Mali: la sécurisation de la région de Mopti se poursuit

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Au Mali, la situation se dégrade, notamment dans le centre du pays (photo: Mopti). © AFP PHOTO/John Macdougall
Au Mali, la situation se dégrade, notamment dans le centre du pays (photo: Mopti). © AFP PHOTO/John Macdougall

Au Mali, la situation se dégrade, notamment dans le centre du pays. Le gouvernement a adopté cet été un plan de sécurisation spécifique à cette région qui a prouvé son efficacité, même si beaucoup reste à faire avant que la situation ne puisse commencer à se stabiliser.

Dans le centre du Mali, c’est l’omerta. Intimidation, assassinats ciblés, les terroristes actifs dans la région s’en prennent aux populations qui auraient le malheur de collaborer avec tout ce qui se rapporte de près ou de loin avec l’Etat. Après plusieurs mois de tergiversations, le gouvernement a pris la mesure du problème et adapte sa stratégie, comme l’explique le gouverneur de la région de Mopti Sidi Alassane Touré. « Si ces gens-là évoluent à moto, nous évoluerons à moto, s’ils évoluent à pied, nous évoluerons à pied, s’ils sont à dos d’âne, nous serons aussi à dos d’âne, tout ça parce que nous avons compris la dynamique qui existe là-bas et nous ferons face à cela. Il s’agit d’occuper ces zones, et de rester. A un moment il y a eu des actions ponctuelles où les patrouilles viennent, sécurisent pour un temps et quand les patrouilles partent les terroristes reviennent et assènent la population. Mais cette fois-ci, dans notre plan, nous resterons. »

Un des symboles de la réussite de ce plan, c’est Kouakourou. Ce petit village encerclé par les eaux a été assiégé des semaines durant par des terroristes. L’armée a brisé le blocus et est restée sur place. « (…) Aujourd’hui, les écoles de Kouakourou ont rouvert. C’est très important de le dire. Il y a un retour à la vie normale. »

Une stratégie ambitieuse qui ne pourra pas être déployée partout sans des moyens conséquents. Le gouverneur conclut d’ailleurs avec un appel du pied : « Si mes supérieurs m’envoient ici, c’est pour me donner les moyens de faire face à la situation ».

Par RFI Publié le 26-11-2017 

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4 COMMENTAIRES

  1. LES terroristes au MALI ils ont pas de ville ni village et de campement ils sons parmi des populations donc pour finir cette barbarie il faut que l’état doit armer les milices ce çà la seule solution .

  2. C’est une autre manière d’envoyer nos frères militaires à la boucherie

    • Les populations n’ont elles pas le droit de vivre sans peur? Ça veut dire quoi envoyer les militaires à la boucherie?

  3. Tout est ridicule dans ce pays. Pendant qu’on parle de sécurisation dans la région, l’on nous apprend au même moment, la mort d’un garde forestier et son adjoint dans la même zone dite sécurisée. C’est à ne rien comprendre dans ces affaires.

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