Le président de l’UACDDDD Soungalo Koné à propos de la spéculation foncière sur le terrain des super-lionnes d’hamdallaye : “Tant que les joueuses ne seront pas remises dans leurs droits, nous n’allons pas laisser tomber cette affaire”

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Le président de l'UACDDDD Soungalo Koné à propos de la spéculation foncière sur le terrain des super-lionnes d'hamdallaye
Les responsables de l'UACDDDD face à la presse

C’est  à travers un meeting géant organisé le samedi dernier que l’Union des associations et des coordinations d’associations pour le développement et la défense des droits des démunis (Uacdddd) a affirmé son soutien aux Super-Lionnes d’Hamdallaye dans son combat contre la spéculation foncière dont leur terrain d’entrainement, situé à Hamdallaye,  fait l’objet de la part des héritiers d’un certain Siriman Koné.

Autre les membres de l’Uacddd, ce meeting a enregistré une forte mobilisation des dirigeants des Super-lionnes d’Hamdallaye et de leurs nombreux supporteurs.

Selon l’avocat de ce club, Mamadou Camara, ce bras de fer est né suite à des prétentions des héritiers d’un certain feu Siriman Koné sur le terrain des Super-lionnes. “Ce terrain en question a été accordé à des fins sportives par l’actuel maire de la commune III, Abdel Kader Sidibé en 2007.  Il est situé  en commune III, contigüe au cimetière  de Hamdallaye, lequel se trouve sous la juridiction de la commune III. Pour preuve, à chaque commémoration de la mémoire de feu le Président Modibo Kéita, le président de la République en exercice est accueilli par le maire de la commune III et non celui de la commune IV” a précisé le spécialiste du droit. Il  a exprimé toute sa surprise de voir un dossier relevant de cette circonscription se trouver devant le tribunal de la commune IV.

“Nous ne pouvons pas comprendre que les héritiers de feu Siriman Koné  transportent cette affaire en commune IV afin de demander l’expulsion des Super-lionnes et la démolition des réalisations. Cette juridiction n’est compétente  que pour les affaires de la commune IV et non de la commune III. C’est pourquoi, nous avons considéré que le verdict rendu  par  le Tribunal de grande instance de la commune IV, ordonnant l’expulsion des Super-lionnes, est  sans effet.  A cet égard, nous avons demandé à la Cour d’appel d’infirmer le verdict de cette juridiction. Et le délibéré est attendu le 30 novembre 2016” a précisé Me Camara.

Soungalo Koné, président de l’Uacdddd et le secrétaire aux relations extérieurs de cette Union, Massa Koné, n’ont pas  manqué de réaffirmer leur détermination à accompagner ces jeunes filles dans cette lutte afin  qu’elles soient remises dans leurs droits. “Nous sommes engagés dans ce combat parce que  nous savons que le droit est de votre côté. Et vous êtes  victimes d’une injustice flagrante. Tant que les joueuses ne seront pas remises dans leurs droits, nous n’allons pas laisser tomber cette affaire” a souligné M. Koné.

Tout comme l’avocat des Super-lionnes, le président de l’Uacdddd a aussi invité les hommes de droit de dire la vérité dans ce dossier. Le président de l’Union a aussi pointé du doigt l’incompétence du tribunal de la commune IV dans cette affaire.

Selon le secrétaire aux Relations extérieures de l’Uacdddd, Massa Koné,  la spéculation foncière a de nos jours pignon sur rue dans notre pays et les principales victimes  se trouvent dans le monde  paysan, des particuliers, des espaces publics et des espaces verts. “C’est pourquoi nos devons rester mobilisés pour protéger ces espaces à l’image de celui  des jeunes filles. Ces joueuses  sont une fierté pour notre pays car elles contribuent au rayonnement du sport.  A cet égard, elles devraient être  soutenues par tout bon citoyen” a ajouté Massa Koné.

Intervenant au nom des Super-lionnes, la capitaine de cette équipe a sollicité l’appui de toutes les personnes de bonne volonté  de  les aider dans cet imbroglio judiciaire afin qu’elles ne soient pas  expropriées de leur terrain d’entrainement.

Il faut rappeler que, lors de ce meeting, on pouvait lire sur des banderoles des slogans : “Ne touche pas à nos terres, c’est notre vie”, “Ne touche pas à nos maisons” et “Ne touche pas à nos militants”.

K.THERA

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