Elections Communales : Dix partis politiques exigent la reprise de la liste des chefs des centres et celle des présidents des bureaux de vote en commune II

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Annulation de la liste Adema PASJ, les abeilles déversent leur dard
Les membres du BE de l'Adema-Pasj lors de la conférence de presse - (photo archives)

Un collectif d’une dizaine de partis politiques, parmi les plus importants de l’échiquier, dénie toute crédibilité aux listes des présidents des bureaux, des chefs de centres et des assesseurs ; Ces listes élaborées par les services du gouvernorat, seraient en parfaite contradiction avec la loi électorale. Les responsables de ces différentes formations politiques, se sont retrouvés, mardi dernier, pour une conférence de presse,  au siège de l’ADEMA PASJ, sis en commune II.   

-Maliweb.net –A l’occasion des élections, la loi électorale prévoit une démarche bien particulière pour l’élaboration de la liste des chefs de centres, celle des présidents des bureaux de vote et des assesseurs. Au terme de cette loi, le gouverneur du district, par courrier adressé aux maires de toutes les communes, les demandent de fournir leurs listes des chefs de centre, des présidents des bureaux de vote et des assesseurs. Saisis d’une telle correspondance, chaque maire, à son tour, contacte son Directeur d’académie, lequel met à contribution son personnel  enseignant au sein duquel sont choisis les chefs de centres et les présidents des bureaux de vote  pour des raisons de neutralité. Mais, pour les prochaines communales du 20 novembre 2016, cette démarche n’aurait pas été suivie par le gouverneur du district. Qui aurait tout simplement élaboré des listes qui sont ensuite présentées aux partis politiques. Ce qui fait aujourd’hui polémique, notamment en commune II du district où dix partis politiques, hormis le RPM et son allié, la CODEM, dénoncent les listes des chefs de centres, des présidents des bureaux de vote et des assesseurs au motifs qu’elles ont été élaborées sans que les partis politiques (du moins l’écrasante majorité) aient été associés.  Une situation qui, à quelques encablures du vote, fait monter la moutarde au niveau de cette commune où, d’une seule voix, la dizaine de partis politiques exige l’annulation desdites listes et leur reprise  conformément à ce qui est prévu par la loi électorale. Dans une lettre du 14 novembre 2016, adressée au gouverneur du district, la coalition fait de la prise en compte d’une telle exigence la condition sine qua non pour la tenue des élections en commune II du district. «Soit, ces élections seront propres en commune II ou il n’y en aura pas», a martelé Mme Diawara Salimata KeÏta intervenant au nom de son parti, l’URD.  Cadre de la section ADEMA de la commune, Sékou Diakité, a dénoncé des manœuvres tendant à provoquer une fraude électorale massive dans sa commune.

A la suite des autres intervenants, Alhadj Tandina (PARENA) dira à la jeunesse communale et du pays tout entier, que le moment est venue, pour elle, de s’assumer en faisant obstacle aux agissements d’individus qui tentent par l’argent de galvauder la démocratie que notre pays a acquiert au prix de lourds sacrifices.

Au fond, le collectif des partis signataires de la lettre du 14 novembre, dénoncent  une «tentative d’imposer des militants RPM et CODEM comme chefs de centres et comme présidents de bureaux, dans toute la commune II». Selon le collectif, que ce soit la liste des chefs de centres, la listes des présidents des bureaux de vote et des assesseurs, l’on a glissé des gens connus pour être des militants affichés du RPM ou de son allié. Pour faire passer la fraude, ont-ils accusé, ces personnes ont été présentées sous de fausses identités, soit en tant qu’enseignants soit comme contractuels.  «Une tentative manifeste de frauder», dira Sékou Diakité, pour qui avec de telles listes c’est une fraude massive qui était ainsi planifiée au profit du parti présidentiel et de son allié. Deux personnes sont accusées d’être derrière toute cette manœuvre. Il s’agit des députés élus en commune II, Karim Keïta et l’honorable Niangado alias «Djo Walaki» ; les deux sont accusés de tout tenter pour chercher à instrumentaliser et l’administration et les forces de sécurité.

Papa Sow/Maliweb.net      

 

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