Mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation : Soutien constant de l’union européenne

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L'accord de paix signé au Mali en question
Le ministre des Affaires étrangères malien, Abdoulaye Diop, lors de la signature de l'accord de paix à Bamako. AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE

Le projet « Relance de l’économie locale et appui aux collectivités dans le Nord du Mali » (RELAC II) financé par l’Union européenne, a tenu la 1ère session de son comité de pilotage le 10 février dernier au ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Réforme de l’État.

La rencontre a vu la participation des autorités régionales de premier plan (gouverneurs des régions de Gao, Tombouctou, Ménaka et Taoudénit ou leurs représentants), d’acteurs régionaux de la société civile (représentantes des organisations et associations féminines et représentants des associations des municipalités du Mali des 4 régions) et de nombreux acteurs institutionnels (ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire, commissions de réhabilitation de zones post conflits, partenaires techniques et financiers).
L’objectif du RELAC II est de poursuivre la stabilisation des zones-post conflits ciblées en accompagnant la relance de l’économie locale et l’amélioration des services rendus aux populations par les collectivités.

À l’issue des travaux, outre la validation des programmations techniques et financières pour l’année 2017 et des 18 nouvelles communes d’intervention du RELAC II, des recommandations pertinentes ont été émises pour renforcer l’ancrage institutionnel et la gouvernance du projet au niveau régional et des cercles.

Dans son discours d’ouverture, Mme Tassin-Pelzer, chef de coopération de l’Union Européenne au Mali, a souligné que ce projet contribuait à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Présentant les activités déjà entamées dans le cadre du RELAC I, Abdoulaye Konota, responsable du bureau du projet pour la Région de Gao, a rappelé que l’initiative a reçu un accueil chaleureux de la part des autorités locales et des populations grâce à son caractère participatif et transparent ainsi qu’à la réponse rapide donnée à leurs besoins. À l’en croire, le projet a répondu aux besoins en mobilier des écoles, des CSCOM et des mairies en mobilisant exclusivement les artisans locaux permettant ainsi d’améliorer la qualité de ces services aux populations tout en contribuant à la relance de l’économie locale. « L’économie locale est aussi relancée à travers le financement de microprojets dont certains ont déjà débuté comme le jardin maraîcher des femmes d’Iloa dans la commune rurale d’Alafia », s’est réjoui Abdoulaye Konota.

À noter que le projet RELAC II, d’un montant de 10 millions d’Euros, soit 6,5 milliards de Fcfa, est financé par l’Union Européenne à travers le fonds fiduciaire d’urgence en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et des personnes déplacées en Afrique. Exécuté par LuxDev, le projet est entré dans sa phase de démarrage le 29 septembre 2016 avec la signature de la Convention de délégation entre l’Union européenne et LuxDev. Il est prévu pour une durée de 36 mois et couvre 30 communes dans les régions de Gao, Tombouctou, Ménaka et Taoudénit, dont 12 communes où les activités avaient démarré avec le RELAC I.

Le RELAC II s’ajoute à deux autres interventions majeures financées par le fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique de l’Union Européenne dans les mêmes zones : le projet Sécurité humaine et développement au nord du Mali et le Programme de renforcement de la résilience des communautés, des ménages et des individus vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali.

M. SIDIBÉ

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2 COMMENTAIRES

  1. La relance économique des régions nord du Mali n’est pas un mirage mais les habitants de ces différentes régions se doivent d’honorer tous leurs engagements pour un Mali uni et prospère.

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