistes cyclables le long de certaines grandes artères. Toute chose qui devait permettre de réduire considérablement le nombre d’accidents. Ainsi, sur l’avenue de l’OUA, sur la route de Faladié, ces mesures sont strictement respectées par les motocyclistes.

 

Mais le hic, c’est que ces pistes cyclables que les engins à deux roues doivent obligatoirement emprunter, sont défectueuses. Donc, rouler sur ces pistes cyclables relève aujourd’hui du parcours du combattant. Le constat est que de nos jours, ces pistes cyclables ne bénéficient pas d’entretien périodique. Elles ne sont pas adaptées à la réalité du terrain, car les engins à deux roues qui les utilisent, dépassent largement le nombre prévu. Toute chose qui souvent provoque des accidents.

«Emprunter les pistes cyclables relève du parcours du combattant. On ne peut même pas estimer la gravité de l’état actuel des pistes. À chaque mètre, il y a des trous qui provoquent souvent des accidents. Nos engins sont tous foutus», déplore un motocycliste.

 

À quoi servent donc ces pistes cyclables si elles fonctionnent à contre-emploi et contribuent à multiplier les accidents ? La vie des motocyclistes est mise en danger, les motos sont endommagées. La situation est telle que certains conducteurs d’engins à deux roues bravent l’interdiction de circuler sur la chaussée. Tout cela au su et au vu des autorités en charge de l’entretien des routes.

 

Diango COULIBALY

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