Rentrée officielle universitaire 2015-2016 : La recherche, un défi à relever absolument

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Rentrée officielle universitaire 2015-2016 : La recherche, un défi à relever absolument

La rentrée officielle des 5 universités et grandes écoles et institut de recherche et de formation est effective depuis hier, lundi, sur l’ensemble du territoire national. Le lancement solennel de cette rentrée universitaire 2015-2016 couplé au 1er salon de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique présidé par le chef de l’État, Ibrahim Boubacar Kéïta, s’est déroulé, toujours hier, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Outre le Premier ministre Modibo Kéïta, le président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé, les membres du gouvernement dont le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Me Mountaga Tall, étaient présents. Le corps diplomatique, les recteurs, les directeurs des instituts de formation de recherche, les chercheurs, le secrétaire général de la Coordination AEEM, Ibrahim Traoré, les enseignants, les élèves et les étudiants étaient également de cette rentrée universitaire dont le thème était : « La recherche scientifique, moteur du développement ».


Après l’exécution de l’hymne national, un magazine sur la recherche réalisé par notre confrère de l’ORTM, Nando Dembélé, a été projeté au public. A suivi la leçon inaugurale du professeur Assétou Founè Samaké Migan, conseiller technique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Celle-ci a rappelé que l’université est un lieu de recherche. Et qu’aucune culture n’est en dehors des progrès scientifiques. Il est donc temps, juge Assétou Founè Samaké Migan, d’investir dans la recherche dans les universités, les instituts de formation. « Pour cela nous devons avoir des structures de recherche, un mécanisme de transfert de connaissances scientifiques. Nous sommes aussi obligés de nous ouvrir les uns aux autres aux plans national et international. Cela demande un effort conjugué des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Éducation nationale et de l’Emploi, de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de la Construction citoyenne », a estimé la conférencière. Déplorant l’insuffisance du financement de la recherche dans notre pays, Assétou Founè Samaké Migan a souhaité l’impulsion de l’innovation scientifique et de la politique nationale de la recherche.


Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a, lui, noté que le thème retenu cette année pour la rentrée des universités est le prolongement de celui de l’année dernière. Me Mountaga Tall a précisé que conformément aux orientations politiques du projet de société du président de la République et de la Déclaration de politique générale du Premier ministre, son département a entrepris durant l’année qui s’achève des réalisations dans les domaines de l’amélioration de la gouvernance, des conditions de vie et d’études des étudiants, de l’approfondissement du dialogue social, des réformes, d’un meilleur accès au savoir, de la diversification de l’offre de formation et du partenariat avec l’extérieur.


Dans le domaine de la gouvernance des réformes juridiques et institutionnelles, l’année 2015 a été marquée par la mise en place effective de tous les conseils d’université, des missions universitaires de Sikasso, de Gao et de Tombouctou, d’un dispositif électronique d’orientation et de pré-inscription en ligne du département donnant accès à l’ensemble des institutions publiques du supérieur, l’élaboration et l’adoption de plans stratégiques de développement des institutions d’enseignement supérieur, la participation active des laboratoires de la Faculté de médecine à la lutte contre la maladie à virus Ebola qui permit le dépistage rapide de la maladie au Mali et une prise en charge des malades.


Dans le domaine plus spécifique de la réforme du cadre juridique et institutionnel, a indiqué Mountaga Tall, des actions phares ont été réalisées : la relecture des textes organiques de la direction nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, du statut du personnel enseignant de l’enseignement, l’élaboration des projets de textes de création et du cadre organique de l’Agence d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche (AMAQ), l’élaboration d’un plan d’action quinquennal de développement de l’enseignement supérieur et de la recherche (2015-2019). 2015 a été également vu l’élaboration et la validation de la politique nationale des sciences, de la technique et de l’innovation, la mise en place d’une administration provisoire pour l’opérationnalisation prochaine de l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication. En 2014 et 2015, environ 35.000 nouveaux étudiants ont accédé à l’enseignement supérieur sans mesure particulière d’accompagnement. Plus de 20.000 autres sont attendus en 2016. « Nous devons nous préparer à les accueillir dans des conditions acceptables. L’accès à l’enseignement supérieur devrait donc être amélioré avec l’augmentation des capacités d’accueil.  A cette fin, des travaux sont en cours à Kabala avec la poursuite de la réalisation d’un pôle universitaire, à Ségou, la construction de salles de classe, de travaux dirigés (TD), de travaux pratiques (TP) et de visioconférence, la réhabilitation des résidences universitaires existantes, la mise en place d’un dispositif performant d’adduction d’eau sur le campus, la mise à la disposition des universités de Bamako et de Ségou de cinq nouveaux amphithéâtres équipés.


« Mais pour réussir ce pari, nous devons massivement investir dans le numérique », préconise le ministre Tall. Il a, par ailleurs, rappelé que de nouvelles filières de formations professionnalisantes ont été ouvertes à l’IPR/IFRA de Katibougou, au sein des universités des lettres et des sciences humaines (ULSHB), des sciences sociales et de gestion (USSGB), des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB). L’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants reste une des priorités du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.


Ainsi dans la perspective de l’ouverture prochaine de la Cité universitaire, le Centre national des oeuvres universitaires (CENOU) a d’ores et déjà déménagé à Kabala. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a enfin annoncé que l’année 2016 sera marquée la poursuite du processus de création des pôles universitaires de Sikasso, de Gao et de Tombouctou et du pôle universitaire technologique de Sirakoro Niaré à Kati, de la réforme du cadre juridique et institutionnel, de la mise en œuvre du plan d’action de développement, du recrutement du personnel enseignant de l’enseignement supérieur, de la construction du complexe universitaire de Kabala, l’amélioration de la gouvernance des institutions d’enseignement supérieur identifiées  dans le cadre du PAES-UEMOA, le processus de construction d’une Maison de l’enseignement supérieur. L’opérationnalisation du Fonds compétitif pour la recherche et l’innovation technologique, le suivi des boursiers maliens à l’extérieur, le retour progressif de l’Iheri à Tombouctou, le développement du dialogue social, la mise en place d’une Académie des sciences, l’amélioration et la poursuite de la mise en œuvre du dispositif d’inscription des étudiants en ligne et son extension aux IES privées font aussi partie des projets de 2016.


Rappelant que notre pays a fourni d’immenses efforts dans le cadre de la recherche scientifique, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a confirmé que la recherche et l’innovation scientifiques sont au coeur de son projet de société. Il a noté que la rentrée des universités, grandes écoles et instituts de recherche et de formation permettait de mesurer les progrès réalisés par l’enseignement supérieur et de recenser les difficultés. Jugeant d’actualité le thème de la rentrée universitaire, Ibrahim Boubacar Kéïta a invité le secteur privé à investir davantage dans la recherche, car il y va de son intérêt.

S.Y. WAGUE

LE TOUR DES 22 STANDS
En marge du lancement la rentrée universitaire, le président Ibrahim Boubacar Kéïta a visité les stands du premier Salon de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (ESRS). Le chef de l’État a fait le tour des 22 stands installés et écouté les explications sur la tenue du salon. Organisé par l’agence « World Label entertainement », en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le salon de l’ESRS expose des produits de l’enseignement supérieur en terme de recherches, d’offres, d’innovations technologiques dans nos universités, grandes écoles et instituts de recherche et de formation. Le programme prévoyait des conférences-débats, des espaces d’échanges entre chercheurs, enseignants et universitaires et des expositions. Les activités prennent fin ce mardi.
S. Y. W.

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3 COMMENTAIRES

  1. Rentrée universitaire fin Decembre ?????
    EH ALLAHH Est ce que ce Pays est serieux ???
    Même pour la rentrée scolaire nous sommes les derniers du Monde
    Qu’est ce qu’on peut apprendre entre Janvier et Juin la fin de l’année scolaire ??
    Surtout quand on enlève les grèves, les congés, les absences, et les jours fériés pour toute sorte d’événement ?
    Qu’est ce qui a empéché l’education nationale d’ouvrir les classes des supposés universités au mois d’octobre ??
    Le Mali actuel donne une réelle impression de pays abandonné..
    Rien dans ce foutu pays ne marche correctement…C’est triste !

  2. Nous félicitons à M le Président la de république et son gouvernement pour tous ces projets concernant de l’amélioration de nos écoles.

    Tous les retards que notre pays (Mali) a eu au niveau de l’avancement de la vie, et qui sont (retards) toujours présent dans notre pays, c’est à cause de la négligence de nos écoles.

    L’Etat Malien ne prend pas au sérieux de ses écoles (c’est à dire les enseignants ne sont pas respectés et qui sont toujours payés en retard avec un salaire maigre), et ce qui est pire dans tous ça, c’est les dépenses des élèves, l’état n’assume pas ses responsabilités, ils (l’Etat) laisse tous frais (dépenses de scolarisations) sur les parents des élèves, or les plupart (les parents) d’entre eux n’ont même pas de moyens pour nourrir régulièrement leurs familles tout au long de l’année, comment voulez vous qu’ils s’occuper leurs enfants à l’école ?

    Le gouvernement doit tout faire pour que tous les enfants de Kayes à Kidal puissent aller à l’école, y compris ceux qui sont dans le petit village car l’école est l’un de moteur le plus important dans la vie et ce n’est pas négligeable !!!!

    Bonne compréhension à tous,
    Nous aimons notre pays et nous aimons à ce lui qui le faire avancer.

    Bon courage tous

    Votre fils et votre frère
    jeune malien depuis Paris (France)

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