INTERVIEW IMAGINAIRE : ATT- Oumar Mariko

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ATT : Cher petit frère, tu as finalement déclaré ta candidature pour la présidentielle. C’est une bonne chose, car tu aura le temps d’animer sérieusement la galerie quoi. De toute façon, je ne suis nullement effrayé par cela.

Oumar Mariko : Ah bon, tu crois que je suis là pour gérer les humeurs ? Mon cher, détrompes-toi. Je suis un citoyen malien au même titre que toi. Je sais que tu as toujours cru  que je ne peux pas  t’influencer. C’est là où tu passes à côté. J’ai été traité de tous les noms. Je l’assume avec courage. Ce qui est indéniable, je ne suis pas prêt  à faire le mouton de panurge derrière qui que ce soit pour avoir des strapontins. Si la politique ou la conquête du pouvoir se résume au mensonge et au cinéma, je ne suis vraiment pas partant. Merci pour des cadeaux empoisonnés.

ATT : Tu as toujours été un contestataire, toujours opposés à ce que les autres font. Je m’en vais te dire que ne peux être dirigeant qui le veux. Un responsable doit être indulgent, patient, savoir écouter les autres, avoir l’esprit critique, mais positivement. Mais toi tu es in abonné aux critiques stériles mais sans pour autant suggérer. Je te souhaite bon courage dans la course pour Koulouba.

 Oumar Mariko : Je suis conscient que je vaux mieux que beaucoup qui courent derrière toi. Et ne crois pas que tous ceux qui crient ATT sont des militants convaincus. Je dis non, non et non. Il y a plus d’opportunistes que d’amis. Ils sont la plupart des chercheurs de places ou de pitances quotidiennes. Et pire, il n’est même pas certain que tous iront voter. Je suis et je reste convaincu que je ne tronquerai jamais ma dignité pour un poste quelconque. Mon souci actuel est que le Mali soit sauvé des mains des bradeurs qui ont tout bradé sur leur passage. Je ne suis contre personne, mais plutôt contre la manière de gérer de ce pays. Des mauvais politiciens qui ne pensent qu’à leur place seulement ont vendu leurs âmes aux diables pour parvenir à leurs fins. Quel scandale et quelle démocratie ? La révolution de mars a vraiment perdu sa valeur.

ATT : Tu sais, ton problème est de faire voir partout. Après les révoltes estudiantines, tu t’es retrouvé dans les histoires de la rébellion en RCI ou tu as échappé de justesse. Je pense qu’il faut chercher à calmer ce pays. Personne n’a intérêt à une révolte encore.

Oumar Mariko : Oui personne n’a intérêt à une révolte encore. Mais ta façon de gérer ce pays donne beaucoup à réfléchir. Tu as tout fait pour occasionner la restauration. Mon cher, il faut dire la vérité à ce peuple. Tout ce est entrain de se faire l’est sur le dos des pauvres citoyens. Il n’ y a qu’une frange de la population qui en bénéficie. Le mensonge a beau courir, il sera un jour rattrapé par la vérité. A bon entendeur salut.

ATT : Garde tes conseils pour toi. Ce que tu as dit plis haut sur les différents soutiens, je suis averti. Je suis le président du parti de la demande sociale (Pds). Ce qui sous-entend que je travaille selon la volonté de  ceux qui ont porté leur confiance en moi.

Oumar Mariko :  Je suis convaincu que tous ceux qui sont en train de crier par ci par là l’ont fait avec d’autres pendant des moments.  Ce qui veut dire que personne n’est convaincu de ce qu’il fait. La devise est : Soutien- place-argent.

Maimouna DANIOKO

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