IBK : « le terrorisme ne passera »

Des terroristes ont attaqué l’hôtel Radisson Blu de Bamako, vendredi dernier. Un espace qui reçoit les grandes personnalités qui séjournent au Mali pour différentes raisons. Son choix par ces nombreuses personnalités est du à la taille convaincante de sa sécurité. Et pourtant, c’est cet hôtel qui est la cible des terroristes.

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Une fois informé des faits depuis Tchad, IBK rassure sur place le peuple malien et explique une fois de plus au monde entier combien le terrorisme est aujourd’hui une affaire mondiale. Séjour écourté, malgré un thème crucial ayant trait  à comment sécuriser le sahel en proie au terrorisme et prévoir son développement.

Vendredi, à l’après midi, IBK est annoncé à Bamako. Une adresse à la nation malienne, déplacement au lieu de l’attentat samedi Radisson et à l’hôpital Gabriel Touré où se trouve les blessés. Il qualifie cet acte ignoble de barbare remontant d’une autre époque avant de préciser que le terrorisme ne fera pas peur au Mali. Il rassure par la suite le peuple malien en ces termes : « le terrorisme ne passera pas ».

Karim Keïta : « le terrorisme n’est pas facile à vaincre… »

Président de la commission défense à l’Assemblée nationale du Mali, l’honorable Karim Keïta s’est rendu sur les lieux du drame ce samedi et aussi à l’hôpital afin de s’enquérir des informations.  Après visites, il déclare que le terrorisme n’est pas facile à vaincre, mais qu’avec l’union le défi sera relevé.

Cap à l’assemblée nationale où il a réuni sa commission pour des mesures.

Modibo Keïta : il y a lieu d’éviter l’amalgame !

Le premier ministre, Modibo Keïta a rencontré les groupes armés signataires de l’accord de paix d’Alger (CMA- plateforme) et partenaires du Mali afin d’échanger sur ce qui est arrivé au Mali. Il a  saisi l’occasion, ce samedi, pour remercier  les amis de la paix, condamné les attaques des ennemis et aussi appelé les maliens à éviter la confusion. Il s’agit bien de la CMA citée par certains responsables  comme ayant contribué à cet attentat.

Mohame Djéri Maïga : « la vie humaine est sacrée »

Il est le vice président du MNLA et un poids lourd de la CMA. Lors de la rencontre du PM avec les partenaires de la paix, il a été choisi porte parole des deux groupes armés. Une remarque pertinente saluée par Modibo Keïta qui l’estime une note d’espoir.  Selon Djéri, la vie humaine est sacrée et nul n’a le droit de l’ôter à son gré. Ceux qui disent agir au nom de l’islam se trompent car leurs actes sont tout à fait contraires aux recommandations de l’islam, argumente-t-il avant d’appeler les maliens, la communauté internationale à se donner les mains pour combattre le terrorisme.

Choguel K. Maïga : «  le Mali a un seul ennemi : le temps »

Le ministre de la communication, s’est aussi exprimé suite à la rencontre restreinte avec le PM. S’il range les groupes armés du camp de la paix, il estime que le temps est aujourd’hui le seul ennemi de l’Etat malien pour la mise en œuvre de l’accord de paix. Selon Choguel, il faut aller vite pour que les signatures soient enfin suivies des actes.

Le récit des rescapés :

Sekouba Bambino, chanteur Guinéen : « (…) Je me suis remis à Dieu parce que je n’avais plus d’espoir… »

Le chanteur guinéen Sekouba Bambino Diabaté a passé plus d’une heure caché dans sa chambre d’hôtel pendant l’attaque qui a visé le Radisson Blu, vendredi 20 octobre 2015. Il était arrivé dans la capitale malienne jeudi soir. Il a fait partie des premiers rescapés exfiltrés par les forces de sécurité. « Je me suis réveillé dans ma chambre, j’ai fait ma prière vers 5h55. D’un seul coup, j’ai entendu un coup de fusil vers 6h05. Je me suis dit dans ma tête que c’était peut-être les gardiens qui étaient en train de chercher les bandits (…). Mais après dix minutes, j’ai entendu des coups d’armes très lourdes, d’armes de guerre, ça n’arrêtait pas de tirer partout. Et j’entendais les bandits qui couraient devant ma porte pour aller se ravitailler en armes et puis tirer sur les gens. Je suis resté dans ma chambre, couché sous le lit, j’ai attendu, je me suis remis à Dieu parce que je n’avais plus d’espoir. Ils n’étaient pas très loin de ma chambre, j’entendais ce qu’ils disaient entre eux. (…) Ils parlaient en anglais, mais un anglais un peu à l’africaine… »

Ibrahima Meïté, un ressortissant ivoirien

« J’ai été sauvé in extremis par les forces spéciales maliennes… »

« Vers 7 heures du matin, j’ai entendu un coup de feu, je ne savais de quoi il s’agissait. J’ai regardé à travers la fenêtre, je n’ai pas vu grande chose mais les coups de tirs devenaient très nourris. Je suis resté couché  dans ma chambre pendant des heures. Et j’ai constaté que des tirs nourris venaient à l’endroit de  l’étage où j’étais… Je n’ai pas pu identifier les assaillants, mais ils étaient lourdement armés. J’ai eu la vie sauve à cause des forces spéciales maliennes. J’ai été sauvé in extremis par les forces spéciales maliennes. Après le retentissement des coups de tirs, les forces spéciales maliennes m’ont exfiltré dans ma chambre au 5ème étage. J’ai échappé in extremis à la mort puisque des tirs de feu nourris se dirigeaient vers l’étage où je me trouvais… »

 

 

La Rédaction

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