RAIL-DA : Une guéguerre syndicale tourne en violence armée

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    Comme dans un film western, la violence à la très fréquentée place Rail-da interpelle. La scène que nous décrivons ici s’est déroulée le samedi 14 février dernier, des affrontements à l’arme blanche et au fusil ont fait plusieurs blessés et de nombreuses interpellations.

    Cette violence était consécutive à l’élection du syndicat des chauffeurs, tenue en juin 2014. Au sortir de l’assemblée générale de renouvellement, le secrétaire général du bureau sortant a été poussé à la sortie par 15 comités sur les 17 que compte la centrale.

    Mécontent de son départ, ce dernier n’a pas trouvé mieux pour régler ses comptes que d’empêcher le nouveau bureau de travailler. Selon des sources sécuritaires, l’ancien chef du syndicat a instauré la terreur sur la place Rail-da, des loubards et autres bandits armés ont été recrutés. D’où la violence de l’affrontement du 14 février dernier.

    Conséquence de cette bagarre armée, des blessés en série dont certains l’ont été à la tête et au ventre. Saisie du dossier, la justice a pu mettre la main sur le cerveau et dans la foulée plusieurs personnes ont été déférées. Mais le hic est que le principal commanditaire s’en est sorti  indemne.

    Cependant, une interrogation demeure, la police qui est censée protéger les paisibles citoyens qui vaquent à la place Rail-da n’a rien entrepris, à défaut de mettre fin à la violence, de dissuader au moins les fauteurs de troubles. Nos sources révèlent que sur les lieux, un calme précaire règne encore et la situation pourra dégénérer si rien fait.

    Pis, des bandits armés se cachent toujours dans les alentours et peuvent s’attaquer aux militants du nouveau bureau du syndicat des transporteurs à tout moment. Toutes choses qui interpellent les plus hautes autorités à s’intéresser à une question de sécurité publique. Car, le Rail-da est avant tout un lieu où converge toute la capitale.

    Alpha Mahamane Cissé

     

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    3 COMMENTAIRES

    1. Ce problème de sécurité a été toujours décrié, on ne sait plus quoi dire. Un Etat c'est d'abord la sécurité des citoyens et la justice.

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