Ainéa Ibrahim Camara, Président du Mouvement Républicain (MR) :”La situation du Mali est la résultante de décennies de mauvaise gestion, de corruption et d’injustice” “Si tout va bien, je serai candidat à la présidentielle de 2022”

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“Si tout va bien, je serai candidat à la présidentielle de 2022”

Soucieux de l’avenir de son pays, Ainéa Ibrahim Camara, président du Mouvement républicain (MR), se dit très préoccupé par la situation nationale, après deux coups d’Etat en 9 mois. Selon lui, les nombreux coups d’Etat prouvent la mauvaise marche des institutions. “J’ai vraiment bon espoir pour l’avenir du Mali, il est certes vrai que nous vivons des instants qui peuvent nous pousser à perdre espoir en notre Mali, mais nous au Mouvement Républicain nous voyons un avenir plein d’espoir et de réussite pour le Mali”, déclare-t-il dans l’entretien exclusif qu’il nous a accordé.

Aujourd’hui-Mali : Comment se porte le Mouvement républicain ?

Ainéa Ibrahim Camara : Au jour d’aujourd’hui, le Mouvement républicain se porte très bien. Depuis la chute du régime d’IBK, nous avons un nouveau souffle. Il n’est caché à personne que nous faisions l’objet d’un acharnement gratuit de la part de l’ancien régime.

Quel est l’Etat d’implantation du Mouvement à travers le pays ?

À l’échelle nationale, le Mouvement républicain est implanté un peu partout dans le pays.  Présentement, nous travaillons à couvrir tout le territoire national. Le MR est aussi membre de la plateforme Faso Dambé dont je suis l’actuel président. Cette plateforme nous permet également de diffuser nos idéaux politiques.

En tant que président du MR comment avez-vous vécu l’événement du 25 mai, surtout l’arrestation du président Bah N’Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane ?

Je fus tout d’abord surpris et indigné par l’arrestation et de la démission forcée du président Bah N’Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane. En tant que défenseur de la démocratie je ne saurais en aucun cas être partisan de coups de force quel qu’il soit, même s’il est vrai qu’on n’était farouchement opposé à la gestion calamiteuse de cette Transition. Nous appelons à la remise en liberté immédiate de Bah N’Daw et de Moctar Ouane dans les plus brefs délais.

Deux coups d’Etat en 9 mois, le Mali est-il devenu le champion en renversement de pouvoir ?

Je dirais plutôt que le Mali vit des heures complexes de son Histoire. Cette situation est la résultante de décennies de mauvaise gestion des affaires de l’Etat, de corruption mais surtout d’injustice.

Le peuple malien a été laissé à l’abandon par ceux-là mêmes qui étaient censés l’accompagner vers l’épanouissement, à savoir ses propres dirigeants. Les nombreux coups d’Etat prouvent la mauvaise marche des institutions de l’Etat, et nous, au Mouvement républicain, n’avons pour seul objectif que de nous mettre au service de ce peuple afin de lui redonner sa grandeur d’antan.

Quelle appréciation faites-vous des déclarations de la Cédéao ?

Les conclusions du sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la Cédéao sont très claires, et nous sommes bienheureux de nous en sortir avec des sanctions qui ne vont pas directement impacter la vie des populations civiles maliennes, même s’il est vrai que cette suspension du Mali des instances de la Cédéao affecte au plus haut degré la représentativité du Mali au sein de cette grande institution régionale.

Nous nous réjouissons du fait que la Transition ne soit pas prolongée et que les échéances électorales soient maintenues. Comme l’ont annoncé les conclusions du sommet des chefs d’Etat de la Cédéao, il urge de nommer un Premier ministre civil qui formera dans les plus brefs délais un gouvernement d’union nationale.

Le Mouvement républicain se tient aux côtés de la Transition pour sa réussite.

Quelles peuvent être les conséquences de la suspension du Mali des instances de la Cédéao ?

Comme je l’ai dit plus haut, cette sanction affectera la représentativité du Mali au sein de la Cédéao, à savoir qu’il n’y aura pas de parlementaires au nom du Mali à la Cédéao. On n’assistera à aucune réunion des chefs d’Etat, ainsi qu’au conseil des ministres en un mot le Mali n’aura aucun pouvoir de décision au sein de la Cédéao, etc. Jusqu’à la levée de cette sanction, le Mali sera comme un fantôme au sein de cette institution.

Quelle est la position du Mouvement républicain dans le choix de Choguel Maïga comme Premier ministre ?

Nous n’avons pas de commentaires particuliers à ce sujet, nous souhaitons juste qu’il puisse être un Premier ministre qui réunira les Maliens autour de l’objectif commun qui est la réussite de la Transition.

Est-ce que le MR fait partie d’un regroupement politique ? Si oui, lequel ?

Comme mentionné au tout début, le Mouvement républicain est membre de la plateforme Faso Dambé, qui a pour principal objectif de réunir les Maliens autour des idéaux républicains afin de promouvoir le développement du Mali.

Comment voyez-vous l’avenir de notre pays ?

J’ai vraiment bon espoir pour l’avenir du Mali. Il est certes vrai que nous vivons des instants qui peuvent nous pousser à perdre espoir en notre Mali, mais nous, au Mouvement républicain, entrevoyons un avenir plein d’espoirs et de réussite pour le Mali. Mais cela est conditionné à la réussite de cette transition et à la bonne organisation d’élections libres, crédibles et transparentes. C’est pourquoi nous appelons la communauté internationale à accompagner le Mali dans ce processus, mais plus précisément l’ONU à s’engager à certifier les élections présidentielle et législatives à venir.

Doit-on s’attendre à une candidature de M. Camara à la présidentielle de 2022 ?

Evidemment, je vous répondrais oui. Ainéa Ibrahim Camara se portera candidat pour l’élection présidentielle de février 2022. Si tout va bien.

Un mot sur le Conseil national de transition…

Nous avons tous vu comment les membres du Conseil national de transition ont été désignés. Il est clair que ce Conseil souffre d’un manque flagrant de légitimité. Nous espérons que cela puisse être rectifié dans les plus brefs délais.

                                                               Réalisé par El Hadj A.B. HAIDARA

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1 commentaire

  1. Camara ke le diagnostic est tres clair, merci, mais la solution ou sinon le traitement reste le probleme car une fois au pouvoir tout le monde commence a voler et meme encourage les autres a voler du denier public et aussi a semer l’injustice et le nepotisme partout!

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